Forums > Echanges agriculteurs-citadins > Engrais chimique et engrais vert ou CIPAN - 42 commentaire(s)
1 - 20 sur 42   [ 1 2 3 ]
jbja51
08/04/2008 22:43 96

Engrais chimique et engrais vert ou CIPAN

Agriculteur depuis 1 an et demi je tiens à défendre quotidiennement mon métier dont je suis très fier. Il y a quelques moi suite à l'émission de Yann Arthus Bertrand qui m'avait fait bondir en décrivant ces salaud de paysan qui ne savent pas produire propre j'étais intervenu sur l'antenne de la radio à la pomme (comprenez Europe 1) en fin de matiné pour dire mon agassement face une intervention de Bourguignon agronome réputé mais pas que dans le bon sens. Bref cet homme expliquait que le semis direct (semis sans aucun travail du sol préalable) pratiquer pendant une certaine période rendait le sol semblable à celui des forêts qui se régénère avec les feuille tomber qui nourrissent les nouveaux plants etc c'est magnifique et donc en agriculture si l'on fait du semis direct plus besoin d'engrais.... et c'est là que ça beug car ce qu'à oublié monsieur Bourguignon c'est qu'une partie de la plante est exporté de la parcelle chez tt agriculteur qui désire vivre de ses produits contrairement aux feuillesd'arbres.

En tout cas nous sommes, de par cette exportation de la plante ou d'une partie de celle ci emportant par la même occasion les engrais apporté dont elle s'est nourri, obliger de compenser cet export par des engrais chimique ou organique apportant N P K Mg etc

Ce dont ne parlent jamais la presse c'est des efforts fait pour éviter que durant l'hiver une partie des engrais apporté à la culture précédente ne descendent dans la nappe phréatique (dans le cas d'un sol nu l'hiver (sans implantation car attendant celle du printemps comme betterave orge maïs)) l'on sème ce que l'on appel  de l'engrais vert

Mesdames et messieurs Citadins ou néoruraux savez vous ce qu'est un engrais vert???

ben
09/04/2008 09:28 1080

J'ai bien une petite idée de ce que c'est, mais la page http://fr.ekopedia.org/Engrais_verts l'exprime mieux que moi...

Cette technique culturale consiste à cultiver des plantes sur un sol puis de les détruire et les enfouir sur place. Elle est pratiquée entre 2 cultures vivrières dans le but d'améliorer l'aptitude culturale du sol (propriété physique, chimique et biologique), lorsque l'intervalle où le sol est laissé nu entre les 2 cultures est important (plus de 3 mois ?)

On utilise les plantes fourragères légumineuses, comme le trèfle, la luzerne, ou non légumineuse comme la moutarde, phacélie ou la vesce (commune dans les champs sans culture). Les légumineuses sont utilisées pour leur faculté à fixer l'azote de l'air et pour la masse de leur feuillage. En fermentant rapidement après leur destruction, ces végétaux améliorent la structure du sol, en apportant humus et azote.

Les roles de l'engrais verts :

- Protéger les sols de l'érosion
- Prévenir de l'enherbement des sols par les mauvaises herbes
- Limiter le gaspillage et prévenir la pollution (c'est le role des CIPAN : Cultures Intermediaires Pieges a Nitrates)
- Améliorer la structure des sols et limiter le drainage


Présenté comme ça, les engrais verts sont une alternative qui devient de plus en plus intéressante pour permettre de limiter le recours à la chimie des engrais.

Par contre, si je ne me trompe pas, il reste toujours le probleme de la destruction de ces couverts; certains commencent à utiliser des méthodes de destruction mécanique (rouleau FACA par exemple), mais il faut encore fiabiliser la méthode. La méthode la plus courante reste le desherbage au RoundUp je crois, en dose très précise toutefois (pour éviter les excès)

J'avoue que cette méthode est assez peu utilisée dans les monts d'où je viens : généralement, après une céréale, les exploitants laissent pousser les adventices et les détruisent avant le semis. Ils utilisent d'ailleurs assez peu d'azote, étant en polyculture élevage, ils utilisent leur fumier et font un apport plus tard, si nécessaire. Mais ils ne cherchent pas à obtenir un rendement excessif, visant l'autosuffisance pour leurs troupeaux.
La problématique concerne surement plus les exploitations de "grandes cultures" ?

Est ce que j'ai bien répondu ?

En tout cas la question aura eu le mérite de me faire aller chercher les infos ....

Bonne journée


jbja51
09/04/2008 17:02 1086

Binjour Ben,

  Bien joué je te remercie d'avoir répondu. Effectivement c'est une culture intermédiaire entre 2 culture de production, perso c'est plutot la moutarde car l'implantation est simple et rapide. ça ne remplace pas totalement un apport d'engrais mais ça permet de diminuer la dose à apporter l'année suivante en utilisant les "vieille graisse" de l'année précédente. L'azote en étant pompé par la moutarde ne sera pas léssivé par les pluies hivernales, premièrement elle ne pollue pas la nappe et en plus ça nous évite fait économiser de l'N.

