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Mutation de citadin vers agriculteur : comment oser franchir le pas ?
- 20 commentaire(s) |
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03/03/2008 14:13
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Mutation de citadin vers agriculteur : comment oser franchir le pas ? |
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05/03/2008 16:13
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certes votre projet semble muri sur le plan familial, pour savoir s'il l'est vraiment sur le plan professionnel, sachez que dans beaucoup de chambre d'agriculture il existe des points installations ou des services semblables qui pourront vous renseigner sur la viabilité de votre entreprise. il me semble que vous vous posez les bonnes questions, pour les vacances il faut peut être un peu oublier, surtout au début car quand on s'installe il y a toujours quelquechose à faire. Par contre, la saisonnalité de ce métier permet de dégager des moments de libre où il y a moins de travail. Rassurez vous: de vivre à la campagne dans la verte nature vous font oublier la necessité de prendre des vacances. De plus votre femme semble motivée, c'est une bonne chose. Elle a un métier avec un salaire, chose appréciable, car les benefices ne sont pas forcement immédiats dans ce métier. Une entreprise à construire c'est une strategie, gerer le présent et anticiper les années futures, vaste programme, mais ô combien interessant et enrichissant.( avec mon mari, nous nous sommes installés il y a quelques années déjà) |
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06/03/2008 01:05
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Salut Ben - Tu devrais aller raconter ton projet à l'équipe de "VILLAGE MAGAZINE"... Je suis sûr qu'ils t'apporteront des conseils utiles et éclairés. Sinon, ils ont un site http://www.village.tm.fr où il y a un forum sur l'installation à la campagne. |
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06/03/2008 11:30
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Pour réponde à Xof : merci pour l'idée, j'irais faire un tour sur le forum...Je connais la revue, mais je n'avais pas songé à en parler chez eux... |
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06/03/2008 21:09
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pour Ben, même si le fait de recevoir des primes peut paraître enervant, je le reconnais, cela aide pour la trésorerie. En fait ce sont des compléments de prix destinés à compenser des prix de vente inferieurs aux prix de revient. Il faut le voir comme cela, c'est mieux d'être remunere de facon normale sans passer par cette case mais c'est la politique actuelle de l'Europe. |
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10/03/2008 10:14
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Bonjour Ben, |
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10/03/2008 11:32
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Salut Melle, |
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27/03/2008 11:17
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bonjours j'ai 24 ans je suis de nantes issu du milieu agricole (mes grand parent et 2 de mes oncle sont agriculteur) et je suis en train de m'installer (contrat pré -instalation) dans la loir a 700km de che moi alors qu'ily a de la place sur la femr efamilliale a 3 km. les raison son simple pas la meme vision de l'agriculture. et donc impossibiliter de s'entendre au travail. j'ai donc trouver une autre exploitation, qui a la meme visoin que moi de l'agriculture. pour moi devenir exploitent seul sur une ferme a l'heure actuelle est impossible au bous de quelque annés il y a forcément un truc qui "merdouille" plus de temps pour la famille et le conjoint part voir ailleur, ou alors on délaisse un peut l'exploitation pour la famille et la le revenu en patie ou encor on boss comme un dinge et le santer en prend un coup. je ne consoi pas de s'installer seul. Ben vas y fonce , moi sa fait 2ans que je me pose la question et j'ai décider de me jeter a l'eau car il n'y a que sur un ferme ou je me sent bien et se ne mefait pas chier de me lever a 5h30 tout les matin pour traire ou livre le lait . Melle trouve ce qui te plais en agriculture et après trouve comment le conjuger avec ta vie de famille. moi je ne voulais pas fair de vache a lait au début a cause des traite qui son contaraignente. mai je me suis rendu compte que c'était ce qui me plaisais les vache a lait et la transfo du lait. comme je voulais pouvoir prendre des vacance et sortir de temps a autre j'ai rafléchi a comment aménager le temps de travail. la solution une assiciation en GAEC on est 3 sur l'exploitation et on trait donc chaqun notre tour une semaine et un week-end sur trois. Melle tu ne doit pas choisir ta branche agricole en fonction de ton emploi du temps mais fair ce qui te plais et adapté ta méthode de travail a tes contraint exterieur. je connais des ferme de 4 associer en vache laitière et volaile ou le sgar ne bosse que 50H par semaine. et il on un ouvrier que fait tout les traites du soir ce qui leur permet d'avoir leur soiré avec leur enfant.
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29/03/2008 11:10
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Salut, Ben, J'ai repris l'exploitation familiale il y a 4 ans, après avoir, navigué 12 ans dans diverses "Grosses" Entreprises. Je ne regrette pas d'avoir eu cette chance de voir
autre chose que l'agriculture. ffice
Au départ je pensais comme toi, m'associer, pour dégager du temps, partager les risques aussi.
