Soutenir l'AB, un mode de production durable qui dynamise l'agriculture française.

Portrait de Julie

Il me semble qu'il convient, dans le cadre des choix pour l'avenir de
l'agriculture française, de soutenir l'AB en France.

Premièrement parce que l'AB est un mode de production durable qui respecte
l'environnement dans toutes ses dimensions, contrairement à l'agriculture
fortement "chimisée" qui a été favorisée jusque là. Si nous voulons préserver
la fertilité des sols, la qualité de l'eau, la biodiversité (faune, flore,
milieux naturels) en France, faisons le choix d'une agriculture réellement
durable.

Deuxièmement parce que l'AB a montré qu'elle est un mode de production
efficace, et viable, même pour des exploitations de petite taille.
Elle permet ainsi le maintien du tissu rural, grâce à des petites et moyennes
exploitations demandeuses de main-d'oeuvre. Elle dynamise les territoires, à
la fois par l'emploi qu'elle suscite et par la disponibilité en produits
alimentaires locaux qu'elle fournit.

Enfin, l'AB fournit des aliments de qualité. Face à l'inquiétude croissante
vis à vis des produits alimentaires que nous consommons, les produits issus de
l'AB séduisent un nombre croissant de consommateurs attentifs.

S'il convient de soutenir l'AB, ne nous trompons pas sur la façon de le
faire. L'ère des aides et des subventions semble toucher à sa fin, d'une part
avec la remise en question de la PAC d'ici 2013, et d'autre part parce que les
agriculteurs ne veulent plus de ce système, et réclament une rémunération par
les prix.
Dans ce cadre là, et en rapport avec les 3 points soulignés précédemment, il
me semble qu'une mesure efficace et pertinente serait de subventionner le Bio
dans les cantines scolaires, restaurants universitaires, cantines
d'entreprises.
Cette mesure permettrait d'une part de tirer la demande et donc de
favoriser le mode de production biologique en France, et d'autre part de
fournir à une part importante de la population française des produits de
qualité supérieure au quotidien.

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Commentaires

C'est difficile de réagir à cet article car tout est quasiment dit! Je vois mal comment quelqu'un qui lit ça pourrait ne pas comprendre...
L'agriculture chimique et industrielle d'aujourd'hui n'a aucun avenir à long terme, et je dirais même à moyen terme... Elle détruit les sols à petit feu, pollue énormément, et demande une quantité d'énergie trop importante, or si les sols deviennent peu fertiles ou infertiles, comment fera-t-on pousser notre nourriture? pourra-t-on encore longtemps continuer de polluer notre environnement (pesticides, antibiotiques, nitrates, etc...)? l'agriculture industrielle sera-t-elle toujours aussi bon marché avec le prix de l'énergie qui explosera?
L'avenir est à une agriculture plus durable, et à long terme 100% biologique, plus locale et plus humaine.. on ne pourra pas continuer à se permettre de produire des quantités astronomiques de lait et de beurre dont on ne sait plus quoi faire... pourquoi chaque jours des millions de têtes de bétail traversent les routes d'europe et du monde?? ne peut-on pas consommer sur place les produits que notre agriculture nous donne? c'est abherrent de voir que des fruits produits à tel endroit sont envoyé à Rungis pour ensuite revenir et être vendus dans leur régions d'origine??? est-on obligé de manger des tomates en hiver?? on marche sur la tête...

Je suis une consommatrice 100 % Bio.
Je suis très satisfaite des produits bio. Le gout est meilleur surtout les fruits. Mais surtout c est un acte citoyen. Je veux encourager la production de produits locaux. Le bio est pour moi un élément essentiel pour protéger notre agriculture (que nous aimons) et notre indépendance alimentaire. C est quand même essentiel, l indépendance alimentaire. Plus que l'indépendance énergétique.
Regardez ce qui se passe avec le lait. Les prix s effondrent. Les prix seraient calculés d'après le prix du lait en poudre qui est tout aussi bien fabriqué en Chine. Je ne veux pas d 'une moindre qualité. Je ne veux pas de poulets au chlore. Je veux que notre agriculture prospère et elle le fera si elle relève le défi de la qualité et non seulement de la quantité.
A quoi sert de produire plus pour stocker ces montagnes de beurre ? A quoi sert de produire des poussins qui sont ensuite broyés parce qu'ils sont de sexe masculin ?
Le bio ne pourrait pas nourrir la planète ? on arrive pas à nourrir la planète et il y a tellement de sur production. Donc le problème est ailleurs.
Franchement on a perdu la tête depuis quelques années.
Il faut que les agriculteurs qui se donnent la peine soit mieux rémunérés, que les prix de vente soient en fonction du labeur passé. Il faut que la règlementation change. Ca fait quoi d'avoir des fruits et légumes calibrés mais qui n ont pas de gout ?
Je suis en colète parce que je n arrive pas à croire que les intérêts financiers à court terme puissent aveugler nos décideurs et même certains de nos agriculteurs.
Messieurs les agriculteurs ne passez pas à coté de cette chance de produire des aliments de qualité et qui pourraient vous offrir une meilleure rémunération même si la quantité n est pas au rendez vous.
Allez ayez le courage de vous former au bio; ou bien effectivement nous importerons de plus en plus de produits de mauvaise qualité de l'étranger ou alors nous importerons des produits bio de l'étranger parce qu'en France, il n y a pas assez d'agriculteur bio.

