L'agriculteur doit pouvoir vivre de son métier
22/09/2009 - 23:43 — Gilbert14
L'agriculteur doit pouvoir vivre de son métier. C'est le principe de base. Il travaille pour satisfaire le besoin le plus élémentaire, l'alimentation. Son activité n'a pas à être subventionnée mais la vente de ses produits doit lui permettre de dégager un revenu décent. Une économie qui ne permet pas de rémunérer correctement ses agriculteurs est infondée. Les conditions d'exercice de son activité doivent permettre à l'agriculteur de produire des aliments de qualité et de travailler à la sauvegarde de l'environnement. Autrement dit, pour obtenir une rentabilité satisfaisante, l'agriculteur ne doit pas être acculé à employer des méthodes préjudiciables à l'environnement et à la santé des consommateurs. Pour atteindre ces objectifs, une régulation de l'activité est nécessaire. En premier lieu, les coûts des transports et de l'exploitation inhumaine de travailleurs lointains doivent être pris en compte à leurs justes valeurs, de telle façon qu'une tomate transportée sur 5000 km ne puisse jamais être concurrentielle vis-à-vis du même légume produit localement. Des quotas sont indispensables pour éviter les dérives dans les choix d'exploitation. Pour la fixation de prix des produits agricoles qui soient justes car en rapport avec les coûts de production et le travail fourni, la définition d'un cadre règlementaire qui ne laisse pas tout pouvoir aux monstres de la distribution et de la finance s'impose. Enfin, un dernier point qui peut paraître anecdotique mais auquel je tiens particulièrement : les produits agricoles et la nourriture ne doivent pas être gaspillés. Ils revêtent un caractère "sacré" pour deux raisons : 1) ils sont tirés des ressources de la terre (qui ne sont pas infinies) et 2) un milliard d'hommes, de femmes et d'enfants, sur la planète, aujourd'hui, souffrent de la famine. Aussi, en cas de surproduction, due à de mauvaises décisions de gestion ou à des rendements supérieurs à ceux escomptés, tout doit être fait pour conserver, transformer les aliments et les distribuer (dans les meilleures conditions) à ceux en manquent cruellement.
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Commentaires
23/09/2009 - 00:44
Certes l'agriculteur travaille pour nous nourrir...mais il peut également travailler pour entretenir un paysage, pour préserver la biodiversité en conservant ses haies, pour maintenir une présence humaine dans nos campagnes,...C'est la multifonctionnalité de l'agriculture...Et qui le paye pour faire ça? Le négociant en céréales? Peut-être, si le consommateur accepte (ou impose) d'en payer le prix...Ou bien l'état s'en charge, en subventionnant les bonnes pratiques agricoles...A vrai dire, je crois plus en la deuxième solution...
Julien Dugué
23/09/2009 - 21:35
Désolé, si les citadins veulent des haies, ils n'ont qu'à acheter de la terre et en vertu du droit de propriété, ils pourront planter tout ce qu'ils veulent sur leur terre. Pour ma part, je suis agriculteur pas jardinier, alors je produis des denrées alimentaires, et avec plus d'un milliard d'individu qui meurent de faim sur la planète, je crois qu'il y a un marché. La seule question, c'est est ce que les milliards que l'on donne a certains dirigeants, avec nos impôts, doivent servir a acheter de quoi nourrir leur peuple, ou des armes
Maintenant, ceci dit, je suis près a faire une croix sur mon métier et a devenir jardinier, mais pas pour l'aumone ou une suvention qui diminuerait au gré des budget comme c'est le cas actuellement, mais pour un revenu correspondant aux nombreuses heures de travail effectuées actuellement, indexé sur le coût de la vie, et bien sur avec une retraite d'un meilleur niveau que celle que l'on verse aux agriculteurs actuellement.