    Par contre détrompez vous, dans le fumier il y a de l'azote.

Pour finir par la destruction dans notre coin c'est plutot le broyeur jusqu'à maintenant mais cette année j'ai essayer le rouleau croskill, ça consomme moins de fioul, et on peut aller un peu plus vite.

  Pour conclure ce qui est dommage c'est que les médias ne parlent pas de cette technique et d'autres, ils préfèrent parler des scandales ça fait vendre plus de papier mais là on ne refera pas le monde;

   à plus tard  jb

jébo
09/04/2008 22:22 1089

bravo ben tu a quasimnt tous compris, le sol est un être vivant(cf engrais verts), les agriculteurs essaient de le cultiver du mieux possible pour y maintenir une vie biologique à nos sols, sinon quand les sols ne vivent plus il n'y a plus rien a en tirer et par conséquent ont ne peut plus en vivre; être agriculteur c'est cultiver un bien vivant, ce n'est pas une chose aisé en effet les conditions météorologiques ne sont pas toujours d'avec nous, mais ca ne s'improvise pas;

ca fait maintenant 4 ans que je suis installé, et je peux te dire que parfois tu te demandes si tu a bien fait ou le contraire surtout au début, mais maintenant grace à l'expérience que j'ai acquise j'arrive a mieux cerner mes sols, je connais tels parcelles avec tels qualités de terres et en découle un procédé stricte de culture, par contre une autre parcelle avec tels qualité de terre nécessitera une approche différente, il y a beaucoup de paramètres a prendre en compte avant d'agir.

si au moins tous les gens pouvais être comme toi, c'est à dire se renseigner un minimum sur un sujet technique  pour pouvoir en parler, plutôt que la plupart qui ne cherchent pas a comprenre les exigences de notre métier, et la dépendance que l'on a vis a vis du climat, et de nous assèné en pollueur au toute autre sorte de bêtises!

alteragricit
10/04/2008 12:26 1098

Bonjour tout le monde !

Pour ma part, j'ai eu l'occasion de rencontrer Mr Bourguignon, au cours d'une formation qu'il dispensait à un groupe d'agriculteurs qui réfléchissent à comment produire mieux et pas forcément plus, en Poitou-charentes.

En ce qui me concerne son discours m'a semblé ne pas être aussi réducteur que  "rendre le sol semblable à celui des forêt juste grace au semis direct ". Dans sa réflexion, des notions de rotations diversifiées, couverture des sols au maximum, travail du sol limité (dans la mesure du possible et selon les conditions pédo-climatiques), itinéraires à bas intrants (engrais et pesticides), culture de biomasse pour justement apporter de la matière organique, car vous l'avez dit très justement "il y a exportation"...les TCS seul c'est du bidon ! dans une démarche de Conservation des sols là on peut y croire...mais j'avoue cela doit être compliqué à gérer techniquement...

Enfin, pour élargir la réfléxion, je pense que l'agriculteur est en partie responsable de nombreuses pollutions, mais qu'il joue aussi un rôle prépondérant dans l'entretien du territoire, l'alimentation de la population...et que l'on ne peut pas parler d'agriculture sans évoquer, les problèmes de consommations en général, d'éducation à l'alimentation, et au bout du compte s'apercevoir que l'agriculteur bien souvent est inscrit dans un contexte qui le dépasse...je veux parler ici de l'OMC, de la PAC, des accords internationnaux, du lobbing des grands groupes dans les instances européennes et internationnales...

Moi, l'agriculture j'y crois, mais je la vois, relocalisée, solidaire, paysanne et propre !

ben
12/04/2008 21:26 1148

Bonjour, et merci pour les ''compliments''....

Je n'ai pas vraiment de mérite, seulement une démarche curieuse...
@jébo : je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ont envie de se renseigner comme je l'ai fait sur ce sujet... Mais comment, sur quels sujets ? Ce qui est intéressant c'est que quelqu'un pose une question sur un thème un peu "technique" et peut faire découvrir aux lecteurs une technique qui, justement va à l'encontre des clichés "vilains paysans pollueurs qui met des nitrates partout".... La difficulté c'est de rester à un niveau technique abordable pour l'ensemble du public..

C'est tout l'intérêt de ce site : permettre à des gens qui n'y connaissent rien, d'avoir des sujets de recherche et/ou de discussion... Mais de préférence de discussions argumentés avec des éléments concrets, et non pas des clichés !

La démarche de jb,ja51 est intéressante : "Connaissez vous... ?" sur des techniques qui commencent à se répandre, peut intéresser un public de "citadin" un peu plus averti peut etre, mais qui permet de montrer un nouveau visage des producteurs... Que fais tu après ta destruction de couvert ? Est ce que tu laboures ou bien utilises tu des méthodes de semis simplifié pour la culture suivante ? Ca m'intéresse, mais on dépasse un peu le cadre du sujet...