Etre agriculteur est un métier noble car il nourrit et je révère votre métier mais ne ratez pas le train. Produisez bio en France

Portrait de Preconisateur

Il faut etre quand meme realiste et connaitre un petit peu la production et les prix de vente. Pour info la pomme est réglée actuellement 0€15 par kg au producteur, et pas tellement plus pour la pomme bio, alors pour ce qui est de la remuneration du producteur et de son travail ????
De plus une petite question est ce que beaucoup de consommateur bio sont pret à aller sarcler des pommes de terre pour le smic, parce qu'il va falloir beaucoup de bras pour produire les volumes suffisant pour nourrir les bouches de notre pays. Sinon, comme souvent on fera venir du bio de l'etranger comme d'afrique du nord (laisser moi rire pour ce qui est du bio !!!)

Super d'accord !!!
Le bio pour le bio ne vaut souvent pas beaucoup mieux que ce que l'on trouve déjà dans les super marchés classiques. Cela reste souvent de la grande distribution.
Parlons plutôt global ! Aidons les petits producteurs, créons des coopératives, encourageons une agriculture raisonnée (il me semble aussi que beaucoup de petits agriculteurs travaillant sans chimie n'ont pas nécessairement cherché l'obtention d'un label ! Dans ce cas, on parle de confiance ...).
Parfois, il me semble que ce label (bien que très honorable) participe aussi, indirectement au culte de la peur.
Les gens veulent de la sécurité, des garanties, bref ! Même si la tête du commerçant vous reviens pas et qu'il vous vend des tomates cerises BIO en plein hiver, c'est pas grave car, c'est sûr, c'est bio. Je suis donc en sécurité !!!
C'est quand même un peu triste.
Pour rappel : les incohérences de certains consommateurs (que j'appelle extrémistes de la bio) : exemple ahurissant : Le QUINOA (j'adore ça MAIS ...) cultivé en Amérique du Sud par des personnes payées (on sait pas trop comment), suivant un label bio (c'est trés bien) contribuant à la disparition progressive des polycultures traditionnelles locales et au développement de la mal nutrition, et de surcroît, qui traverse l'atlantique en avion ou en bateau (bonjour le bilan carbone !) pour atterrir dans nos assiettes de consommateurs occidentaux confortablement installés et à la conscience soulagée car nous mangeons BIO !!!
HUM !

Portrait de endoumines

pour sarcler des pommes de terre il suffit d'une bonne bineuse buteuse et les bras ne sont pas nécesaires .
Par contre je suis assé en accord sur le probleme des volumes de légumes en deficite sur notre pays mais le probleme est le même en conventionnel (donc probleme plus lié au cout du travail en france qu'a des problemes technique agricole)

TW

Portrait de kerloen

evidemment, la pomme bio, si tu vas l'acheter chez carrefour, on n'est pas sorti... le changement ne doit pas etre de surface, mais en profondeur.

Portrait de mbo23

desoler de te decevoir
je suis producteur de veau sous la mere, je fais du traditionnel.
quand je dit traditionnel c'est nourris les bovins avec de l'herbe et du foins complementer avec des céréales.
mais grand parent travaillaient comme cela et sa dur depuis des générations. ton bio est une etiquette, tu payes une etiquette que tu ne manges pas comme ma dit un de mes clients.
alors les eleveurs traditionnel il existe travail correctement, et avec la vente directe tu peux visiter parler lui demander comment il travail
il n'y a pas que les bio qui n'utilise pas de produit chimique.
moi j'utilise que le fumier pour valoriser mes prairies, mais les bovins mange que de l'herbe.
alors explique moi entre l'agriculture intensifs et le bio
l'alimentation est la meme l'ensillage est un aliment fermenter qui est egale a l'accool
c'est aliment fais pousser plus le bovins
mais quand vous faite cuire un morceau vous trouver de l'eau et retrecis dans la poele
alors manger sains vous me faite rire
rencontrer les producteur avec ou sans etiquette la seule chose certain produit qui sont travailler avec serieux ne sont pas plus chere quand magasin
je produit du veau sous la mere, et mes client me dise pas que c'est une viande de riche
mais une viande a bordable pour tous la seule chose pas d'intermediaire
a au juste j'ai des client bio mais ilsont laisser tomber la viande bio elle avait le meme gout que celle du supermarche a vous de savoir pour quoi
l'Habit ne fait pas le moine

