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Forums > Agriculture et Alimention > à la campagne on a l'impression de mieux manger... - 19 commentaire(s)
yann
23/02/2008 11:11 8

À la campagne on a l'impression de mieux manger...

oui si on va sur des marchés locaux à la rencontre des producteurs, des maraichers etc...malgré tout mes amis qui vivent à la campagne font comme nous leur course dans des grandes surfaces et mangent comme nous les citadins...on vit quand même à l'ère de la standardisation de l'alimentation...qu'en pensez vous ?
Fab
24/02/2008 16:00 409

xcusez moi les parigots lol mais je crois qu'y a pas photo !!!!!!!!!!!!! à la campagne on mange mieux qu'en ville. Entre voisins on s'échange nos produits, nos "ptites recettes", on connait bien les commercants qui nous réservent les morceaux de choix, on passe à la ferme pour cherche le lait, les petits fromages ou la volailel du dimanche, on va ceuillir des champignons, des fruits.... y'a qu'à se baisser alors qu'en ville, faut sortir son porte-monnaie

cam3451
25/02/2008 15:38 421

Ce n'est pas une compétition agriculteurs/citadins pour savoir qui mange mieux. Le but pour moi serait de trouver des agriculteurs qui répondent à nos questions pratiques pour nous aider à mieux consommer!

rhom
25/02/2008 21:03 426

Pour répondre à la question de cam3451 je dirais que l'on peut trouver de bon produits dans certaines fermes maraîchères (pour parler des légumes), mais également sur les marchés hebdomadaires dans tous les villages. Dans tous les cas il faut se renseigner, faire parler les producteurs sur leur manière de cultiver et leurs montrer que l'on ne préfère pas forcément manger de beaux produits mais plutôt de bons produits !

Autres manières de trouver de bons produits : internet et plus précisément le réseau bienvenue à la ferme réparti sur toute la France.

BeBeK
02/03/2008 11:30 457

Yann,

    D'après moi, à la campagne on ne mange pas mieux, on peut juste mieux manger.
    Mais pour cela comme il est souvent dit, il faut aller sur les marchés, à la rencontre des producteurs et blablabla. Le problème, c'est qu'en millieux ruraux aussi les gens ont un travail, et il est souvent, pour les même raisons que celles des catidins, plus simple d'aller faire ces courses au supermarché un soir de la semaine vite fait bien fait, que d'aller sur un marché un lundi ou jeudi, ou même un samedi matin.

    En réalité c'est comme tout, on peut souvent mieux faire, mais il faut avoir un peut de courage, et ça c'est pas donné à tout le monde.

A+

herbert
05/03/2008 12:12 480

A bebek
« « En réalité c'est comme tout, on peut souvent mieux faire, mais il faut avoir un peut de courage, et ça c'est pas donné à tout le monde » »

Parles avec une famille mono parentale qui est en CDD qui gagne 900 euros par mois et qui fait 4 allée-retour vers sa boite tous les jours à cause du travail discontinu.
Ca devrait relativiser ton propos.

ben
06/03/2008 11:13 486

Pour revenir au sujet de "qui mange mieux et où" :

Les facilités d'approvisionnement à la campagne -quand on connait des producteurs- sont un atout, mais il ne faut pas désesperer; en ville la possibilité de s'approvisionner autrement que le "tout supermarché" se développe. Les AMAP sont déjà évoquées dans plusieurs sujets sur ce forum, mais il n'y a pas que ca : les fermes faisant de la vente directe, notamment autour de Paris, ne manquent pas; on y trouve du lait, de la viande, du fromage, des légumes et des fruits de saison. Le problème est effectivement le trajet : il faut faire une vingtaine de km depuis Paris pour y aller. Le prix est un élément rédhibitoire aussi : va à la boutique de la ferme de Rambouillet, il y a des produits très appétissants (fabriqués dans les lycées agricoles !) mais la politique de prix est très adaptées à la clientèle Rambolitaine, c'est à dire, pas du tout mon niveau de vie ! Ca peut être un petit plaisir en passant, mais difficilement un lieu où faire ses courses de la semaine !!!

L'autre alternative, est le réseau de magasins biocoop. Evidemment, c'est orienté bio, c'est relativement cher, là aussi on se fait plaisir de temps en temps...

