L'enseignement agricole est reconnu pour ses réussites.
Il propose des parcours pédagogiques divers et étonnants dans de nombreuses filières : production agricole, mécanique, environnement, forêt, paysage, alimentation, commerce, services...
Comment retrouver une ambition pour cet outil remarquable ? Comment lui donner les moyens de se développer ? Comment cultiver ses spécificités et éviter qu'il s'aligne sur l'éducation nationale ? Comment mobiliser l'ensemble de ses acteurs ? ...
Autant de questions à soulever... Il n'y aura pas d'agriculture forte sans un enseignement agricole fort et innovant.
Commentaires
30/09/2009 - 18:43
D'un autre coté, l'enseignement agricole ne sert a rien si il n'y a plus d'agriculteur, donc plus de mécanicien, de technicien.....
Donc une agriculture forte, des agriculteurs forts, et l'enseignement se mettra de même au diapason. On le voit depuis des années, les agriculteurs d'aujourd'hui n'ont rien a voir avec ceux d'hier, beaucoup ont travaillé dans un autre domaine avant d'être agriculteur, ont fait des études diverses et variés...
01/10/2009 - 08:47
Evidemment et heureusement que l'on peut être agriculteur sans être passé par l'enseignement agricole... mais c'est une vision réductrice, me semble-t-il, de lier l'enseignement agricole à la seule production. Quelques pistes :
1. L'agriculture et ses activités périphériques ont besoin de former des jeunes qui ne sont pas issus du milieu agricole.
2. L'intérêt de l'enseignement agricole est de s'intéresser à tout le milieu rural et au développement des territoires. Faut-il rappeler qu'il n'y a pas que des agriculteurs dans le milieu rural...
Patrick
30/09/2009 - 20:43
Effectivement l'enseignement agricole est très bon et varié et je ne crois pas qu'il y ait nécessité à changer quoi que ce soit. Que veux tu dire par s'aligner sur l'éducation nationale et où en serait le problème? Un enseignement a un programme et qu'il soit dispensé par des profs de l'enseignement national ou par un IREO, tant que BTS ou BPREA conserveront leur matières spécifiques et leur stage en exploitation le résultat est le même. Le problème n'est pas là, Maxens a raison, ce n'est pas un BTS qui donnera une agriculture forte.
01/10/2009 - 08:58
Je pense réellement que l'enseignement agricole avait une réelle spécificité dans les années 70/80, et ce quelle que soit la "famille" d'enseignement (enseignement public, enseignement catholique, maison familiale rurale) :
- Enseignement socio-culturel
- Initiation à l'écologie
- Cas concrets
- Stages
- Approche globale de la formation
- Travail pluridisciplinaire
- Internat
- Technicien et ingénieur agricole chargé de l'enseignement...
Cette richesse éducative et pédagogique s'est, en partie, "évaporée" !
Patrick
01/10/2009 - 11:53
A quand remonte ta formation agricole Patrick, car pour ma part, je peux t'assurer qu'en 2005, j'ai été formée à tout ce que tu énumères, de surcroît je suis citadine. Mes enseignants pour un BTS ACSE étaient bien des ingénieurs agricoles et techniciens pour les matières agricoles.
Et l'ouverture sur le développement rural et la politique agricole commune était bien au programme.
Je n'ai jamais eu l'impression que cet enseignement était destiné uniquement aux agriculteurs qui s'installaient. Au contraire, cela permet aux citadins de mieux comprendre le monde agricole et rural pour éventuellement développer des projets autres que la production (tourisme, accueil, télétravail, services...)
01/10/2009 - 15:57
Ma formation remonte à loin en effet ! Malheureusement...
Mais je suis toujours dans le domaine de la formation.
Tant mieux si mes remarques sont toujours d'actualité, c'est une bonne nouvelle.
Pourtant, je constate des signes qui m'inquiètent un peu...
Patrick
03/10/2009 - 21:33
Je pense que l'enseignement agricole est de qualité, néanmoins il est parfois un peu encombré de modules sans grand intérêt.
Mon grand regret, c'est que l'enseignement agricole ne forme pas des techniciens qui vont appliquer leurs connaisances dans des entreprises, mais c'est l'inverse! Je m'explique:
Quand j'étais en BTS TV, les enseignants, pour certains déjà agés, n'avaient jamais vraiment fait de "remise à niveau", et bien que bons pédagogues, ils manquaient de connaisances sur les techniques actuelles, et il semble qu'aucune info ne redescend de l'INRA ou du ministère, puisque les cours étaient inspirés des infos des grandes firmes. exemple: comment décider du déclenchement d'un traitement fongicide? Et bien syn...ta a crée cet outil qui vous permet de savoir si le traitement est nécéssaire.... Et voilà comment l'enseignement forme des jeunes avec pour référence technique celle des boites dont on peut remettre en cause l'objectivité ou l'impartialité.
Comment entretenir le niveau de connaisance des enseignants avec des sources neutres et sures?
05/10/2009 - 08:30
C'est toute la difficulté du métier d'enseignant... On n'est pas encore arrivé à organiser un aller-retour entre l'enseignement et la production !
Patrick
12/10/2009 - 20:56
D'un autre coté ma formation a une dizaine d'année et beaucoup des mes professeurs étaient des agriculteurs pas forcément affilié à la pensée unique, et je dirais même atipyque pour le milieu.
14/10/2009 - 08:25
Et ben tant mieux !
C'est plutôt une bonne nouvelle...
Je suis surpris que sur ce forum "agriculture" les questions de formation soient si peu abordées...
Patrick