maurice

Portrait de endoumines

pourquoi tu ne fait pas du bio?
Comment tu gere ll'herbe sous les clotures?
Quel aliment donne tu à tes animaux pour les engraisser?(et les reformes)
Par contre je te suis sur la qualité de certain bio de supermarcher, ,privilegier les production bio locale.

TW

Portrait de nadegepdd

Ayant travaillée dans une ferme soit-disant bio pendant 1 mois, je peut vous dire que c'est juste une étiquette pour certains agriculteurs et un moyen de gagner mieux sa vie. Ses agriculteurs étaient aussi famille d'accueil pour des enfants du conseil général, et ils adhéraient aux réseau accueil paysan pour leurs soit disant chambres d'hôtes. Normalement ils produisaient des oeufs bios, des légumes, des fruits et mieux encore du miel bio, tout cela certifié par écocert alors, qu'il n'y avait pas de poules elles ont été mangées pas les renards, plus d'abeilles, elles étaient mortes de froids l'hiver, le potager ressemblait à un champs mais pas à un potager et ne parlons des enfants qui soit-disant mangés bios tous les jours. Les chambres d'hôtes étaient sales et très inconfortables mais les menbres d'accueil paysan ne voyaient rien. Tous cela pour vous dire que dans le monde agricole, il y a des personnes comme ses gens là mais aussi des personnes qui aiment ce qu'elles font et produisent des aliments de qualités sans pour autant se mettre une étiquette sur le dos.

nadege63

Portrait de endoumines

Vraiment pas de chance pour vous d'etre tombé sur cette "ferme" bio mais ce n'est pas la generalité.
De plus ils ne trompaient pas les consommateurs sur leurs produits vu qu'ils ne produisaient rien sous label bio
Reste l'accueil paysan ou la sur l'accueil des enfants il y a un probleme a dénoncer pour faire evoluer la situation

TW

Portrait de mbo23

desoler de te decevoir je suis petit paysan traditionel pas bio juste traditionnel
et je ne veux pas de l'etiquette
bravo si toi tu veux bio mais t u ne manges pas l'etiquette, cela deviens absurbe de vouloir un produit bio
exemple moi j'ai des client bio et bien il ne veulent plus de viande bio
pourquoi elle est aussi degueulasse que la viande de supermarcher
alors messieur dames ce n'est pas parce que l'etiquette bio est afficher que c'est meilleur
mais retourner dans les livres de science naturelle
la vache est un herbivore et non un alcooliste alors nourrir des vaches avec des produit fermenter n'est pas bon pour sa santer comme la votre
je souhaite m'agrandir mais produire saint sans l'etiquette bio et avoir un produit accessible a tout porte-feuilles.
je recherche des renseignement sur amap sur paris et sa regions qui desirais de la viande
je souhaite savoir le fonctionnement
et le type de produit viande de vache de reforme
viande jeune

maurice

Portrait de pierro

Je pense qu il convient de souligner quelques inexactitudes.
Tu parles d'une agriculture chimique trop "énergivore" or à ma connaissance, de nombreuses études ont montrées que l agriculture biologique nécessite plus d'énergie que l'agriculture conventionnelle. En effet, en AB, les herbicides sont remplacés par des bineuses, houes etc, et leur passage est répété plusieurs fois.
Des études similaires montrent que passer à une AB conduirait à une augmentationde des surface mise en culture (pour compenser les baisses de rendements), occasionnant un relargage important du stock de carbone contenu dans les sols. Bref l AB consomme plus d énergie et déstocke plus de CO2.
Tu parles d'une agriculture qui "pollue énormément" mais sais tu seulement que l'usage de pesticides pour l'entretient des voiries (routes, trottoirs, voies ferrées, pistes...etc...) est responsable de plus de la moitié de la pollution aquatique.
Tu te scandalise de voir des tomates traverser l'Europe mais qui les achète si ce n'est toi, lui , elle...et c'est aussi toi, lui ou elle qui préfère acheter une viande brésilienne moins chère dans ta grande surface plutôt que de choisir le boucher qui s'approvisionne localement.
Plus que la critique et l'envie de faire des lois qui contraigne, ce qu'il faut c'est donner l'impulsion pour changer les mentalités.