La dernière alternative et surement la plus simple est d'aller sur les marchés : a Paris il y en a beaucoup, il faut arriver à en trouver un le samedi matin, pour ceux qui bossent.... J'ai longtemps été avenue de Saxe dans le 7° arrondissement (oui, ben on fait ce qu'on peut hein...) et puis aussi au marché de l'Olive dans le 18° (ben oui, j'ai fait les 2 extremes !) : dans les 2 cas, la plupart des primeurs ont de très beaux fruits et légumes avec des couleurs fluo et surtout tous très bien empilés les uns sur les autres, tellement les produits sont standardisés... J'évitais ces étalages, en général ce sont des revendeurs qui ont tout acheté à Rungis. En cherchant bien, j'arrivais très souvent à tomber sur des étalages un peu moins ordonnés, avec des produits moins homogènes (carottes pas très droites, pomme de terre avec de la terre dessus...). Je discutais en général avec les vendeurs, et je finissais toujours par tomber sur le patron, qui, comme par hasard, était maraicher, le plus souvent en Seine et Marne (77).

L'inconvénient ensuite, c'est le tarif : quand tu as trouvé le p'tit vendeur sympa qui t'amène ses produits, ben tu raques : ca n'est pas une affirmation valable pour tous les produits, mais à l'époque, je payais les légumes 10 à 15% plus cher que ceux des grandes surfaces. Par contre, les gros oeufs fermiers (vraiment gros) coutaient le même prix que des gros oeufs Leader Price (va comprendre ?!)

La contrepartie des tarifs élevés, notamment pour les légumes, c'est que mes carottes ne ressemblaient pas à des saucisses toutes molles au bout de 2 jours, malgré leur stockage dans le bac à légumes du réfrigérateur...

C'était notre rubrique "vive la relation producteur-consommateur"

BeBeK
09/03/2008 12:50 490

A herbert:

Je suis dans une situation pas forcément facile moi même. Et j'ai souvent l'occasion de rencontré des gens qui ne sont pas dans des supers situations non plus. Mais je croit bien que ce sont ceux qui se démène le plus, qui trouvent le plus de courage pour ce genre de choses.

césarine
13/03/2008 21:51 493

 Si la vente directe est accessible plus facilement à la campagne, encore faut-il savoir  la manière  dont les aliments achetés à la ferme ont été produits.  Ne pas hésiter à poser des questions à l'agriculteur ou au maraîcher.

Enfant dans les années 50, je pasais mes vacances à la ferme de mon oncle et je m'étonnais que chez lui nous consommions exclusivement les pommes de terre de son potager alors qu'il cultivait des hectares de pommes de terre dans ses champs. Il m'a répondu "mais dans les champs je mets 9 produits de traitement".

En 2007, j'ai vendu ma part de terres agricoles de cette même ferme et j'ai raconté l'anecdote à mes acquéreurs (une entreprise de plus de 20o hectares par regrorupement... Les deux associés m'ont répondu "maintenant nous en sommes à bien plus de traitements" !!

N'empèche que leurs épouses ont recopié ma recette de pain bio : leurs époux produisent aussi du blé mais elles achètent comme tout le monde leur pain comme les citadins ....

Parfois je me demande si les terres de mes ancètres ne sont pas de simples support à engrais et pesticides.

Par ailleurs un ami retraité de chez Rhône Poulenc qui vendait en Afrique du Nord des produits pour l'agriculture nous a dit que pendant les années où il a vécu là-bas il "s'approvisionnait  en fruits et légumes chez  son  plus mauvais client" ....

Voilà, c'est authentique ... Ville ou campagne, on mange bien si l'aliment  animal ou végétal produit  a été respecté, s'il a mûri ou grandi sans être forcé, si sa maturité  est conforme à la nature, s'il a  lui-même mangé  ou été nouri sainement  et naturellement.

Quand on voit  que les poulets ne peuvent même pas se tenir debout dans les élevages ... qu'ils mangent des farines ....

Quand les vaches ne mangent plus d'herbe mais du soja et du maîs, et que les agricuqlteurs  les nomment "unité de production" (une exposante du Salon interwievée sur France Inter )... on se pose des questions sur ce monde-là ...  L'agriculture est devenue une industrie dans tant de cas !