09/10/2009 - 10:34
L'agriculteur comme l'individu qui a un jardin, utilise la terre qui reste un bien universel même s'il en est propriétaire (ce qui permet de capitaliser pour la retraite d'ailleurs). Par conséquent, chacun est responsable de la parcelle qu'il possède, de la qualité de l'eau des nappes phréatiques sous sa terre ou encore de la biodiversité environnante. L'argument de la faim dans le monde n'exclut pas d'être responsable de ses parcelles et de l'environnement. Depuis le temps qu'on produit, et qu'il y a des sur productions, on aurait dû commencer à résoudre ce problème il y a longtemps. Or, on voit bien que les sur productions ne vont pas vers les pays en difficulté, et qu'elles créent même des difficultés économiques vers les agriculteurs (prix du lait actuel ou encore des céréales).
Le métier d'agriculteur ne se réduit pas à produire mais à travailler avec son environnement (ce qui est différent d'être jardinier).
23/09/2009 - 09:53
Tout à fait d'accord sur la juste rémunération...
j'ajoute quelques points:
- le paysan (terme que je préfère à agriculteur) est attaché à sa terre, à ses bêtes... cela n'est pas compatible avec des exploitations industrielles sans âme, si techniques et technologiques que la nature n'a plus sa place (saison, qualité de vie animale -alimentation "fraiche" [herbe par exemple], lumière naturelle et espace...-...). Là domine la rentabilité, la comptabilité, le refus de l'aléa.
- l'agriculteur d'aujourd'hui ne consomme plus les produits qu'il vend... car il sait qu'ils ne sont pas bons (qualité, goût...)
- le paysan a une autre fonction souvent oublié mais essentielle: il préserve des paysages, des biotopes (prairies de fauche, paturage...).
- la monoculture intensive détruit les sols: elle les rend stériles. Dans un champ industriel, il n'y a plus un seul être vivant et notamment les plus essentiels pour un sol en bonne santé donc productif (vers de terre en particulier), la terre est si tassée qu'elle ne respire plus. Le sol qui doit permettre la vie est donc mort et ne donne que "dopé" aux phytosanitaires. Qui coûtent très cher, sont dangereux pour la santé de l'agriculteur et des consommateurs (un bébé naît contaminé par plus d'une centaine de substances chimiques! cf. programme européen REACH ).
- l'autonomie alimentaire est une priorité, on ne doit pas jouer à l'échelle du monde ou des marchés et des spéculations sous peine d'aggraver une situation déjà dramatique dans nombre de pays.
- d'après un rapport récent de la FAO (organisation mondiale de l'alimentation): on pourrait nourrir tout le monde avec l'agriculture bio. Qu'est-ce qu'on attend? ça ferait du bien à tout le monde: la planète, notre santé, le porte-monnaie des agriculteurs... faudrait-il encore pour ça que quelques uns aient envie de revenir à la terre (pas gagné avec les couleuvres que les paysans avalent...)
- bientôt la fin du pétrole: ce sera aussi la fin des pesticides et engrais industriels (qui après la 2e guerre mondiale on permis d'écouler les stocks de produits chimiques). Si on rate le coche (si les agriculteurs ne se reconvertissent pas en paysans), il y aura famine dans le monde entier... mais vu qu'aux USA, la moitié de la nourriture produite n'est pas consommée et finit à la poubelle...
- les multinationales ne doivent pas pouvoir imposer leurs règles, totalement inadaptées aux réalités des gens: cf. le coton OGM en Inde, la nécessité d'une irrigation forcée pour produire du maïs ou du coton..., l'exportation à prix bradé car il n'y a pas possibilité de transformer sur place et rachat à prix d'or des produits finis...
Sauvons la planète c'est la seule où on trouve du chocolat (du café, enfin ce que vous préférez...) ! Et pensez à vos enfants et à la planète que vous leur laisserez.
24/09/2009 - 09:46
c'est paysan est plus jolie que agriculteur; nos ecole forme plus d'agriculteur que de paysan.
paysan c'est un metier transmis par nos anciens, il produisait mais consommer de leur produit et vendait le sur plus.