pierroagro

Portrait de maxens

12 mots: bravo de rétablir quelques vérités face à la pensée unique du bio

Portrait de Yannick Gautier

Pour l'instant la pensée unique est celle de l'agriculture chimique encouragée (et le mot est faible) par les grands groupes internationaux de production d'engrais et de pesticides. L'agriculture biologique ne se réduit pas à produire bio mais elle a un rôle important dans le maintien de la biodiversité et tout particulièrement dans la conservation des variétés animales ou végétales adaptées aux régions et aux climats. La conservation des diverses semences ne peut que favoriser l'indépendance des paysans vis vis des grands groupes semenciers prédateurs dont l'intérêt à court terme n'est que financier. L'agriculture bio, c'est la vue à long terme et pas uniquement le nez dans son assiette.

Portrait de Le Mecreant

Qui ne serait pas d'accord avec cela... le problème c'est que le consommateur n'assume pas ses choix, Il veux du bio, mais des fraises a Noel ou des marrons a la pentecote. Et la réalité de ses achats en dit bien plus long:
Tout le monde veux du bio mais on commercialise 25000 tonnes d'agneau Label Rouge ( sans parler des autres labels et signes de qualités) en face de 500 tonnes d'agneau Bio ... circulez y a rien a voir.
Pour info, les chiffres concernent la production française qui ne represente que 40% de la consommation.

« Nous PROTESTONS par les présentes devant tous les hommes et toutes les créatures, que, pour nous et pour les nôtres, nous ne consentons ni n’adhérons en aucune manière au décret proposé, dans la mesure où il est contraire, à notre bonne conscience .

Portrait de O Vergna

C'est vraiment n'importe quoi ce genre d'arguments !
Il faut sortir d'une vision nombriliste sur le sujet : toutes les agricultures vivrières d'Asie et d'Afrique travaillent en bio et il suffirait d'améliorer leurs méthodes de production pour répondre aux besoins alimentaires de millions de mal nutris dans des logiques de développement local...

Donc arrêtons de parler du bio dans une logique de bobos franco-français !

Portrait de endoumines

les terres bio sont generalement avec un taux de matiere organique superieur de 2 à 3 aux subtrats (sol) conventionnel et ces stock sont maintenu ou augmenté pare les pratiques bio.
Pour produire acheminé et ependre les saletés chimique qui vous permets de ne pas désherber et engraisser vos complexes argilo ahumique le bilan carbone n'est pas bon non plus.
De plus si l'on comptes les actions aval de dépollution (quand cela est possible) des nappes phreatiques le bilan carbone entre autre n'est pas bon.
Le gadget de communiquation qu'il faut nourrir la planete est populiste et malgres 60 ans d'agriculture intensive n'a pas montré une grande efficacité sur la malnutrition mondiale

TW

Portrait de jerome12

meme s 'il faut changer les choses en agriculture" chimique et industrielle" comme vous dites n oublions pas que cela nous a permis de ne pas crever de faim a la sortie des guerres mondiales...à choisir je prefere manger

j12

Portrait de maxens

C'est très facile de critiquer l'agriculture conventionnel, mais il il y a une certitude, c'est que en aucun cas on ne pourra nourrir toute la population mondiale aves du bio. D'ou la question, pourquoi d'autres pays aurait le droit de faire du conventionnel rentable et pas en France, ou alors si tout le globe fait du bio, qui doit-on laisser mourrir de faim?

Et puis dire que le bio ne pollue pas, c'est oublier un peu vite les quantités astronomiques de cuivre et autre oligo, certe naturels, apportés dans le sol.

Portrait de Mathieu_

Ne soyez pas démagogue !
Ce n'est pas parce que la bio ne peut pas parvenir à nourrir le monde (ce qui reste à prouver) qu'il ne faut pas encourager ce mode de production. Il n'y a pas un modèle d'agriculture unique mais plusieurs modèles à encourager (la bio, les circuits courts, les AMAP...). Toutes ces façons de produire doivent trouver leur place, aucune ne prétend être LE modèle que tout le monde doit suivre.

Oui à DES agricultures diverses !

Bravo !!!

Évitons tout de même tout ces produits pourris et toxiques.