Mais crois moi il vaut mieux trouver d'autres solutions ! Etre agriculteur c'est d'abord avoir l'esprit "D'ENTREPRENDRE" ça parait bête comme ça. Mais crois moi personne n'a
vraiment la même vision du sujet.
Au départ j'ai donc été double actif, pour démarrer, ma femme est salariée mais ses parents sont du milieu (ça aide bien aussi), puis par la suite tu trouves TES SOLUTIONS. Tu
sauras trouver du temps pour ce que tu estimes nécessaire, créer les activités qui sont rémunératrices, pour ce que tu veux réellement !
S'associer n'est jamais facile, mais en agriculture c'est encore moins évident, tout est affaire de compromis ....
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29/03/2008 11:33
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ReSalut, Ben,ffice
Etant un céréalier (Maïs) donc sous ton raisonnement : Un Paysan pollueur !
Je peux t'assurer que les primes sont encore nécessaires de nos jours, uniquement pour garantir une production
nationale !
Pour ma part j'ai fais mon stage d'installation au Texas il y a 12 ans, j'en suis revenu dégoûté, persuadé que notre avenir d'agriculteurs français était de devenir jardiniers,
pour que les citadins ne visitent pas que des ronces lorsqu'ils viennent le week-end. Mais par la suite le projet a mûri, puis je me suis installé.
Mais sans primes a armes égales on ne lutte pas longtemps contre des exploitations de plusieurs milliers d'hectares, qui génèrent des millions de US$ par an !
Il faut voir les primes comme une garantie au citadin de lui fournir un produit dont il a une
maîtrise de contrôle. Il faut aussi que nous agriculteurs acceptions de rendre des comptes en permanence (ce que l'on fait d'ailleurs), ils payent, donc aussi absurdes que sont les exigences de la
législation, il faut composer avec ça !
Quitte à avancer avec plusieurs balles dans les pieds !
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12/04/2008 20:51
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Ben; ou en etes vous de votre projet d'installation? avez vous pris la décision, il faut réfléchir mais le plus important c'est de savoir si au fond de vous vous avez vraiment envie. |
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12/04/2008 21:59
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Bonsoir, |
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20/04/2008 18:35
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bonjour ben j'ai 46 ans, mariée depuis 25 ans à un agriculteur éleveur et institutrice depuis 27 ans. je n'étais pas de la campagne mais d'une ville assez grande . Oui, c'est très difficile pour une femme d'agriculteur avec un métier tel que le mien de supporter toutes ces contraintes. Mon mari n'a pas d'associé : j'ai un métier avec énormément de vacances et lui aucun jour de congés. C'est très difficile de voir les copines partir en couple, avec les enfants quand moi je partais seule avec nos 3 enfants. J'ai failli craquer plusieurs fois mais je suis resté par amour d'abord et parce que malgré tout cette vie me convenait. Les enfants pouvaient voir leur père pratiquement quand ils le voulaient, parfois en travaillant avec lui, en profitant du grand air, de l'espace et d'une vie équilibrée et proche de la nature et des animaux. Nous puovions nous voir, mon mari et moi souvent dans la journée et je pouvais passer de grands moments avec lui. il y a bien sûr l'isolement quand les enfants deviennent ados. Ils ont choisi l'internat dès la 2° pour être avec des amis. Les 2 grands font des études agricoles, preuve qu'ils sont loin d'être dégoûtés. Attendez-vous à avoir des moments très difficiles mais aussi de grandes satiafactions. je pense que la clef est un couple très uni. bon courage |
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20/04/2008 20:11
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"Ben" qu'est ce qu'il te manque pour prendre ta décision ?ffice
Tu dis toi-même que la chose est économiquement viable. Pour la pérennité des primes, c'est sûr que l'on va nous serrer de plus en plus l'enveloppe, surtout que pour les céréaliers
pour le moment on peut dire que la situation s'est éclaircie. Mais je ne crois pas que l'élevage sera délaissé pour autant, de plus le ministre l'a dit lui-même : nous allons vers un découplage
total.
Tu vois ce que ça veut dire ?