AUjourd'hui il en existe tres peux, moi mon metier je l'ai apris par les anciens je suis pas fils de paysan je suis petit fils de paysans maçon creusois et d'un jardinier producteur laitiere
j'applique les astuces des anciens comme on me dit souvent je travail 50 ans en arriere, mais mes clients veulent un produit de qualités qui fonde dans la bouche et qui retrecis pas dans la poele
je produit du veaux sous la mere je n'ai que 13 ha et 13 vaches j'achete foins et céréales vend un veaux par mois minimun
mais j'ai la satisfaction de mes clients, le veaux est pas une viande de riche, quand il n'y a pas d'intermediaire.
mais le paysan disparais, pourquoi !
il avait malheureusement des trucs et astuce transmis de generation en generations qui evitais de faire des frais de veto de medicaments mais personne sans soucis
le paysan n'a pas besoins de l'etiquette bio pour produire il respecte l'animale, sa terre; il ne fait que de'entretenir pour le transmettre , vivre de sa production
AGRICULTEUR AGRICULTEUR BIO pour moi c'est la meme chose la meme production, la seule chose qui les separe c'est les produit chimique.
mais le bien etre de l'animale est ou
la vache est herbivore et non alcoolivore (ENSILAGE produit qui resulte de la fermentationd'herbe ou de maîs)
alors citadins citadine une etiquette ne fait pas le bonneur,
on evolue tout les ans, mais respectons la nature et l'alimentations de nos betes, ne soyons pas apprentie sorcier en poussant un animal a consommer ce qui est mauvais pour sa santer, parce que cela peut etre nocif pour nous
maurice
11/10/2009 - 22:26
ERREUR je suis agriculteur et je consomme ce que je produis sur mon exploitation!!!!
j12
20/10/2009 - 15:47
j'eleve de la volaille de qualite AOC je la vend((( et je la mange aussi))).nous entretenont aussi les sols mais il faut pas nous considerer pour autant au service des uns et des autres nous ne sommes pas des jardiniers,
titia
29/09/2009 - 20:49
la fameuse taxe carbone a peut-etre une role a jouer avec la tomate qui voyage 5000 km.....la tomate locale est est de loin préférable est doit etre donc régler à son producteur un juste prix...
http://twitter.com/paysannature
21/10/2009 - 21:54
La tomate locale.... qui pousse sur un substrat abreuvé de divers élements nourissants...
Moi j'attend de voir le consommateur acheter des tomates tordues, de couleurs irregulières, et exclusivement à la saison des tomates.
Il est bien facile aux citadins de taper sur le paysan, ce sont quand même eux qui achetent (ou non) dans la grande distribution. Et ces gens la comprennent mieux un linéaire qui ne tourne pas qu'une manif ou un texte legislatif.
« Nous PROTESTONS par les présentes devant tous les hommes et toutes les créatures, que, pour nous et pour les nôtres, nous ne consentons ni n’adhérons en aucune manière au décret proposé, dans la mesure où il est contraire, à notre bonne conscience .
22/10/2009 - 05:09
En tant agricultrice (produire avec la terre), j'ai chaque jour quelquechose qui me fait une peine profonde : c'est de savoir que nous sommes en surproduction et que tant d'êtres humains comme moi ont faim -ici et là-bas- et que nous sommes dans l'incapacité de partager. Je souhaite ardamment que l'on réfléchisse et trouve une solution à cette misère car je ne suis pas loin de penser que l'être humain n'a pas évolué depuis la préhistoire tous niveaux d'étude confondus...Si rien ne change je crains que ce soit la fin de nos sociétés de type libérales ou consommer à tout va nous conduit à des gaspillages énormes et à la pollution; des sociétés où finalement il y a les pires égoïsmes.Réfléchissons à d'autres manières de vivre.
mamie git