En tout cas, ce genre de discussion peut etre intéressant : il faut aller dans un sens de "vulgarisation" des techniques utilisées, mais présentées de façon différente que dans les médias, en particulier l'audiovisuel (qui traite plus souvent des dégats que des techniques...)

jbja51
14/04/2008 22:24 1205

Bonsoir Ben,

   C'est pas bien grave de s'éloigner sujet de base puis on s'étale. Alors pour répondre à ta question souvent mes moutardes que j'implante en temps que cipan sont faites pour durer une partie de l'hiver (sensible au gel) avant une culture de printemps et là j'ai le choix sur l'exploitation entre Orge de printemps (semé début mars) betterave sucrière (mi avril donc en ce moment si on avait pas un temps pourri) et pomme de terre(de fécule pour ma part, planté vers mi avril).

  L'orge est peut demandeur d'engrais et pour l'azote on fait le premier apport juste après le semis quand les graines n'ont pas encore germé car l'azote brulerai le germe, le deuxième apport est fait quand la plante a au moins 3 feuilles histoire que si une brule les 2 autres permettront le développement de la céréale. En tt cas pas de moutarde en interculture de cette plante cela me permet d'avoir un sol propre, sans trop de débris végétaux et donc de pouvoir semer sans craindre de bourrer le semoir, au final, sans labourer,..gain de temps, gain de fioul.

Pour la betterave et la pomme de terre on appel ça une tête de rotation. on apporte l'engrais durant l'été et l'automne avant, là un CIPAN s'impose.

Pour e venir à la question de la déstruction et de l'implantation. Pour la détruire jusque là je broyais mais ça n'avance pas et puis ça consomme bien plus que ...le roulage que je vien s de tester cette année qui consite sur sol gelée passer sur la culture avec un roule massif type croskill (rouleau en fonte que nous avons en champagne pour rappuyer nos sol et permettre un meilleur émiettement de celui ci ainsi qu'un meilleur contact terre graine en implantation de betterave notamment) la moutarde est écrasé et si ça n'a pas de gueule sur le coup et bien 3 semaines après il n'y a plus rien.

Ensuite pour ces 2 plante je laboure d'une parce que mon semoir à betterave (qui n'est pas le même que celui à céréales je précise) a plus de trente ans et les élément technique pour passer dans des débris même minime.

Enfin pour la pomme de terre on dit qu'il faut "faire de la terre"  c'est à dire une terre meuble en profondeur (un labour ne va pas à plus de 25 cm) pour le bon développement du tubercule sans que celui ci force de trop pour grossir

   voilà j'espère avoir été claire et un peu près conscis sinon faut me demander    jb

alteragricit
15/04/2008 11:12 1221

Intéressant toute ta démarche jbja51...on voit clairement que tu réfléchis  à toutes tes interventions culturales et c'est important et je suis persuadé que beaucoup d'agri le font.

Moi, pour être plus critique sur ton système, j'aimerais connaître ton assolement et tes rotations...la taille de tes parcelles, et grosso modo les apport sur tes plantes (pesticides, engrais)...Voyons un peu si nous avons à faire à un topagri...tout ça dans le but d'échanger et mieux connaitre ton métier...j'ai une petite sensibilité agricole et écolo aussi...je veux en savoir plus...

En jouant franc jeux bien sur !

Merci.

 

jbja51
15/04/2008 22:32 1252

Salut Alteragri, (alteragri tu vas en apprendre j'espère mais toi ce surnom c'est soutient altermondialiste le gaulois à moustache fauchage et destruction du travail d'autrui???c'est une question ??)

   Bref l'assolement c'est Luzerne, Betterave, Pomme de terre, Colza, Blé, orge, escourgeon. les parcelles font entre 3.5 et 25 ha mais cette année j'ai un îlot de 30 ha de blé (un îlot c'est un carré de terre délimité par les chemins rivière, autoroute, voisin agri on le découpe en parcelle ou pas selon l'envie) la terre c'est crayeux terre légère peut demandeuse en traction.

Les 4 premières sont ce qu'on appel des têtes de rotation, on y apporte une bonne partie des engrais qui ne sont pas forcément entièrement consommé par la plante suivante. Je m'explique, certains engrais que l'on apportera sur le colza la betterave ou la pomme de terre ne seront consommé qu'à hauteur de 60 % par cette plante les 40 % restant seront consommé par la culture suivant cette tête de rotation bien souvent une paille, du coup en un apport, on nourri les plantes sur 2 ans. Ca on le sait du fait d'éssais de terrain fait par des ingénieurs sur différent sol et différentes années pour être sur du résultat.

Pour la Luzerne on va commencé par elle, c'est différent on l'implante pour 3 ans ... attend je vais chercher mes fiches de traçabilité...

