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Le boom des cours mondiaux agricoles : feu de paille ou début d’une nouvelle ère ?
- 6 commentaire(s) |
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31/03/2008 14:41
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Le boom des cours mondiaux agricoles : feu de paille ou début d’une nouvelle ère ? |
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01/04/2008 19:49
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Salut à tous. Cette hausse des cours des matières premières agricoles, notamment les céréales, est induite par les Etats-Unis. En effet, sans la demande américaine en biocarburants, les stocks de céréales dans le monde seraient toujours plus importants d'année en année : en 2003, 10 % de la récolte de maïs américain était transformé en biocarburant, aujourd'hui c'est 25 %, et 50 % en 2012? Cette politique américaine permet notamment de soutenir leur agriculture, par l'augmentation de la demande, en restant conforme aux exigences commerciales et capitalistes de l'OMC. Et l'europe? N'est-elle pas en train d'imiter les USA : contre l'avis des organisations scientifiques, les politiques européens viennent de fixer des objectifs de développement des biocarburants. Pourquoi? Pour augmenter les prix agricoles et diminuer, voir supprimer les aides agricoles européennes directes, et donc se conformer à l'OMC et réorienter le budget européen sans secouer l'agriculture. Les agriculteurs profiteront-ils de cette hausse? Hausse du chiffre d'affaire? Oui. Hausse du revenu? Rien n'est sûr! Récemment, nous avons pu voir le prix du blé, du lait,...augmenté de 10 à 30 %, mais aussi le prix de l'engrais, du fioul et de toutes les charges d'intrans augmentés de 20 à 80 %! Ce qui profite bien sûr à tous les groupes agro-alimentaires. Ainsi, la hausse des matières premières agricoles profitera peut-être un peu aux agriculteurs, mais surtout beaucoup aux règles capitalistes de l'OMC, au budget européen et aux groupes agro-alimentaires. Au détriment, bien sur, de tous les consommateurs! |
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02/04/2008 13:56
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Si vous regardez bien cette crise a commencé lors de la sécheresse en Australie de septembre 2006. Depuis tous les facteurs aggravants, possibles, sont venus s'ajouter.
ffice
Mais en fait l'augmentation de la demande est indéniable, de plus aucun pays ne veut assurer des stocks, ça ruinait l'Europe vous vous souvenez ?
En fait Bruxelles a fait un gros bénéfice sur les stocks de maïs hongrois.
Quoi qu'il en soit toutes les matières premières sont à la hausse. Nous servons de soupape de sécurité aux marchés boursiers.
En fait les pros de la spéculation boursière sont venu sur les céréales voyant les profits potentiels à court terme.
(ex des fonds de pension américains entrent dans le capital de Euralis, une grosse coopérative du Sud-Ouest)
Mais pour ces gens la lorsque le moment sera venu d'aller voir ailleurs, ce qui commence déjà, les cours devraient en subir la déflation du fait de la spéculation
exacerbée.
Seulement les céréales c'est un marché appuyé sur du concret. La demande est forte et donc on le voit bien alors que l'on est au creux de la vague, les stocks étant toujours aussi
faibles, le marché ne redescente même pas au niveau d'Août 2007 !
Quoi que l'on en dise crise boursière ou pas, récession ou pas, il faut manger tous les jours ......
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15/04/2008 14:21
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Investir dans les cultures énergétiques, pcq le pétrole va continuer de tirer vers le haut ? Sinon ? Investir sur la filière herbe-protéines ? Sur les algues à tout va ? Aller rechercher les P.O.U (protéines d'organismes unicellulaires) ? Ou bien un peu/beaucoup/passionnément de tout ça ? Une "deuxième génération" d'idées viendra plus vite que celle des agrocarburants ! Une première : de l'énergie compétitive, sous taxation adaptée, de biomasses contractualisées pour les moteurs et les chaudières d'alentour ruraux et urbains; une localisation optimisée de productions écologiques-industrielles (intensives -intégrées) de protéines animales. |
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30/05/2008 23:00
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selon une étude pilotée par la FAO et l'OCDE qu a été publiée hier 29 mai 2008, la mise ne prospective de l'évolution des prix des denrées alimentaires sur la période 2008/2017, table sur une augmetnation de 40 à 60 % pour le blé et le maïs et de plus de 80% pour les huiles végétales par rapport aux moyenens des prix enregistrés netre 1998 et 2007.... |
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31/05/2008 10:35
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vu que le cours du bléa déjà chuté de 40% depuis le début de l'année et vue l'inflation actuelle, les paysans ne sont sont pas préts de faire fortune avec une augmentations de 60 % des cours sur 10 ans |
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02/06/2008 06:22
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Je pense que nous allons vers une époque ou les prix des matières agricoles resteront élevés. C’est justifié par le prix en hausse continuelles des matières premières. Le pétrole et les fertilisants représentants une part importante des charges de production. La réduction des stocks alimentaires est bien sur une autre raison. Je ne pense pas qu’il faille se focaliser sur la responsabilité des biocarburants. Il y a 10 ans les prix étaient si bas qu’il fallait trouve les moyens de valoriser nos produits. Le problème est que l’on n’a pas suffisamment voulu compenser les effets de l’engouffrement de nos produits dans les réservoirs. L’exportation commence ainsi a diminué mais l’aide offerte aux pays en développement (importateurs) pour développer leur agriculture n’a pas été assez appuyés. Il faut rétablir ce déséquilibre lie au développement agricole avant que des famines et conflits s’installent. La France est assez active avec des programmes assez ambitieux comme ceux du CIRAD. Cependant il faut laisser libre les populations s’emparer des projets après les avoir amorcé sans les contraindre à se lancer dans les OGM qui pourrait menacer leurs libertés.
ffice Ce qui est important c’est de pouvoir atteindre son autosuffisance alimentaire ou de réussir à le conserver. La stabilisation des prix est garant d’une stabilité sociale. On peut après cela utiliser le surplus comme carburant, comme source d’énergie et de production intégrée ou comme source d’échanges. L’avantage est que la consommation domestique de nos produits permet de réduire notre empreinte écologique et de réduire notre dépendance aux importations. |
La hausse des cours des matières premières agricoles va-t-elle durer ? Faut-il la maîtriser (et si oui, comment ?) dans une perspective de garantie d’accès pour le plus grand nombre possible à une nourriture à des prix « raisonnables » ? Mais a contrario, n’est-elle pas une chance pour l’agriculture mondiale parce qu’elle permettra le retour des investissements qui ont cruellement fait défaut sur les décennies passées ? Chance pour l’agriculture, mais pour les agriculteurs ?