Portrait de jerome12

enfin quelqu'un de contructif...

j12

Portrait de Julie

L'agriculture française a-t-elle pour mission de nourrir la population mondiale ? Il ne me semble pas.

Le raisonnement selon lequel les agricultures les plus productivistes doivent nourrir le monde via le marché mondial est erroné. Aujourd'hui nous produisons plus de calories alimentaires qu'il en faudrait pour que tout le monde mange à sa faim, et pourtant la sous-nutrition n'a pas disparue. Rappelons que la majorité des personnes sous-alimentées dans le monde sont des paysans ; ce qui leur manque n'est pas l'accès au marché mais les moyens de production ; et la raison pour laquelle ils ne peuvent accéder à ce capital (les moyens de production) est que les prix du marché mondial, dictés par nos agricultures ultra-compétitives, les empêchent de vendre leur production à prix rémunérateur pour ensuite investir dans les moyens de production.
La question n'est donc pas exactement de savoir si l'A. Bio. permet de nourrir le monde.
De plus, il devient urgent de poser la question de la surproduction en France et en Europe ; cessons de produire plus que ce dont nous avons besoin, et nous économiserons la somme des subventions aux exportations.

D'autre part, je n'ai pas parlé d'interdire de faire du conventionnel en France ! Il s'agirait plutôt de favoriser les modes d'agriculture alternatifs, de même que l'a été très largement l(agriculture conventionnelle lorsqu'elle était une réponse pertinente à la situation française et européenne (à savoir après la seconde guerre mondiale, où il s'agissait de produire en quantité).

Portrait de maxens

Je ne dis pas que l'agriculture française doit nourrir le monde, je dis juste que l'agriculture mondiale doit nourrir le monde, et si le constat est la que des gens meurent de faim (majoritairement des paysans), il n'y a rien de glorieux la dedans, surtout si l'on sait que l'on peut produire plus. Le problème c'est que si des pays préfèrent acheter moins cher sur le marché mondial que de payer un prix décent a leur producteur en diversifiant leur production on ne peut rien y faire (c'est ce qui se passe également avec l'europe qui préfère importer du soja OGM plutôt que de payer le prix de la production de protéine végétale en europe). Et contrairement a ce que vous dites le problème, ce ne sont pas les subventions aux esportations qui ont quasiment disparu en Europe et dans beaucoup d'autres régions du monde (du fait de l'OMC) et ce sans que la malnutrition dans le monde ne diminue.

Il faut juste comparer ce qui est comparable, les coûts de production en Europe ne sont pas les mêmes qu'en Afrique, et que le seul moyens de s'en sortir pour tous les agriculteurs est de protéger les frontières en taxant les importations de produits pouvant-être produit sur leur territoire, et ainsi rémunérer les agriculteurs du monde correctement

Portrait de dudul

je rebondis sur les protéines végétales; j'ai un ami qui travaille dans la luzerne et il me dit que les surfaces en luzerne n'arrêtent pas de diminuer en France alors que c'est une plante bonne pour l'environnement et trés prisée des agriculteurs biologiques parcequ'elle n'a pas besoin de pesticides et d'engrais. Il parait que c'est pas rentable à produire par les agriculteurs. C'est quand même un problème non ?

Portrait de endoumines

l'achat de proteine vegetale types soja est plus rentable ;
La luzerne demande une culture sur 3 a 5 ans le fanage n'est pas evident et le stokage prend du volume
Les usines de bouchons de luzerne fermes les une apres les autres sur ma région.
Par contre c'est une plante super pour les sols et les precedent cereales et l'on devrait aidé son dévelopement
Les bio l'utilise car ils font souvent des rotation longues

TW

Portrait de endoumines

pour nourrir le monde rien de mieux qu'une agriculture locale et vivriere et cerise bio sur le gateaux pour limiter les couts de traitements des nappes phreatiques surtout dans les pays pas encore emergeant

TW

Portrait de pierro

encore une fois...
oui nous produisons plus de calories qu'il en faut, mais cela est vrai si on ne prend pas en considération les besoins de l'élevage; avec l'élevage nous ne produisons pas assez. Crois tu vraiment que le monde soit prêt à devenir végétarien. Par exemple, non l'Europe ne produit pas trop, elle produit mal. Par exemple, elle est fortement déficitaire en aliment protéique (destinés surtout aux animaux) et c'est pour cela que elle importe près de 5 millions de tonnes de soja.
Pour ce qui est du prix, bien sûr que les prix du marché sont trop faibles et détruise l'agriculture des pays pauvre, les rendant dépendant de marché mondial, c'est ce qui explique par exemple les "émeutes de la faim". Mais si on diminue le soutient à l'agriculture européenne, nous aussi nous détruirons notre agriculture. Nous sommes dans un marché mondialisé! Même s'il n'a pas le vote des agriculteurs, je ne suis pas sûr que barack soit prêt à réduire les subventions à l'agriculture. Le prix mondial ne sera jamais le vrai prix tant que des états distribueront des subventions.

pierroagro

Portrait de endoumines

pour le cuivre les utilisations sont de plus en plus restreinte pour les oligo ?