  On l'implante après un escourgeon, (orge d'hiver (qui veut dire semé en hiver))  premières céréales fauché à la moisson car derrière on devra implanter la luzerne vers le 10 juillet juste avant de faucher tt le reste. Etant donné la faible interculture on exporte les paille en faisant venir un entrepreneur qui vient avec sa presse. Pour le travail du sol souvent c'était labour systématique mais cette année (changement de génération) j'ai testé en non labour je dois dire qu'elle a eu du mal a se développé au début mais à cette heure elle est belle

Pourquoi on exporte la paille? Parce que sinon la graine se retrouve dans un milieu trop pailleux, pas assez de contact avec la terre et donc mauvaise germination surtout par temps chaud.

Pourquoi on sème aussi urgement? Pour profiter de l'humidité résiduel du sol. L'escourgeon faisait de l'ombre au sol une fois faucher c'est fini et le sol risque de se déssécher très vite en qq jour.

Le semis se fait avec le même semoir que pour les céréales tt est histoire de réglage de débit comme de profondeur. On sème à 25 kg / ha des graines minuscules.

La prochaine intervention sera mi novembre on apporte de la potasse et de la magnésie l'engrais par lui même on l'apporte à 900 kg par ha mais il ne contient que 38% de potasse et 10 de magnésie le reste c'est le support. (je vous laisse calculé la dose réel de ces 2 éléments)

Fin novembre jusqu'alors on désherbait avec 2 produit à 5 L et 0.3 L mais le premier a été interdit pour on ne sait quelle raison (idée de technocrate) et le pire c'est qu'il n'y a rien d'homologué pour le remplacé du coup les luzernes  vont être sale (et c'est peut dire).

Ensuite les intervention commencent au mois d'avril par des usines de déshydratation c'est elles qui font tt le taf de fauche, transport puis bien sur de déshydratation. Ce qui nous est payé c'est la luzerne en tonne de matière sèche (la luzerne au champs contient 80% d'eau)

On espère faire 13 ou 14 T /ha /an les déshy viennent faucher 3 fois par an à 60 jours d'écart environ entre coupe. ça dure 3 ans  comme ça.

Avantage: - ça repose les sol puisque l'on n'y touche pas pendant ...voir au dessus

                    - On n'y apporte pas d'azote puisque ses racines détient des faculté de captage de l'azote présente dans l'air (le sol étant aérobie elle y capte donc l'azote tte seul) d'ailleur elle apportera pas mal d'azote pour la culture suivante en se dégradant après destruction.

                    - ça fait moins de boulot pour l'agriculteur

 

Inconvénient: C'est la plus faible marge de l'exploitation

                          Au moment de la fauche y a un peu de gibier qui y passe (perdrezaux lièvre faon de chevreuil) hors quand on est chasseur gestionnaire de son territoire on protège nourri et abreuve les animaux durant les périodes de disète (hiver,etc) ça t'embête un peu mais bon c'est ce qu'on appel les dommage collatéraux. Les faucheuses sont pourtant équipé d'éffaroucheur sonores mais ça n'empêche.

La suite des cultures demain car c'est assez long   cordialement jb

 

 

 

alteragricit
16/04/2008 09:43 1256

Je suis démasqué !!!...je suis un moustachu qui arpente les champs de maïs avec une faux et qui élève des chèvres dans le Larzac ! lol Non sérieusement, j'ai fais des études en agriculture mais suis assez écolo, je crois en une agriculture alternative (durable, de conservation, bio, intégrée ) mais parle moi pas de raisonnée, ça me fais ger...mer !

Je réfléchis même à une installation pour plus tard...je suis issu du milieu paysan, mais sans jamais être trop sur les tracteurs, la mécanique ne m'intéresse pas, je préfère, me ballader dans les prés, regarder faune et flore sauvage ou domestique...

Enfin tous ça n'a pas d'importance...dans mon message précédent je voulais savoir ton assolement (donc culture(ha)) et tes rotations à priori:

Luzerne ou PDT ou Bet / Colza / Blé / Orge ou escourgeon

Puis après savoir rapidement le nombre de passages pesticides (en moyenne) ,la quantité de N apportée et les deux trois éléments qui te permettre d'ajuster ces apports (bande double densité, comptage, Ntester...)

La question sur la taille des parcelles c'était pour essayer de me rendre compte de l'impact sur le paysage...mais tu as raison se référer à l'ilot cultural est plus pertinent...par exemple ton ilot de 30 ha de blé ne semble pas judicieux...la diversité des cultures il me semble, permet de limiter la transmission des maladies, du salissement des terres, et permet d'héberger plus d'auxiliaires...enfin, c'est mon avis d'écolo/alteragri ! LOL.