Le minimum sera encore mieux garanti, même sans production. De toute manière tu vois bien la situation actuelle, on a besoin de productions agricole intérieure, plus personne
n'envisage d'externaliser l'agriculture comme c'était le cas il y a 2ans ! Maintenant sur le plan familial, il faut voir comment c'est perçu par chacun des tiens. Mais si l'un doit se "sacrifier", ce n'est pas le genre de vie que l’on prends par force, il faut qu'il ait au moins un attrait pour chacun de vous. En tout cas on sent quelque chose de "grand" en toi pour ce métier ! |
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22/04/2008 19:14
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je reponds a tous mais surtout a admdm.... je suis originaire de Paris aucun lien avec le milieu agricole dans ma famille.... j'ai decouvert l'amour avec un paysan il y a presque 30 ans ...je suis toujours avec lui ! je suis devenue agricultrice a part entière j'ai donc epouse l'homme et le metier des vaches laitieres dur dur de s'y mettre tous les jours mais j'y suis arrivee...!!! j'ai actuellement bientot 49 ans... nous avons eu 4 enfants dont 2 fils installes en gaec avec leur pere en 2004 et 2006.... moi que suis je devenue ? j'etais en earl avec mon epoux jsuq'en 2000... puis le coup de massue on m'a diagnostique une sclerose en plaques....! tous mes beaux projets reduits a neants (je voulais faire des chambre d'hotes et un camping a la ferme...) je suis depuis 4 ans en fauteuil roulant... mais je continue de tenir la compta du gaec pour avoir encore une petite place dans le monde agricole .... et puis pour "oublier" la maladie j'ecris....me voila avec une nouvelle passion.... mais enfants sont grands ( 27, 25 1/2, 21 et 19) je suis meme grand mere depuis 3 mois, mais je suis souvent seule ! mon mari est toujours en activite au moins encore 10 ans... faut bien que je m'occupe....! je viens de sortir un livre,, un roman une saga paysanne moderne...(evidement inspiree de ma vie...) je parle de la vache folle, des problemes actuels...des femmes en agriculture...etc..... enfin bref j'ai epouse un agriculteur et je ne le regrette pas...malgre que les vacances fussent rares !!!! et j'en ai engandre 2 de plus....! nous n'avons plus de production laitiere depuis 12 ans mais nous sommes en bio en limousin + vaches limousines+ moutons... voila alors ben fonce franchi le pas je suis sure que tu ne le regretteras pas la qualite de vie et geniale mme avec ds contraintes ... tu vois moi qui ai besoin de soins specifiques qu'on ne trouve qu'en ville je prefere m'en passer je ne veux pas retourner en ville pour le moment....! mon blog si vous voulez voir ce que je fais.... http://l-ecriture-de-laurence.over-blog.com
a tres bientot laurence alias sanguirena....
au fait vous les agricultrices allez sur le forum d'annmy il est tres bien j'y suis aussi....!
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28/04/2008 13:47
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Bonjour, et désolé si je traine un peu pour les réponses, mon travail devient de plus en plus prenant actuellement.... Ca m'habitue pour la suite !! |
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02/09/2008 11:31
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Bonjour, |
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03/09/2008 10:10
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Super Ben ! Bravo et surtout tiends nous au courant ! |
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30/09/2008 11:42
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Moi j’ai une réelle envie de m’installer dans les céréales avec majoritairement du blé. Pour cela je vais suivre une formation BPREA. Je suis actuellement en poste en CDI mais moins d’un an d’ancienneté dans cette entreprise mais en tout 2 ans de travail effectif. Le plus fou c’est donc que je n’ai pas le droit au fongecif et que la seule solution de pouvoir faire financer ma formation est de se retrouver au chômage. Déjà pour un point de départ, c’est moyen?
ffice En plus j’ai en fait plein de questions pour lesquelles il est difficile d’avoir aujourd’hui une réponse solide sur laquelle s’appuyer et rassurante pour l’installation. En effet, je ne suis pas issue d’une famille d’agriculteurs donc pas de terres, ni matériel, ni installation. Les seules solutions qui s’offrent à moi : reprise d’exploitation ou associé. Je préfèrerais nettement une reprise d’entreprise car je souhaite m’installer avec mon ami qui a une formation agricole et qui est passionné par cela également. J’ai donc regardé un peu les prix de reprise d’exploitation agricole et je dois dire que cela ne va pas être chose facile de trouver ce qu’il convient à un prix raisonnable et surtout « finançable ». Le pire, c’est que pour certaines reprises, il était exigé un apport personnel assez important.
Comment donc faire face à des financements si importants ? De plus même si des aides sont données aux jeunes agriculteurs, le montant maxi de 110000€ (avec maxi 20000€ pour le foncier)?.ça paraît difficile pour l’achat de l’immobilier?
Et je suppose que les crédits ont une limite maximum?ce qui est logique !
Dans ce cas, comment faire dans le concret ???
Je vais mettre ce post ici et sur le forum echanges citadins agriculteurs au cas où certains d'entre vous pourrait m'aider pour avancer dans la réflexion.