TW

Portrait de maxens

Il ne faut pas se leurer non plus, si le bio est rentable c'est parce qu'il y a plus de demande que d'offre, si demain, il n'y a plus que du bio de disponible, soit il y a pénurie et des gens meurent de faim, soit il y a abondance et les prix s'effondrent également. Bio ou conventionnel, la seule solution avec une production aussi aléatoire que l'agriculture reste la maitrise des marchés.

Portrait de endoumines

assez d'accord
Sauf que nous les bio nous refusons de rentrer dans le systeme qui vous a conduit a cette situation en esayant de rester maitre de nos systemes de distributions (vente direct ,amap transformations)
Ceci impliques des structures à taille raisonable .

TW

Portrait de Marc95

Sur le plan économique, l'agriculture bio pose un problème du fait de sa part bien plus forte en travail humain - qu'il convient évidemment de rémunérer justement.
Face aux méthodes industrielles de l'agriculture conventionnelle, cette contrainte, en termes de coût salarial, est pénalisante.
Elle le serait toutefois moins, si certains coûts relatifs à l'agriculture conventionnelle n'étaient pas externalisés, et étaient effectivement pris en compte (dégats à l'environnement, dépenses de santé,..).
Dans un premier temps, cela pourrait sans doute passer par un considérable renforcement de la conditionnalité des aides, qui éviterait la subvention à des méthodes (peut-être) économes en travail humain mais onéreuses en conséquences environnementales et de santé.

Un autre aspect de ce surcoût en travail humain de l'agriculture bio est la concurrence des échanges en provenance d'Etats membres (ou des importations de pays tiers) où le cout salarial est dramatiquement bas. Cela supposerait une politique d'harmonisation européenne bien plus ambitieuse (et, bien évidemment, cette remarque est loin de ne concerner que la concurrence des produits bio...).

Marc95

Portrait de pierro

Gros problème soulevé, même si nous approchons les 10 % de chômage en france, aujourd'hui la main d 'oeuvre fait cruellement défaut dans les campagnes. Je pense qu'il est difficile d'imaginer une AB qui emploiera plus de salariés que l'agriculture conventionnelle. Par contre on peut penser que le développement de l AB entrainera des améliorations techniques et agronomiques permettant de faire du bio de manière tout aussi industrielle que le conventionnel, mais de manière plus écologique sans doute.

pierroagro

Portrait de endoumines

le monde veux de l'AB assez d'AC (humour)

TW

Portrait de endoumines

J'applaudie de mes dix doigts buriné par le désherbage manuel de la carotte sur le rang

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Portrait de Ma Cantine Bio

Je ne peux qu'être complétement d'accord avec l'article de Julie. A Ma Cantine Bio nous militons ardemment pour une introduction massive de produits bio dans les cantines scolaires. Nous croyons en effet que grâce aux débouchés offerts, à la pérennité des contrats (pluri-annuels pouvant aller jusqu'à 7 ans) offerts par les marchés des cantines scolaires, les agriculteurs pourront se convertir au bio en toute sécurité.
Nous prônons donc qu'une partie significative des subventions de la PAC soient redirigées vers les cantines scolaires et administratives. Nous pensons que cela est plus efficace que subventionner directement l'agriculteur qui se convertirait au bio.
Tout d'abord parce que fondamentalement une subvention à la production est malsaine puisqu'elle n'encourage pas à vendre au vrai prix. D'autre part donner de l'argent à l'agriculteur pour qu'il se convertisse au bio ne lui garantit pas des débouchés.
Au contraire subventionner les collectivités locales (mairie pour les écoles, département pour les collèges et région pour les lycées) permettront à celles-ci d'acheter des produits bio au prix du marché et d'éviter que les consommateurs ne paient le surcoût, temporaire de la conversion au bio. Les collectivités locales pourront également exigées que les produits viennent d'une agriculture de proximité facilitant la conversion au bio des agriculteurs français.
Une fois une majorité d'agriculteurs convertit les prix des produits bio diminueront et les subventions pourront être graduellement diminuées voire éventuellement supprimer.
Pour en savoir plus:
http://macantinebio.wordpress.com/