Il y a un bouquin très bon, il s'appelle "une troisième voie en grandes cultures" de Philippe Viaux (chercheur arvalis je crois) édition agridécisions, qui reprend les principes de l'agriculture intégrée...Le chiffre de 10 ha maxi par ilot cultural est indiqué...

Enfin, si le 51 de ton pseudo indique la provenance (Marne), je vois un peu le genre de paysage que l'on rencontre dans ce coin...la biodiversité ou la diversité tout court est mise à mal...donc rassure moi, tu n'as que très peu d'espace non productifs (haies, bois, rivière+ripisylve, Arbres...) ?

Mon idée, en connaissant ces détails, c'est que l'on échange sur comment avancer vers plus de respect de l'environnement...mais j'avoue que la technique à proprement dite sur la conduite de la culture me fais défaut et ma vision de l'agriculture biaise parfois mon discours...

Cordialemnt.

Un moustachu avec un palmarès en fauchage encore nul.

 

jbja51
16/04/2008 13:56 1266

Salut Alteragri,

   C'est rare que je me connecte le midi ca prend du temps (33 kbits) mais je voulais voir ta réaction sur ma question ça me plait.

Je suivrai ma technique par culture ce soir. Moi aussi démasqué effectivement j viens de la marne. Il est vrai que niveau zone inproductif on est peu servi y en a pas beaucoup pour ta gouverne j'ai 2 ilots de 85 et 55 ha autour de la ferme coupé en parcelle de 16 ha et dans lesquelles j'ai implanté 6 ilots boisé de 80 m carré au milieu de ces ilots depuis . C'est un peu le brin techniquement car ça oblige à des manoeuvre à l'implantation (w du sol, semis) mais ça coupe le paysage et puis avec un agrainoir par buisson ça aide le gibier (j'ai implanté avec l'aide de la fédé des chasseurs).

Je te quitte car je dois aller mettre un fongicide sur mes bé, avec la pluie des maladies se déclenche comme l'oïdium (champignon blanc) et piétin verse (pourriture qui se met à la base du pied et qui rend faiblarde la tige au premier coup de vend elle casse et l'épis n'est plus alimenté baisse de rdt et problème de récolte (les surfaces de tiges à terre ont du mal à grimper dans la batteuse)

  à ce soir jb

ben
16/04/2008 14:49 1267

Bonjour,

content de voir que ca discute (calmement) entre bleu et vert.... Merci jb de nous faire partager tes méthodes de travail, d'autant que tu présentes plutot bien les choses et c'est compréhensible !

Depuis combien de temps es tu installé ? Le discours que tu tiens, est bien atypique des clichés habituels... Même si je sais qu'il y en a de plus en plus qui travaillent comme toi, ca n'est pas toujours aussi bien présenté.

J'ai aussi lu le bouquin de Viaud, il date un peu, mais c'est une excellente base pour une réflexion entre bio et chimique... Et surtout il répond un peu aux préoccupations dans l'air du temps.

Alteragricit, pourquoi n'apprécie tu pas le concept d'agriculture raisonnée ? Il y en a un qui me plait tout autant qui se définit comme "agriculture de conservation". Personnellement entre durable/raisonnée/de conservation, je ne fais pas de différence. Je sais que certains sont des termes "récupérés" pour rassurer les consommateurs et poser des pseudo-labels qualité.

Je préfère me référer au producteur et à sa façon de travailler (comme présente jb) qui me donne plus un aperçu sur l'aspect "raisonné" ou "de conservation".




alteragricit
16/04/2008 16:12 1269

Bonjour ben et Jb,

toujours pour échanger entre agri et pseudo-citadin... j'ai l'impression que ta variété de blé est du style très sensible aux attaques...ni y at-il pas des alternatives comme le choix de variétés rustiques avec des ITK à bas intrants...là je me réfère à des travaux de Bernard Rolland INRA Rennes, où dans un contexte avec un prix du blé à 120€/t les marges brutes étaient plus intéressantes que l'itinéraire classique...

Pour Ben, si tu as lu le bouquin de Viaux, tu comprendra alors très facilement de quoi je parle. L'agriculture raisonnée (réseau FARRE) a un cahier des charges et commercialise certains produits avec ce label qui pour moi, n'a aucune valeur environnementale. 90% des mesures du cahier des charges sont basés sur de la réglementation ou ne sont vraiment que de l'apparat (ex: lire de l'information agricole), donc tous les agri doivent normalement déjà le faire. Pour les 10% restant j'aurais 2 exemple qui m'ont marqué:

- rendre les voies d'accès à l'exploitation propre (du round up sur le chemin pour aucune mauvaises herbes et le point est respecté?)

