Forums > Agriculture de France et du reste du Monde > L’agriculture mondiale devra produire plus et mieux. Et l’agriculture française ? mieux certainement, mais plus ? - 12 commentaire(s)
antoine
31/03/2008 14:18 74

L’agriculture mondiale devra produire plus et mieux. Et l’agriculture française ? mieux certainement, mais plus ?

Quels rôles pour l’agriculture mondiale demain ? Comment satisfaire les besoins alimentaires de la planète tout en respectant mieux l’environnement et en répondant aux demandes non alimentaires ? Dans ce contexte général, quels rôles pour l’agriculture européenne et française : missions identiques ou spécifiques ?

Nicolas
07/04/2008 15:06 1053

Je pense que dans un premier temps la France doit montrer l'exemple et deveollpement une agriculture que respect l'environement et qui fournisse des produit sains et de qualité. De plus, la france doit conserver son image de gastronomie de qualité. Pour l'instant laissons les OGM aà l'étude dans les laboratoires.

MartinS
07/04/2008 18:33 1059

Produire mieux! c'est ce que tout loe monde demande. Mais les normes appliquées en France ou en Europe ne sont pas les mêmes que celles appliquées en Amlérique du Nord ou en Asie...  Alors, pourquoi ne pas appliquer un tri  sur les produits (agricoles) qui sont vendus aux consommateurs en refusant par exemple d'acheter des produits qui ne sont pas produits avec les mêmes normes. Les Allemands avec la régulation KAT (je crois) par exemple, plus stricte encore que nos normes européennes, font produire dans d'autres pays (en France et en Italie) des oeufs, mais ces élevages sont soumis à ces normes KAT. Pourquoi la France ne pourrait-elle pas faire de même? pourqoi les citoyens français ne sont-ils pas plus responsable? 

nainnain
10/04/2008 23:03 1112

je ne suis qu'un paysan mais je ne crois pas beaucoup à cette idée de plus et mieux je pense que l'essentiel a été découvert depuis les années 50 , les croisements des plantes ne devraient plus faire de miracles , les OGM (on en parle plus loin) ça cause beaucoup mais ça n'apporte pas encore de miracles ; produire mieux c'est à définir ! le rendement en bio c'est 2 à 3 fois moins que le conventionnel et on évite de parler des problèmes que cela génere ( ce n'est pas parce qu'un produit est naturel qu'il n'est pas toxique et les prédateurs naturels que font -ils lorsqu'ils ont fini de manger l'espèce visée...) je pense qu'il faudrait plutôt restructurer la production et prévoir des stocks car dans l'agriculture on est tributaire de la météo ,chose qui a été oubliée pour 2007 ,des stocks auraient limités ces problèmes alimentaires dans le monde . On dit qu'il faut laisser circuler les marchandises en fait c'est celui qui produit le moins cher qui vend : n'y a t il pas là un problème politique mondial?

evremond
15/04/2008 14:41 1231

"Mieux" c'est  choisir des "plus" en même temps que des moins ! Pour la France et l'Europe selon l'histoire et la géographie en changement.

- Plus de produits à image (et prix) pour le monde

- Plus de produits de proximité pour nos urbains qui se multiplient

- Plus de services (personnes, entreprises, environnement) dans le rural profond et moyen (parfois touristique ou résidentiel)

- Le nécessaire de notre dotation favorable en espace pour contribuer aux besoins locaux d'énergie, aux "commodités" de l'Europe et à un excédent raisonné pour la fluidité de l'appro mondial...

pierre
17/04/2008 16:35 1292

l'agriculture francaise doit aider l'afrique à produire plus,par le developpement des cultures de tournesol,par l'utilisation de la farine de coton glandless en pânification,et en soutenant les societés de développement crée par la coopération francaise

titan
17/04/2008 17:07 1295

oui mais je pensais que cela se faisait déjà depuis des années et visiblement àa ne porte pas vraiment ces fruits ! pour quelles raisons et comment rendre efficace l'aide ?

mulot
22/04/2008 10:39 1385

Attention au piège de "produire pour nourrire le monde" qui était dans les esprits céréaliers les décenies précédentes, qui subsiste encore aux USA et qui a été repris depuis plus de 10 ans par les pays producteurs de l'hemisphére sud. Les échanges alimentaires mondiaux représentent moins de 5% de la production. Il s'agit d'un marché de surplus livré à toutes les spéculations qui perturbent (euphémisme) les économies des pays en insuffisance alimentaire.
L'aide alimentaire gratuite vient concurencer directement l'économie agricole des pays en besoins et chasse les paysans (80% de leur population) vers les villes puis vers l'émigration.On touche l'aspect sociétal du développement durable.
"Donnes lui un poisson: il se nourrira un jour, apprends lui à pêcher: il se nourrira sa vie durant"

PoLo
06/05/2008 16:17 1574

pour ce qui est de la cooperation critiquable qui pourrait alimenter un site de forum a lui tt seul
plus que la cooperation, des projets et autres appui à des cooperative, ce long travail d'appui de formation, de rencontre et echange avec les paysans du sud est soufflé par les politiques des tetes biens pensantes de bcp de pays industrialisé et des organisations mondiales (OMC, FMI) qui ont poussé par leur politique liberale sous la contrainte (pret d'argent bien sur) à lever leurs barrière douanieres creant une competition entre les productions locales et les production d'autres pays....