Ma Cantine Bio

Portrait de endoumines

Je m'insurge le l'AB sera et restera plus cher sauf si l'on rajoute a l 'A conventionnel les couts annexes (retraitement des eaux etc)
Fournir des primes aux cantines ne reglera pas le probleme(les cantines pourons toujours chercher moins cher ,de l'AB a l'importation et par ce fait ne développeront pas les surfaces en france.
Attention ne demandez pas aux producteurs bio de baisser leurs prix (tout travail mérite salaire et en bio il y en a du travail)
Le surcout actuel est une utopie il n'y a qu'un prix juste et non surévalué qui est calculé par rapport aux couts de productions et de commercialisations (du moins je l'espere)et non par rapport a l'offre et la demande.(que les erreurs des courts mondiaux servent de leçons)

TW

Tout d'abord peu importe le nom du produit, de la marque..............c'est la façon que l'on à de communiquer dessus qui fait changer nos modes de consommations.
Pensez vous un instant que si personne ne nous avait parlé de panneaux solaires, écran plasma, bio, conventionnel, agriculture raisonnée..............etc.............. on serait allé les chercher ?

Pour ma part je ne suis pas contre le bio, mais je suis plutôt en faveur du traditionnel respectueux de l'environnement.
Car en viticulture bio pensez vous que l'utilisation à outrance du cuivre soit bonne pour la santé ?
Le fait de devoir beaucoup plus passer dans les parcelles en tracteur soit bon pour le bilan carbone ?

Ah on pourrait faire tout à la main et au cheval. Mais il faudrait déjà trouver les personnes et accepter de devoir payer la bouteille au prix correspondant.

Je pense que de notre côté en culture traditionnelle, nous limitons déjà à son minimum le passage pour les traitements avec des produits dosés à 0,25l par hectare. Nous ne désherbons plus en totalité, du coup nous fauchons le milieu ou travaillons certains sols. Nous laissons les tournées enherbées..........etc.......
Mais cela ne se ressent pas sur le prix du vente. Nous avons des bouteilles avec un excellent rapport qualité/prix mais ce n'est pas pour cela que l'on en vend plus que certains bordeaux supérieur ou autres appellations ayant un rapport inférieur.

Pour conclure, ce n'est pas facile et de plus en plus de viticulteur renonce à faire ce beau métier.

Portrait de O Vergna

les viti bios sont les premiers à avoir pratiqué la culture enherbée des vignes !!! Donc ce sont les pratiques des bios qui font évoluer les conventionnels ! Idem pour l'agriculture raisonnée inventée pour contrer le bio ! Alors n'inversez pas les rôles ou sinon c'est de la mauvaise foi !

Quant à "l'utilisation à outrance du cuivre" c'est encore un argument totalement imaginaire pour décrédibiliser le bio... Il faut arrêter les faux procès !

Portrait de jean sebastien

Quel dommage de voir les agriculteurs se battrent entre Bio et non Bio alors que vous faites le même métier à la base !
Le Bio est à mon avis plein d'espoir pour l'agriculture : travailler en polluant moins les sols, limiter les maladies professionnelles pour les agriculteurs, leur permettre de vivre de leurs propres ressources sur des exploitations plus petites, pousser en avant la connaissance agronomique pour la maitriser et profiter des acquis de la nature pour améliorer rendements et qualité, donner à nous consommateur toute la valeur du fruit de la terre (je souhaite que ceux qui parle de l'inaccessibilité du Bio regardent les gaspillages rejetés dans leurs poubelles, les quantités de sodas et biscuits gras couteux dans leur garde-manger et juste bons à provoque l'obésité).
L'agriculture conventionnelle nous a permis après guerre de nourrir l'Europe et permet encore de satisfaire les personne non encore sensibilisées. Elle a sa place dans notre économie actuelle. Alors vivons en harmonie ensemble et essayons de progresser ensembe.

