Forums > Hommes en agriculture > PAYSAN,UN METIER POUR DETENTEUR DE GROS MOYENS... - 6 commentaire(s)
bertrand
12/06/2008 18:28 233

PAYSAN,UN METIER POUR DETENTEUR DE GROS MOYENS...

J'en ai rêvé,je l'ai imaginé et je l'ai vécu quelques années. Fils de paysan,aprés un BTSA et un vécu à l'extérieur de l'exploitation familiale, à 35 ans,j'ai retrouvé une petite exploitation qui m'a permis de vivre de"prés" le métier de mes péres (famille de paysan depuis quelques générations). j'ai vite compris que malgré un certain "savoir faire", il fallait disposer de gros moyens.Le métier d'agriculteur avec 2 chévres et 3 moutons est révolu...L'agriculture d'aujourd'hui et de DEMAIN  c'est un métier de professionnel de "Haut niveau" en mesure de gérer en connaissance de cause les leviers de l'entreprise. Ne pas vivre le métier en tant qu'assisté entouré de techniciens irresponsables financiérement de l'entreprise.Il y a trop de gens pour parler de l'agriculture mais trés peu pour s'impliquer dans les dures réalités du métier. C'est aussi et surtout  une entreprise à part entiére qui a une "obligation de résultats" comme toutes les entreprises, qui comporte d'énormes risques inssufisament pris en considération à la merci du biologique,des marchés,du climat,de la valeur agronomique et d'un systéme d'exploitation durable,fiable,techniquement réalisable,économiquement "rentable".Chaque zone a ses atouts et ses limites.On ne cultive pas du blè à trés haut rendement n'importe où.Les coûts de production sont de plus en plus élevés: le prix du foncier doit rentrer dans le prix de revient de la production,les charges courantes et elles sont nombreuses et élevées ,l'amortissement des immobilisation,le volant de trésorerie et la MAIN D OEUVRE.Comment se fait-il que le citadin chipote en permanence son temps de travail (voir les 35 heures remis en cause) et que le paysan devrait assurer des temps de travaux de 60-70 heures par semaine voir plus pour nourrir les Hommes à trés bas prix (voir soucis du panier de la ménagère). Connaissez vous des personnes qui réalisent plus de 3000 heures de travail par an pour un petit SMIC non assuré dans le temps ??? Pourtant, c'est le cas de beaucoup d'éleveurs qui ne pensent qu'à la retraite vu la galére dans laquelle ils sont;pas de repos,pas de répis,pas de vacance. Il n'y aura pas de remplaçant valable et durable pour assumer ces tâches ingrates souvent non rentables si "on compte tout " et n'allez pas croire que le paysan de demain pourra  fonctionner longtemps "sans compter " Il sera vite voué à l'echec et je peux dire en avoir rencontrés...Les agriculteurs et les entreprises agricoles en difficultés, elles existent  et il n'y a pas que le voisin...nul n'est à l'abri. Le métier de paysans, par les temps qui courent, c'est comme de se marier , réfléchissez bien avant de vous y engager...Adressez vous à des experts et poussez la réflexion de vos projets au moindres détails. Ne vous laissez surtout pas influencer par tout ces administratifs ou semi administratifs qui craignent surtout perdre leur place bien chaude si il n'y a plus de paysan. Si on veut des paysans, il faudra vraiment que le contexte change c'est à dire rémunérer leurs produits à leur coût plus MARGE ...Il n'y a pas besoin de tout ces papiers et ces blabla orchestrés par des gens qui assurent leurs revenus à parler des paysans.  

 

citherbe
13/06/2008 00:47 2155

Les formes actuelles d'industrialisation concentrée engendrent pollution, pénurie de matiéres premiéres et d'énergie, déséquilibres accrus entre les nations, enfin dévitalisation rurale. Source d'inflation, le gigantisme engendre une crise aigue de la société. Reste à susciter un réel progrès par des unités de conception et production déconcentrées et un aménagement "socialiste" du territoire et du cadre de vie. Cela suppose des discours théoriques mieux branchés sur la réalité concréte et plus des agriculteurs eux même.

mh49
18/06/2008 14:28 2184

j'ai lu avec attention votre message. C'est une vue assez pessimiste du métier. Il y a quand même bien des "avantages" (comme dans chaque profession), il faudrait en parler. Il est vrai que c'est un métier dur parfois très dur !

Métier de professionnel : c'est tout à fait vrai : ça ne s'improvise pas. Il faut être bon technicien, agronome, bon gestionnaire et même parfois bon "commercial" (selon  les produits) et ne surtout pas dépendre de techniciens : savoir les écouter peut être mais surtout rester très critique, ni d'un seul moyen de commercialisation.