- intégration paysagère des batiments (une haies de thuyas et le tour est joué?)

http://www.farre.org/fileadmin/medias/PDF/referentielAR2007.pdf

Pour l'agriculture de conservation c'est plus compliqué...la démarche reposant sur le respect au maximum de la vie du sol, tous les volets de l'agriculture intégrée doivent être repris si l'on veut que le système fonctionne voir plus, les couvert interculturaux sont primordiaux...il me semble qu'on ne peut pas se réclamer de l'AC seulement par ce que l'on fait du semis direct...c'est là ou comme tu le dit l'échange avec l'agri pour connaitre ses pratiques me semble primordial.

Pour l'agriculture durable, je suis un fervant supporter...mais difficile dit coller un cahier des charges pour plus de lisibilité face au consomm'acteurs...néanmoins, le concept de l'AD, qui repose sur l'amélioration continue, par la formation et l'échange, j'adhère à fond...à titre d'exemple ils ont monté (le réseau agriculture durable) un cahier des charges pour des exploitations de type herbager, qui la vaut vraiment le coup avec un réel bénéfice pour l'environnement sans vraiment faire baisser les revenus (étude STEREO(INRA Bretagne en collaboration avec le Cedapa)...il s'agit de la mesure 214-C qui est parfois éligible comme MAE (mesure agro environnementale). Dans c'est cas là les agri touchent une compensation financière mais le cahier des charges s'appliquent sur toute l'exploitation, pas seulement à la parcelle. En réalité, bien souvent les agri du réseau agriculture durable rentre déjà dedans preuve qu'il respecte l'environnement.

Le même réseau avait proposé une MAE du même type (à l'échelle de l'exploit') pour des exploitation céréalières...avec des plafonds pour NPK et pesticides, avec un pourcentage de SAU réservée aux zones de compensations écologiques, un volume d'eau attribué par UTH, assolement diversifié, rotations longues...

Mais face aux membres des commisions (COOP, Chambre d'Agricultures...) la mesure a été refusée...attention des fois que certains agri se rendrait compte que l'on peut produire autrement en utilisant moins de produits...

http://www.civam.org/IMG/pdf/Agri-durable3.pdf

A plus tard, et c'est avec un grand plaisir que je partage mon point de vue sur ce forum...

ben
16/04/2008 17:08 1272

Oui, tu fais bien de préciser pseudo-citadin...
Parce que tu es plutot bien documenté sur le sujet !! Est ce par ta formation ou tes origines ?

En tout cas c'est intéressant. Pour le dernier point qui concerne la proposition "d'entrer" en AD pour des céréaliers, ca parait difficile. On se rend bien compte à présent qu'un système plus "équilibré" contient un élevage : il permet de valoriser des prairies qui allongent une rotation, et limitent les proliférations d'adventices et produisent une fumure de fond. Et j'imagine que ca n'est qu'un seul des aspects, il y en a certainement d'autres... Par chez moi, il n'y a que de la polyculture élevage, il faut reconnaitre, que le paysage est différents 
(il y a des haies !) et les problèmes de pollutions semblent moins présents..

Faudrait imaginer des élevages bovins/ovins hors sols en Beauce : les céréaliers récupèrent les déjections en contrepartie d'une partie de leur assolement en culture fourragère pour l'élevage en question... le collaboratif ca pourrait pas marcher ?

Concernant ton avis sur l'agriculture raisonnée, c'est ce que j'avais plus ou moins entendu, au moins j'en ai une confirmation de plus...

J'aimerais bien avoir des avis d'autres participants agri sur ce sujet..

jbja51
16/04/2008 23:32 1285

Salut ben et alteragricit,

    Pas transcandant le match de carquefou j'm'attendais à mieux. trève de blague.

   Alors mois c'est le mot agriculture raisonnée qui me gène en lui même car ça veut dire que celui qui est autre ne raisonne pas!!!! L'agriculture de conservation on n'y va de plus en plus car on voudrait transmettre c'est bien normal aux génération futur. Je pense que de plus en plus de gens d'ailleurs je le vois autour de chez moi, vont plus loin que ce qui est demandé, mais ne veulent pas s'en venter auprès de l'administration car au final qu'est ce qu'on récolte ??? de la paperasse. C'est ce que j'avais déjà dit à un type du centre d'économie rural qui était venu faire un diagnostic agro environnemental au moment de mon installation en décembre 2006. Il m'avait dit que nous étions pas loin pour être agriculture raisonnée je lui ai demandé ce que ça me rapportais? Et lui de me répondre un beau panneau "Exploitation en agriculture raisonnée" à mettre au bord de la route. Super pour avoir 2 fois plus de controle et de la paperasse (mais là je me répète.

   Oui donc je me suis installé en décembre 2006 à la suite de mon père. Au préalable j'avais fait un bac pro et un BTS ACSE dans le norden pays d'élevage. Ensuite un stage de 6 mois en australie histoire de voir autre chose et surtout comment ils produisent au cour mondial sans les primes PAC.

Les variétés rustiques ne font pas de rendement et puis il y a une multitude de maladie, chaque variété est plus ou moins sensible à l'une ou l'autre on peu pas avoir une variété au top ou alors on passe sur ...les OGM.