 

 

 

herbert
15/03/2008 11:53 501

EH bien oui la réponse est dans l’acceptation que la nourriture vient de la terre, qui est dépendante du climat et que par conséquence il y a de l’aléatoire dans la production.
Les carottes ne ressemblent pas à des hotdog, les pommes peuvent avoir des taches, les patates peuvent avoir de la terre dessus, les tomates ne sont pas toutes du même diamètre, certaines ne sont même pas rouge, les oranges ne brillent pas naturellement, les betteraves ne poussent pas cuites???
NON , Marie ou Tipiak, ne font jeu égal avec ma grand-mère ! ! !

nivelle
17/03/2008 20:13 507

l'agriculteur produit ce que lui demande le consommateur .....au prix que celui-ci a décidé de payer

Dire que nous produisons une bonne qualité pour nous et une mauvaise que l'on vends est FAUX

 Mais il faut admettre ( par exemple ) qu'un poulet de 75 ou 90 jours est moins gouteux que celui de 6 mois mais ne vouloir le payer que 20 % plus cher est une abbération : son cout de production est x par 2 évidemment

Pour ma part j'ai toujours consommé ce que je vendais et quelque soit l'endroit on peut acheter des produits de toutes les qualités .......à tous les prix

voltali
21/03/2008 10:46 540

j'ai passé des années a manger comme les gens de la ville car ont voulaient faire comme tout le monde mac do et repas vite fait ,je suis agriculteur et je trouvais stupide de produire mes légumes et tout le reste .

la vie a fait que j'ai divorcé et je suis avec une femme mi ville mi campagne (décoratice de métier) je suis du périgord ,elle de la savoie ,elle ma fait ouvrir les yeux sur le monde extérieur et sur la bonne nourriture aussi (elle aime cuisiner) en dordogne pas de probléme pour la bonne bouf 

je crois que le monde agricole a été déconecter et les industrielles de l'alimentation ont poussés a produire une alimentation basique ,si les agriculteurs avaient commercialiser et faient les supermarchés eux mêmes ont disposerait de produit moin chère et plus en relation avec le monde extérieur mais comme il faut toujours produir moin chère et plus (parole d'agriculteur) aussi il faudrait inventer un mécanisme de commercialisation vente direct pour les produits de qualité ,par exemple une vitrine internet (je rêve un peu mais,?) des magasin agricole (ont avaient essayé il y a 10 ans les supermarché nous ont ""cassé''car il ont peur de notre enprise ,et comme ils pésent beaucoup ils nous ont empéché de réaliser notre projet ,,cause  politique (un monde de pourriture ) et fric ,chantage ,chomage..................)

je veus vivre avec mon temps et le modernisme et la qualité des produits agricole bio ou pas mais comme je suis un peu comme les gens de la ville je suis partisant de reconstruire une agriculture de  nouvelles façons d'acheter les produits alimentaires. Pour l'instant  si tu veux trouvé de la qualité il y a les marchés dans le future il y aura la livraison a domicile sur commande et sur internet un marché virtuelle pour des produits differents .

un rêve d'agriculteur

zavyai
24/03/2008 15:54 605

Bonjour,
Pour répondre à Voltali:
Les solutions évoquées ne sont pas des rêves: elles ne dépendent que de la volonté de nous les agriculteurs! Nous n'avons pas su prendre part au développement des supermarchés, à nous de nous racheter.
Nous devons reprendre en main notre commercialisation à travers des magasins tenus par les paysans, à travers des modes de commercialisation par internet, à travers le maximum de solutions...
Je travail actuellement dans un magasin de ce type avant de m'installer l'année prochaine. Croit moi ça marche très bien: c'est une coopérative d'une vingtaine d'agriculteurs à Limoges qui a créé un magasin de vente directe. Ils vont en ouvrir un deuxième l'année prochaine.
La difficulté réside dans le fait que les agriculteurs ne voient pas l'intérêt et sont ancrés dans un système qui tourne depuis des années. Il y a des risques (et des nombreuses contraintes) à en sortir mais il y a surtout d'énormes gains autant d'un point de vue financier mais aussi humain: il y a un retour direct des consommateurs: on est félicité pour la qualité et on doit se remettre en cause avec les critiques. Ceci a été perdu par la plupart des agriculteurs.
Ce n'est pas un rêve, j'ai  22 ans et je souhaite absolument que ces modes de commercialisation se développent, c'est mon but!!!
Enfin je souhaite faire une dernière remarque: les marchés ne sont pas gages d'acheter de la qualité, posez déjà une simple question: est ce vous qui produisez les produits sur ce stand... Vous risquez d'être surpris... Les marchés sont aujourd'hui principalement constitués de revendeurs (en tout cas prêt de Paris)... qui utilisent l'image du marché de producteurs...
Voili Voilou
En espérant que les paysans reprennent en main tout cela, avant que ce soit trop dur à reconstruire!
Bonne journée
xavier

ambroisie
24/03/2008 17:48 607

il faut aussi changer la mentalité des consommateurs qui preferent partir en week-end que d'aller au marché, d'acheter la super fringue ou le dernier truc dernier cri (qui sert a rien) et bouffer de la merdre en critiquant les agriculteurs parceque les produits sont pas bon ou trop cher en ayant rien a faire que la plupart d'entre eux ont le couteaux sous la gorge et n'arrive pas a finir les fin de mois. parceque le supermarché qui lui achete les legumes a decidé de le payer 2 fois moins que le coût de production.