Etre le moins dépendant possible des banques, donc le moins d'emprunts possible ! Et c'est là que je ne suis pas complètement d'accord : être agriculteur ne veut pas systématiquement dire disposer de gros moyens. On peut voir "petit" et tirer quand même un revenu de son travail !

Pour conclure, car il y aurait encore beaucoup à dire : être le plus autonome possible, diversifier (l'intensification et la "quasi" monoculture est une abbération d'un autre temps !)   

lau49
18/06/2008 17:28 2186

JE SUIS D ACCORD IL FAUT AVOIR UN CAPITAL IMPORTANT EN ELEVAGE BOVIN OU PORCIN POUR ESSAYER DE DEGAGER TRES PEU DE REVENU DE SON TRAVAIL ET QUEL QUE  FOI  PERDRE BEAUCOUP D ARGENT UN JEUNE QUI DEMARD SANS ARGENT PERSONNEL IMPORTANT EST CONDANNER CAR NOS CHARGES PROGRESSES SANS CESSE ET NOS PRIX   N EVOLUS PAS DANS LE BON SENS SI L ON VEUT PRESERVER L AGRICULTURE TYPE FAMILIALE IL FAUDRA QUE LE METIER SOIT TRES REMUNERATEUR SINON SE N EST PAS LA PEINE

nivelle
22/06/2008 11:02 2193

mh49........Je suis agriculteur  retraité et ai lu avec beaucoup d'attention votre discours qui demande a être étayé par des solutions précises afin de ne pas être LANGUE DE BOIS ......flatteur , critique , mais aucune piste sérieuse

En effet , comment concilier :

-être le plus autonome possible

-diversifier

-Etre le moins dépendant possible des banques,

 

mbo23
29/06/2008 16:31 2233

je ne suis pas fils de paysans  mais l'agriculture j'aime sa je lu idonnais des coup de main

non etre exploitant n'est pas un metier pour riche

il faut reflechir

etudier mais pas dans les livres

travailler de facon simple, sans chercher a produire chère

les moins couteux sont les meilleur

en 1995 j'ai commencer avec une normande prete a faire veau et depuuis j'ai 17 bovins sur 13 ha je fais de la vente directe sur la creuse veau sous la mere  je sais complement RMI de 150 euro

la j'ai peut etre trouver plus grand 50 ha

mais mon projet interresse la banque

je fais actuellement un veau par mois et il me faudrais 3 par mois minimun, je produit sein pas d'ensilage je travail commil y a 100 ans

avec methode d'aujourd'hui

mais je prend et je laisse ce que l'on m''apprend mais les personne agée m'on plus appris

mon but est de produire de lea qualiter

je gagne pa plus que vendre au boucher,juste etre satisfait de faire qualiter;mais client sont cotant

 

 

mh49
11/07/2008 12:06 2339

A NIVELLE ...

Je ne cherchais ni à flatter, ni à convaincre qui que ce soit, simplement exprimer un point de vue.

Issu du monde agricole, avec une formation supérieure agricole, j'ai visité des exploitations, discuté avec de nombreux agriculteurs et analysé plus d'un bilan et compte de résultat. Je ne veux pas me perdre en détails pour être précis. Mais tout de même, prenons un exemple : atelier porc. Une grosse partie de son autonomie et sa diversification sont pour l'éleveur d'essayer de produire au maximum ses céréales lui-même (bien sûr il ne pourra pas être autonome à 100% !) mais plus il pourra fournir lui-même l'alimentation, moins il sera dépendant des fabricants d'aliments (c'est d'ailleurs la tendance) et c'est un avantage énorme pour l'exploitation : plus de qualité, moins de fragilité par rapport aux fluctuations du marché (des fournisseurs d'aliments).

La tendance du prix du porc n'est tout de même pas à des hausses importantes, comment peut-on miser sur des augmentations de prix, en s'engageant sur des investissements lourds ? (c'est la même chose pour le lait  : robot de traite et/ou grande stabulation pour ceux qui anticipent la libéralisation des quotas). Alors que l'agriculture française subit une concurrence forte d'autres pays (dans l'UE et hors UE), miser sur la qualité plutôt que sur la quantité, protéger son sol, le garder vivant (n'est ce pas le "capital" le plus précieux de l'agriculteur) ne serait-ce pas la meilleure carte à jouer pour l'agriculteur ?

Oui j'ai rencontré des agriculteurs qui cherchent l'autonomie technique, financiere, (pas forcément matériel : organisation en CUMA) et qui cherchent à diversifier leurs productions.

 

 
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