alors d'un coté on aide et de l'autre on dit ouvrer vos frontieres pour y faire rentrer les cereales que l'on produit avec une productivité bien plus elevé (1 pour 200) et comme si cela suffisait pas on donne des aide et on subventionnent les exportations

car je pense pas que les agriculteurs se disent je vais produire plus pour les pauvres du sud, il cherechent a garder ces aident et sa capacité de production pour en retirer leur meilleur revenu

l'aide alimentaire c'est rarement des sac de blé qu'on donné au plus demunie, se sont aussi des ventes subventionée

les pays ont la capacité de produire leur propre alimentation, mais face a la concurence de nos agricultures productive et subventioné que faire si ce n'est que partir en ville.... n'oubliez pas les emeutes de la fin ce sont en ville que ca se passe car ayant laisser leur terre pour rejoindre la ville ces nouveaux citadins en situations difficile doivent maintenant payer cher leur alimentation n'ayant que de tres faible revenu et plus de capacité a produire leur cereales ayant abandoné leur terres....

donc laissons les pays se proteger comme nous l'avons fait apres la guerre pour eviter le raz de marée de la production US cela nous a permis de nous structurer, apparement une fois bien structurer on oublie comment on en est arriver la et on dedruit ce qu'on essaye de construire par la cooperation, on marche vraiment sur la tete mais a n'en pas doutez il le savent, la cooperation c'est bien les resultats importe peu.... ce n'est que mon avis!

nor
07/05/2008 09:57 1590

tout à fait, Polo: qu'il est déplorable de parler d'aider les pays pauvres quand nos exportations cassent les prix et détruisent le faible tissu rural qui subsiste!

nainnain: salut, peux-tu m'indiquer où tu as trouvé tes infos selon lesquelles l'AB représente des rendements 2 à 3 fois moindres qu'en conventionnel? je suis à la recherche de données fiables car le sujet m'intéresse. Mais je pense que tu es un peu sévère, car en ce qui concerne le blé tendre (que je connais un peu) les baisses observée sont déjà très variables selon les conditions pédoclimatiques et vont en gros de -30 à -60% (ce sont les extrêmes observés). Il faut aussi penser au problème des semences bio: le marché étant encore très restreint en france et la production de semences bio étant très complexe, cela n'intéresse guère les semenciers et les producteur bio souffrent d'un manque de variétés adaptées. Par exemple pour le blé en AB, environ 40% des surfaces en france sont semées avec des semences de ferme, qui, on a beau dire, ne garantissent pas de grandes performances.

On a donc un problème de progrès génétique pour l'AB qui fait que l'on peut se tromper lourdement sur l'estimation des capacités de ce modèle de produciton.

Je pense que l'AB peut avoir un rôle pour nourrir le monde: en effet il s'agit de pratiques à la portée des agriculteurs les plus pauvres (peu d'intrants...) sous réserve d'un gros (gros!) effort de formation car il ne faut pas oublier que l'AB repose sur des connaissances pointues en agroécologie.

sujet passionnant!

nivelle
10/05/2008 17:48 1623

les semences de ferme sont aussi utilisées par les producteurs dit conventionnel et permettent , quoiqu'on en dise les mêmes rendements : il suffit juste d'acheter une nouvelle variété et de là multiplier ,de là travailler aussi consciencieusement que les producteurs de multiplication ( c'est encore permis )

 En bio il faut choisir des variétés résistantes aux maladies et , en principe , elles sont moins productives . Il faut semer un peu plus tard pour ne pas être envahi par les adventices : le potentiel diminue également un peu

 Il n'est absolument pas exagéré , en France de n'envisager que 50 % de rendement en bio ....c'est même un bon objectif

 Dans les années 1965 " les volontaires du progrès " ont été en Afrique pour essayer d'apprendre nos méthodes de l'époque .....peu de résultats / ce sont les cours mondiaux maintenus très bas qui ont dissuadés les cultures dites "vivrières " n peut penser qu'elles reprendront !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

nor
14/05/2008 17:03 1645

En effet nivelle j'ai lu récemment ("semences et progrès" du janv-fév 2008) que le taux de renouvellement des semences était de 57% en france en 2007, soit en augmentation de 6 points par rapport à 2006. Ceci signifie qu'un peu plus d'une graine sur deux a été achetée (dites moi si j'interprète mal cette donnée), donc que la part des semences "de ferme" reste assez importante.

pour revenir sur le défi alimentaire mondial: l'agriculture bio peut-elle nourrir le monde?

j'ai vu un intéressant exposé de Valentin Beauval expliquant qu'il faut raisonner au cas par cas, car le contexte est différent d'un pays à l'autre (dotation en terres arables, fertilité des sols, démographie, pouvoir d'achat?). Par exemple, alors qu'en France on a en moyenne 50 ares/habitant de SAU -Surface Agricole Utile-   (dont 33 cultivés), des pays comme le Vietnam (11 ares dont 8 cultivés), l'Inde (18 ares dont 15 cultivés) ou l'Égypte (5 ares dont 4,5 cultivés), sont bien moins favorisés du strict point de vue des surfaces. Dans leur cas on ne peut raisonnablement pas penser que l'AB sera une solution, il faudra sans doute même envisager une intensification de leur agriculture!

nivelle
18/05/2008 18:21 1735

nor , vous avez bien lu et je précise

-L'agriculteur à la possibilité d'acheter chaque année une quantité de semence totale ou une petite quantité qui lui permet de récolter suffisament pour la totalité de ses besoins l'année suivante

Cette petite surface doit être bien suivie pour éviter un mélange avec d'autres variétés et un désherbage correct ainsi qu'un néttoyage avant semis .........Vos chiffres sont valables pour la France mais variable selon les fermes

 Les pays que vous citer ont une agriculture à peu près bio mais leurs conditions de vie ne fait rêver aucun Français ......tant les conditions de travail que le contenu de l'assiette

leur niveau de production peut certe être amélioré tout en restant bio mais à qualité de terre égale un rendement bio ne peut atteindre ......et de loin , un rendement d'agriculture conventionnel

 

 
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