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Forums > Agriculture et environnement > Et si on parlait d'un sujet délicat : l'irrigation, et l'impact des retenues de substitution - 5 commentaire(s)
Marc Will
19/05/2008 23:39 187

Et si on parlait d'un sujet délicat : l'irrigation, et l'impact des retenues de substitution

Depuis les années 80 les surfaces irriguées n'ont cessé d'augmenter en France, l'eau ayatn été trop longtemps considérée comme une resource illimitée et pas chère, la PAC a aussi ne son temps poussé à l'irrigation ne subventionnant 6 fois plus une parcelle de maÏs irrigué que le maintien d'une prairie naturelle,  puis l'état des nappes phréatiques nous à contraint à réagir.

Ce fut la mise ne peuvre de programmes d'irrigation à al carte (dans le loiret notamment) et le développement de plusieurs outils bine inspirés comme "Optim' Eau" "Irricarte " et son aide logistique grâce aux stations météo, "Irri-mieux" autant conseils d'utilisations du matériel d'irrigation de prévisions météo précises, d'évaluation chirurgicale de l'état de santé des plantes pour  définir au plus juste les besoins... et aujourd'hui nous assistons au développement accélré de retenues de substitutions dont le remplisssage  est assuré par pompage en rivière et ne nappes hors période de basses eaux, les projets se multiplient, les investissements sont coûteux mais les études préliminaires aussi sont ruineuses (auprès du Brgm) si bien que ce développement de masse (plus de 100 projets en poitou charentes dont sur site du marais poitevin) se poursuit sans qu'aucune évaluation précise de l'impact sur qualité et quantité des eaux de surfaces et profondes n'ait été rigoureusement menée... Alors ces retenues collinaires et de substitution sont elles un pas vers la sagesse ou une grosse erreur ?

agricool
21/05/2008 23:38 1844

Un pas vers l'assurance, c'est certain.
L'irrigation c'est l'assurance d'avoir une bonne récolte tous les ans, sans avoir a subir les aléas climatiques. Qui plus est, la terre ce réchauffe, c'est une certitude, des étés comme 2003, y en aura d'autre !

Marc Will
23/05/2008 23:16 1927

Dernière minute : La Préfecture de provence-Alpes-Côte d'Azur a rappelé à l'ordre la Société des Eaux de Marseille qui envoie des bâteaux chargés d'eau à al ville de Barcelone, faisant valoir que l'eau dont elle a la gestion est destinée aux habitants de la région.

La région de Barcelone est victime d'une sévère sécheresse qui menace 5,5 millions de personnes de pénurie d'eau. Mais voilà que l'on paye les impéréties et mauvaises gestion espagnoles, pointées du doigt l'imprévoyance, l'impact de complexes touristiques,  mais aussi directement la politique d'irrigation sans frein d'une agriculture locale ultra-intensive ...La solidarité c'et bien, la sagesse c'est mieux mais ne doit-on pas craindre un business de l'eau voire une "pétrolisation de l'eau" ? !! 

nivelle
24/05/2008 20:12 1934

Quand on voit ces milliers de m3 d'eau qui vont se perdrent dans l'océan en occasionnant des dégats parfois considérables sur leurs passages........on est en droit d'être révolté quand on a rien fait pour les stocker en vue d'une période utile

 Les Egyptiens ont fait ASSOUAN ........et ça marche

agriviti17
25/05/2008 21:18 1943

La premiére question à se poser  : c'est à quoi ça sert l'irrigation

Un gain de rendement certes mais aussi une meillleure efficience de l'azote, ainsi qu'une meilleure qualité (taille de grains, teneur en protéine) car il faut le savoir aujoud'hui, nous ne sommes pas payés que sur le rendement. le paiement est basé sur 10 à 15 critéres notamment sur l'orge de printemps 'pour faire la biere) et le blé dur pour faire les pates. l'irrigation permet de reguler le revenu

En Poitou charentes, nous avons plusieurs contraintes des sols sechants, un relief défavorables aux retenues colinaires (ce qui a été fait dans le Sud Ouest) et un retard considérable car nous avons pris d'autres mesures (reduction des surfaces de maïs, developpement de cultures ayant des besoins d'eau au printemps et non en été) avant de lancer les réserves.

Aujoud'hui, la mise en place des réserves est notre derniére solution. Car changer de culture s'est fait au détriment de notre revenu (ex le sorgho sur mon exploitation = autant d'eau que le maïs pou 30 % de rendment en moins en moins, payé 30 % moins cher !). D'autre part sans irrigation, le rendement est divisé 45 q en orge de printemps 65 à 70 q avec un peu d'irrigation.

Pour être situés sur le bassin de la Seudre, on ne peut pas dire que les étude d'impact ne sont pas menées. Elles ont montrées que même sans irrigation, cette riviére est particuliére. 1) en été sur son cours supérieur , sa nappe se vide dans la Gironde. 2) avec le réchauffement climatique, son débit initial n'est pas suffisant pour founir un debit d'eauminimun pour l'ostreiculture. 3) avec un sous sol sableux sur la majorité de son cours ; c'est une passoire.

Aujourd'hui ce qui est genant dans les etudes du BRGM, c'est qu'elle redouble les études faites par des spécialistes (type coteaux de Gascogne). et on passe ainsi d'étude en études. Sans que les projets se monte. Par ailleur , dans le couts des projets, sont intégrés les frais juridiques liés aux recours devant les tribunaux.....

 

 

 

agricool
31/05/2008 22:06 2050

juste pour info :

La prochaine exposition universelle aura lieu à Saragosse, en Espagne, juste après la frontière Française, du 14 juin 2008 au 14 septembre.
le thème de cette exposition sera celui de «l'eau et du développement durable»


 
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