Merci d'avance
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01/10/2008 11:18
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Ben, réaliser son rêve est tès important car le doute est pire. J'ai fais le grand saut en 2000 après 6 mois de réflexion. De salarié, je suis devenue exploitante. Il faut dire que tous les jours je faisais 100 kms pour me rendre et revenir du travail. Vie de famille nulle et très perturbée. Mon retour a été apprécié par toute ma tribu et j'ai pu voir grandir mes enfants et oublier le mot "vite"(remarque faite par mes enfants). Bien sur que des difficultés sont là( sècheresse à répétition, FCO et ses contraintes,augm des carburants et des charges en général) mais je n'ai ABSOLUMENT aucun regret si ce n'est de l'avoir réalisé plus tôt.
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06/10/2008 12:27
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Bonjour, |
quelques mots sur ce site, juste pour témoigner :
Parisien depuis 8 ans, originaire du Sud, j'ai toujours eu du mal à supporter cette ville : le monde, les trajets, la pollution, le coût de la vie... Je trouve tout ces aspects dégradés... Paris est une superbe ville, où il fait bon de venir... En touriste !! Parce qu'il y a énormément de choses à voir, ce que je n'ai pas su faire depuis que j'y travaille.
Dernier "craquage" en date : il y a 2 ans, en fin de CDD, j'ai osé franchir un premier pas : une formation agricole pour pouvoir obtenir des compétences dans ce domaine avec la ferme intention de m'installer...
Une structure est disponible au niveau familial, sans repreneur pour l'instant.
L'idée : tout planter et se barrer...
Oui je sais, c'est un coup de tete.... Qui dure depuis au minimum 3 ans !!! C'est à ce moment que j'ai rencontré LA personne qui n'a pas été effrayée par un projet de "retourner les deux pieds dans la bouse" !!! C'est aussi elle qui m'a motivé à faire cette formation....
Le premier pas est franchi..... Reste le grand saut... Et là c'est plus délicat :
Se retrouver dans un p'tit village (qu'on connait déjà) dans une région qu'on appelle entre nous "le triangle" : au milieu de rien, loin de tout : 80 km de la première "ville" avec hopital et lycée par exemple, 20 km du collège, certes il y a un village à 4 km de la ferme qui semble revivre (un bar-tabac-marchand de journaux qui rouvre, 2 épiceries,un boulanger... mais une pharmacie sans repreneur pour l'instant !)...
Nous ne sommes pas du tout des accros de la vie parisienne, voire meme de la vie en ville : la réorganisation de notre vie en fonction des contraintes ne nous fait pas peur, une seule chose nous inquiete : nous retrouver pris dans une spirale de boulot infernale sans que je puisse dégager de revenus ni de temps... Ma douce est institutrice, ce qui nous garantit un revenu exterieur, mais, avec 3 enfants dont 2 issus d'une précédente union, nous n'avons pas trop le droit à l'erreur...
D'autant plus que les enfants nous occupent également beaucoup, et que je n'ai pas envie de laisser leur mère s'occuper de tout !!! Et pour le reste, la possibilité de s'installer avec des associés permet quand même de pouvoir prendre des vacances, meme avec 2 troupeaux sur l'exploitation... Ce qui n'est pas négligeable !!!
Nous en sommes à ce point : Ira ? Ira pas ?
La ferme est loin de la famille de madame (700 km tout de meme !!) mais elle ne sera pas "enchainée à la ferme" : c'est moi seul qui bosserait sur la ferme... En cas de craquage, les vacances scolaires pourraient etre une excellente soupape de décompression... Le papa des 2 ainés est loin également... Comment réagir si un jour les enfants nous le reproche ?
J'en suis à me poser la question d'aller voir une ferme ailleurs, à mi-chemin entre tout , une structure permettant de contenter tout le monde.... Mais l'idée de me retrouver seul sur une structure ne m'enchante pas des masses : finis les possibilités de congés !!! Même avec un service de remplacement efficace, je doute de trouver l'équivalent d'un associé....
Mutation d'un citadin à la campagne : plus qu'un changement de lieu, c'est un changement radical de vie...avec la possibilité d'y gagner en qualité certainement, mais pas d'idéalisme : nous essayons pour l'instant de cerner les problèmes qui pourraient "pourrir" notre quotidien, et à terme mettre en péril notre idée... Mais faudra pas réfléchir trop longtemps, j'aimerais bien y arriver un jour !!!
Je précise : je ne suis pas un "soixante huitard attardé" (j'étais pas né en 68 !), ni nostalgique des hippies avec l'élevage de chèvre (quoique, des fois ....), je voudrais essayer d'avoir un projet viable sur le long terme, avec un boulot que j'estime passionnant, et tout ca, sans négliger l'éducation de mes gamins, les vacances avec eux, et gagner ma vie correctement... Ca fait peut etre beaucoup....
(C'était notre rubrique : "il y a encore des dingues qui ont envie de faire ce métier...")