J'en profite pour rétablir des contre-vérités : il est établi par des scientifiques de renom que l'agriculture Bio peut nourrir la planète si on ré-équilibre les modes d'exploitation (le sud ne doit pas être le grenier à protéines et autres cultures d'export du nird - le nord ne doit pas déstabiliser l'économie agricole des pays du sud en y écoulant ses stocks à bas prix car subventionnés) et si on régiule notre alimentation(ce qui dans ce cas permet de consommer 100% bio pour pas plus cher!).
Le bio en industriel : attention on arrive vite à des abherations avec des manques d'éthiques flagrants: absence de circuits courts (les cantines s'approvisionnent à plus de 100 km de chez elles - appro de blé de l'est en biscuiterie,...), non respect social, manque d'engagement des producteurs et transformateurs,.... Le label Bio tel qu'il est défini au niveau europen et repris par les multi nationnales alimentaires ne fera pas long feu. Il est déjà temps de penser à un autre engagement de progès impliquant une éthique social et un engagement . Travaillons ensemble sur les projets et notre avenir !

Portrait de endoumines

bien

TW

Portrait de endoumines

et vous n'utilisez plus de cuivre?

TW

Portrait de herve c

juste un petit bémol sur la qualité des produits Bio...

L agriculteur traditionnel ne traite pas pour le plaisir, il n utilise pas des pesticides mais des produits phytosanitaires. Pour expliquer le fond de ma pensée je vais juste prendre un exemple :
Le ble est une plante sur laquelle peut se développer certaines maladies (des champignons). Il existe une certaine maladie qui s'appelle la fusariose (petits champignons rougeâtres). Le méchant et terrible agriculteur traditionnel traite pour éviter le développement de ces maladies. Le gentil et sympathique agriculteur bio ne traite pas... résultat, à la récolte le ble grain de blé bio a des taches rougeâtres, et le blé traditionnel n 'en a pas.. rien de grave en soit. Sauf que ces taches sont toxiques, elles sont la causes d'avortement chez la truie, de perte de croissance chez le porc alors lorsque l on fait de la farine avec du ble bio recouvert de fusariose je ne suis pas sur que ce soit très bon pour l'alimentation humaine !!!
Et il existe beaucoup d'autres exemples mais ce n'est pas dans l'air du temps de critiquer le bio...

Portrait de endoumines

Nous ne traitons pas mais nous limitons fortement les mycotoxine par des rotations longues.
Les produits phytosanitaires ne sont pas chimique?
J'en profite puisque l'air du temps c'est de critiquer l'AC
Donez nous des exemples de benefice concret de lAC sans aucunes nuissance pour l'avenir

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Portrait de JOUEN

BRAVO

Portrait de herve c

bravo a qui ?

Portrait de JOUEN

Bravo Julie

Portrait de Guillaume

Voilà un document sur les tendances et les perspectives de l'agriculture bio: www.notre-europe.eu/fileadmin/IMG/.../Bonny_Agribio.pdf
C'est un peu long à lire, beaucoup orienté statistiques dans le monde, mais la fin souligne les principaux problèmes du bio.
Il y a plusieurs points qui me font m'opposer au bio à mon sens:
- les études montrent que le budget nourriture est le premier à se resserer au profit des vacances, loisirs; donc peu probables que nous consommateurs soyons prêts à dépenser plus pour du bio qui coûte plus cher à produire
- il faut plus de terre pour produire bio; donc à moins de changer nos orientations alimentaires (moins de protéines animales) ce n'est pas LA solution pour un avenir qui prévoit une augmentation conséquente de la population mondiale
- "le bio c'est pas chimique", certes, mais ça veut dire aussi pas très sain non plus; je pense aux traitements vétérinaires: un animal dehors est forcément plus parasité qu'un animal dedans; que fait-on des animaux malades ? On les laisse mourir parce que c'est naturel ? On les traite mais on ne les mange plus ?
que dire également du fameux "bien-être"? ; bref pas mal de questions.
Je ne suis pas expert, mais à mon sens le bio n'est pas la solution. Il faut une agriculture durable, c'est certain mais ce n'est pas le bio qui apporte cette solution. Et puis à quoi rime un monde agricole scindé en "propre" et "sale" ??
Il y a un juste milieu à trouver et c'est là le défi de l'agriculture moderne.

Portrait de veyron

un problème et rarement soulevé , l'agriculture bio est difficilement transformable industriellement,un mildiou mal controlé et il n'y a plus de récolte que fait l'industriel?, un pois mal desherbé et la boite est pleine de déchets, une année humide et les myco-toxines empèchent la commercialisation de la farine.N'oublions pas que les 3/4 passent par la transformation. Arrétons de nous envoyer dans la figure entre bios et conventionnels .Collaborons dans la technique et le commerce, nous n'avons pas la même clientèle et ni l'un ni l'autre n'a la science infuse.
De l'exterieur On a parfois l'impression d' une opposition entre des empoisonneurs (qu'ils ne sont pas) et les habitants du pays de Oui Oui (je ne crois pas qu'ils le soit non plus)