y a d'autres solutions (amap ,vente en ligne, panier, magasin bio) le pire c'est a la campagne devennez intelligent créer des filières: moi je prends le lait pour moi et les voisins, voisin prend la viande, et voisine les lègumes, ça serai pas bien ça?

titan
25/03/2008 10:46 610

pourquoi ne pas lancer un grand plan de développement des potagers : cela pourrait permettre peut être de créer des emplois,  de former des enfants, jeunes , moins jeunes , de se nourrir en fruits et légumes , de donner des fruits et légumes , d'animer le territoire, de créer du lien social, de favoriser les échanges entre ruraux et citadins

FP44
27/03/2008 00:50 640

il n'y a pas de lieu ou on mange mieu . il y a juste des lieux ou on prend le temps...de cuisiner, manger, choisir c'est produit,...

le problème qui est soulever au travère de cette discution c'est la rupture du lien entre les consommateurs et le producteurs.

la plupar des pagriculteur on apris a produir ce qu'on leur demandais de produir et ils l'ont très bien fait on est arrrivé a des surproduction dans les années80

malheureusement le consomateur n'a plus le temps (ou ne le prend plus) d'aller chez le producteur . ce dernier ne connais donc pas les attente du consomateur. et l'industri agroalimantaire qui fait le lien entre les deux fait tout son possible pour satifair son porte-feuille. je caricature probablement un peut  mais je pensse qu'il y a une part de vériter dans cela.

de plus les agriculteurs on une formation de production (je suis sorti de l'écolr agricole depuis 2 ans) mais aucun module de démarche qualité ou de vente nefait parti de la formation de base. c'est en option a fair après les études .

 

et pour les citadin qui veulent avoir de bon produit (ce qui ne veut pas dire bien manger si le repas n'est pas équillibré ou qu'ils ne savent pas cuisiner) il y a les AMAP ou on a des produit de qualiter pour des prix abordable valorisent le travail des paysans (seul les paysan peuvent fournire les AMAP). c'est du commerce équitable nord-nord

citherbe
30/03/2008 22:33 817

Je pense pour conserver la qualité de notre nourriture au sein de la france , il faudrait que l' économique ne prime pas sur la qualité .En ayant pour référence que la  france est  le pays ou la nourriture est représentée à l'étranger comme" une forme de culture" .La politique à mener au sein de la france et au sein de l'europe est de réduire les intermédiaires , et  augmenter l'autarcie afin que nos agriculteurs petits et gros retrouvent leurs valeurs économiques.

boreale
31/03/2008 13:33 846

A la campagne, la cuisine fait partie de l'éducation, cela se transmet de génération en génération, que ce soit du choix du produit, le budget défini, tandis qu'en ville, les gens optent pour la facilité, le gain de temps, mais au bout pas forcément pour la qualité

citherbe
04/04/2008 09:58 1027

Je pense que  le probleme n'est pas que culturel dans ce cas mais aussi dû au fait que l'agriculteur travail d'une facon phisique et et proche de de son lieu de travail .Et oui il y a quelques avantages !

clemisara
14/04/2008 15:26 1196

Bonjour

J'ai lu avec bcp d'intérêts toutes la discussion. J'habite en plein centre de lyon et j'arrive à me procurer des produits directs du producteur :

- pour les légumes via une AMAP, renseignez vous je suis sur qu'il y en a une près de chez vous (même parfois dans les grandes villes comme moi).

-pour les fruits et légumes et autres produits (viande, fromages, pain, vins), je vais à un marché de producteur qui a liue le mercredi après midi (place Carneau pour les lyonnais) et je peux vous dire que c'est pas cher et directs du producteurs avec le dialogue en prime. C'est bien moins cher qu'au supermarché et que sur les marchés "normaux".

 

Sinon, de part mes études j'ai un contact privilégié avec les milieux ruraux et je peux vous dire que c'est pas forcèment là qu'on mange le mieux (mais il ne faut pas généralisé) car beaucoup vont dans les GMS comme les citadins.

 
Parlons agriculture