 IL est vrai néanmoins qu'il est plus interessant de travailler à la marge qu'au rendement car si c'est pour "acheter" ses quintaux supplémentaire (c'est à  dire mettre des produit en plus pour gagner qq quintaux mais le prix des produit pulvérisé sera plus cher que le surplus sortie) c'est ridicule, même si en ce moment le blé est plûtot à 200 220 (noté que l'hors de mon audit pour voir la viabilité de mon installation on s'était basé sur 100 € / T et que l'année 2004 on a vendu en moyenne à 84 € /T !!!! mais là c'était très raide même dans la marne, région facile je le conssède)

Après pour faire suite à  ben sur les techniques de travail, c'est simplement un changement générationnel. Quand je discute avec mon père sur le cas comme cet été de semer une luzerne et un colza en non labour, il était très peu chaud car plutot partisant de "l'enterrement civil" comme il dit lui même pour cité le labour. En tout cas il m'a laissé faire et a reconnue ensuite que c'etait du bon job.

Passons à la betterave.

Suite à un blé on commence par épandre des fientes de poule composté (provenant des élevage hors sol de hollande) début août à hauteur de 1 T 200 / ha ce qui va nous apporté du 0 25 25 (N 0, P 25, K 25) analyse à l'appui que l'on se doit d'archivé 5 ans je crois.

NB 0 25 25 nous on parle en unité mais c'est la même chose que les pourcentages.

Après l'épandage j'enfoui au déchaumeur tout en semant la fameuse moutarde à l'aide d'un petit semoir centrifuge (avec une assiette qui tourne et sème les graine à la volé) monté sur le déchaumeur.

Ensuite pas d'intervention avant le printemps si ce n'est la destruction de l'engrais vert qui a évité le lessivage du 0 25 25 pendnat l'hiver.

Vers fin mars j'apporte 100 U (unités) d'azote en liquide, avant de labourer.

 Le semis se fait normalement (mais là j'ai à peine commencé entre les gouttes) début avril à l'aide d'un semoir dit de précision car contrairement aux céréales (que l'on verra plus tard) les graines sont déposé une par une à 45 cm entre chaque rang et 16 cm d'écart sur le rang c'et écart permet à la betterave de se développé sans géner ses voisines dans le sol puisque là c'est la racine qui nous interesse.

Presque un mois après commence la série des désherbage contre Chénopode, renouée, mercuriale, morelle, amarante, gaillet, ammi majus, matricaire... La technique consiste à mélanger 4 produits + un adjuvant (type huile) qui va aidé au contact avec les plantules que nous visons.  Car si j'ai dit série c'est parce que nous en faisons 4 dont les initiales sont BTGV à 0.8, 0.4, 0.5, 0.1 L à l'hectare + l'huile à 0.5 tout ça dilué dans 150 litres d'eau / ha vous imagninez les frappes chirurgicales.

Le second se fait à 0.1, 0.13, 0.5, 0.1

le troisième à 1, 0.13, 0.8, 0.015

et enfin 0.8, 0.13, 0.3, 0.03

il y a 10 - 12 jours d'écart entre chaque

Si je vous donne les doses c'est pour que vous ne vous imaginiez pas que ce n'est que du pur qui sort des pulvé que vous voyez loin de là d'ailleurs au mettre carré divisez 1 L par 10000 m carré (1 ha) ça fait 0.0001 L / m carré alorscelui à 0.015 je vous laisse voir. Ce que voulais dire c'est que l'on emploi de gros volume ramener à l'exploitation mais que l'on pollue bien moins qu'un jardinier

Donc voilà pour résumer la stratégie, pour ne pas taper à pleine dose on vise les plantules

Vers mi mais on apporte du bore donc la betterave est très friande si elle a carence en cet élément sont coeur pourri et devient noir.

Ensuite début juillet fin juillet puis fin août on apporte pulvérise des fongicides por lutter contre oïdium, rouille, ramulariose et cercosporiose

Et c'est tout, même si certain vont trouvé que c'est déjà de trop mais je vous rappelle que l'on doit nourrir la planète on peut faire gaffe à l'environnement sans faire du bio.

Pour l'arrachage des betteraves il se fait de fin septembre à début décembre. Perso on arrache à 3 voisin puisque nous avons la machine en co propriété ce qui allège le cout à l'achat.

Une grosse partie va pour la production de sucre une autre pour la production d'alcool et une troisième dans un contrat jachère industriel pour l'éthanol.

En fin ben pour te répondre sur tes question d'élevage, sache que l'échange "paille fumier se pratique dans les région à élevage où les céréaliers cotoient des éleveur qui n'ont pas ou trop peu de surface de SAU hors pature. Par contre pour le hors sol en ovins et bovins c'est bien pour la productivité mais ça reviendrai comme les cochons en porcherie et avec le "grenelle du bien être animal" toutes ces technique vont être pointé du doight.

   voili voilou pour ce soir  jb

 

 

 

alteragricit
17/04/2008 10:14 1289

Bonjour,

Ouais vraiment un match tout pourri...

Si j'ai bien compris pour la betterave vous apportez 100 UN  fin mars, puis tu labour et seulement début avril tu sèmes...on peut donc dire que pendant au moins 3 semaines voir 4, l'azote est en freelance (pas de couvert, betteraves trop jeune,...), il me semble qu'a cette période, la recharge des nappes n'est pas tout à fais finis, surtout pour cette année ou la fin de l'hiver et le primtemps ont été très pluvieux...ne penses tu pas qu'il a des risuqes de lessivage des 100 UN que tu as apporté ? fractionnement possible (j'ai entendu que ce n'était pas possible de fertiliser en N après le semis, c'est vrai?) ? Pour les traitement phyto c'est vrai que je trouve ça tout de même énorme...même si ce sont des quantitées très diluées ont parle tout de même de pesticides (qui donne la mort)...là je me pose une autre question pour réduire les traitements...si il y a 45 cm d'inter-rangs...une technique comme le désherbinage n'est pas envisageable au moins au départ de la culture étant donné qu'après j'imagine qu'on pourrai abimer la tubercule...

POur la betteraves j'ai aussi entendu qu'il y avait de forte diminution des surfaces du à la fermeture d'usines...qu'en est-il?

Enfin, pour répondre à Ben sur mes origines...un petit CV...BAC S en Lycée Agricole (option Biologie-Ecologie), puis BTSA Gestion et Maitrise de l'Eau en Agriculture (stage de 3 mois au Guatemala avec les petits producteurs de café), puis pour finir Licence Professionnelle en Agronomie-Environnement (stage de 6 mois dans le Réseau Agriculture Durable, CIVAM)...quand je dis que je ne suis pas forcement très objectif...LOL...ensuite je suis d'origine agricole et d'une micro-région plutot élévage...mon père est en GAEC à 2 sur 135 ha, prod Vaches allaitantes races locales, moutons, et céréales destinés à l'autoconsommation principalement...

Ciao !

Ah oui, félicitation à Jbja pour la réintroduction de ligneux dans le paysage Marnais...à quand une haie avec différentes espèces ? ou même une vache laitière dans un pré ? non là je rêve...vaut mieux faire venir des fientes de hollande, bonjour le bilan écologique !!! LOL

Ah oui sur ce point je suis assez étonné des analyses des fientes, y'a 0 N ?!?!? c'est fou j'étais persuadé qu'elles en étaient justement très riches en N...

et dans Jbja le "ja" c'est pour ce que je crois...

ben
17/04/2008 14:02 1290

jb, j'aime beaucoup ton petit passage sur les traitements phyto...

mava40
17/04/2008 15:50 1291

  • Le probleme dans l'agriculture actuellement c'est que, dans les Lande, les superficies exploitées sont très très grandes et bien souvent il n'y a qu'un seul exploitant, pour des dizaines HA. Il ne peut donc qu'utiliser la chimie pour sa culture de maïs car c'est un gain de temps, il doit aussi pouvoir en vivre et en dégager un salaire correct. Tout est fait pour que nous ne puissions pas faire autrement. La solution serais des exploitations plus petite et plus d'agriculteurs dans nos campagnes, diversifier les cultures remettre de l'elevage, Et rémunérer le travail, la production comme il se doit. L'agriculture intensive n'est pas tenable à long terme

ben
17/04/2008 16:45 1294

Argh !!
J'avais préparé une réponse bien plus longue que ca et j'ai tout perdu !

Il y a quelques élements à arranger sur le forum !!

CornGrower
17/04/2008 17:35 1296

Ben et alteragricit,fficeffice" /?>

Ne rigolez pas, jbja51 fait du très bon boulot pour réduire les doses d'application herbicide !

Il faudrait que tu nous donnes les noms commerciaux de tes herbicides, on pourrait comparer à la dose d'homologation.

Par contre labourer le couvert hivernal pour implanter des tubercules je peux le concevoir, mais avant une céréale à paille c'est plutôt inutile à mon avis.

Je rejoins aussi l'avis d'alteragricit le réseau FARRE en matière de norme écologique ..... C’est plutôt "cheap". Mais l'avantage que j'y vois c'est que leur communication est très orientée échanges ruraux/citadins, ça a l'avantage de parler agriculture.

Il faut savoir qu'en règle générale lorsqu'une ferme fait une "porte ouverte" on y rencontre 99 % d'agri !

 

CornGrower
17/04/2008 17:56 1298

En fait sur toutes les discussions j'ai l'impression que les "bleus" ne sont jamais totalement déconnectés du monde agricole ... fficeffice" /?>

On discute entre nous ici aussi finalement.

 

 
Parlons agriculture