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Forums > Pratiques et systèmes agricoles > Penser et agir de manière systémique - 7 commentaire(s)
Jean-Marc Meynard
19/05/2008 08:27 182

Penser et agir de manière systémique

L’un des obstacles majeurs au développement d’une agriculture durable, n’est-il pas dans le fait que les politiques publiques ne sont pas elles-mêmes durables ?
auotgyro41
19/05/2008 19:36 1792

bonjour

 

je suis à la recherche d'un démarreur pour Mac Cormick F 235 D

Quelqu'un a il cela dans un vieux hangar ?

merci

christian

06 07 15 43 24

agricool
21/05/2008 23:32 1843

"L’un des obstacles majeurs au développement d’une agriculture durable, n’est-il pas dans le fait que les politiques publiques ne sont pas elles-mêmes durables ?"

Cela ne fait aucun doute, La pac subventionnerai l'agriculture durable plutot que des DPU (droit a paiment unique), qui ne veulent pas dire grand chose, le paysage agricole ne serai pas le même.

Après, reste à définir, qu'est ce que l'agriculture durable !!! tout un programme !

maya
22/05/2008 06:53 1849

qui fait la politique publique ??

la compléxité du système fait que bon nombre de citoyens sont déconnéctés de sa compréhension, ils voient les problèmes par le petit bout de la lunette, c'est à dire le porte-monnaie, éventuellement les problèmes environnementaux, ceux qui font la une des médias comme les abeilles. l'étude de la compléxité fait peu partie des pratiques éducatives (on enseigne monodisciplinaire bien souvent) et les grands médias  tellement simplificateurs que la majorité des citoyens se manipule à merveille.

le citoyen s'en remet donc à ses représentants politiques, là ça ne s'arrange pas, car le politique ne pouvant maîtriser tous les sujets sur lesquels il doit voter s'en remet aux conseils d'experts. on imagine donc les experts devenus les VRP des différentes corporations ; qui peut dire la différence entre lobbying et corruption ?

Combien n'a-t-on pas écrit sur la cogestion, tant au Ministère de l'Agriculture qu'à celui de l'EN.

Exemple pratique : lorsqu'à la première réforme de la PAC en 92, il fallait baisser la production et alors que les questions environnementales devenaient prégnantes, pourquoi n'a-t-on pas baissé les intrants en gardant les surfaces en production ? Pourquoi les aides ont-elles favorisé les céréaliers au détriment des éleveurs ?

Exemple de problème environnemental complexe émergeant dont personne ne parle, celui de l'azote. Il est le facteur limiant des systèmes biologiques car rare dans la nature sous forme assimilable. Sa bio(ou chimio) conversion consomme énormément d'énergie. Ps grave, le gaz russe ou vénézuélien coule à flot, jusqu'à quand ? à l'autre bout des chaînes alimentaires, l'azote est rejeté à 75 % par les humains et les animaux, cet azote provoque deux problèmes environnementaux : l'eutrophisation (accumulation dans les eaux et les sols, il n'y a plus qu'orties et ronces autour des élevages de porcs), l'accumulation de N2o dans l'air qui fait 300 fois l'effet de serre du CO2.

Combien de citoyens et de responsables politiques peuvent mobiliser la société pour qu'on s'en sorte sur un truc pareil ??

Brigitte
22/05/2008 15:11 1859

Bonjour Mr Meynard, Bonjour Mr Barnier et collaborateurs,

Ne croyez-vous pas que ce genre de web/forum (où l'on trouve tout, et son contraire...j'ai bien eu du mal à savoir où poster mon commentaire) ne participe pas plus sûrement à isoler les uns des autres, qu'à rassembler ? lancer des bouteilles à la mer ? Quel intérêt de participer à un nième forum, après ceux des instituts de consommation sur l'envir ou sur les aliments, ceux du Grenelle envir, celui de l'Ecole agit, de Animal-Société ? alors que plus personne n'écoute ni son voisin de palier ni son collègue de bureau ? sociétés du zapping et du virtuel obligent !

En Ile-de-France, 1/5 de la population française la plus éloignée culturellement et physiquement des approvisonnements ou des réalités de l'agroalimentaire, il y a un boulot  fou à faire comprendre : -Que les terres agricoles (ces vides sur les cartes) ne sont pas des réserves à  urbaniser, ou inversement des lieux à sanctuariser via des activités artificielles, ou encore des poubelles gratuites...selon les dispositions que l'on adopte, les nécessités du moment, le travail que l'on exerce ; -Que les agriculteurs ne sont pas ces irresponsables pollueurs tant décriés ; -Que les sociétés agroalimentaires ou distribution ne sont pas  (que) ces affreux capitalistes tant stigmatisés ces temps-ci ; -Que le "raisonné" de France vaut bien le bio et l'équitable venus de l'autre bout du monde ! qq transports en moins et de loyauté (proximité) en plus.

Ce sont des changements de mentalité à créer, des ouvertures de discussions à générer (sur les marchés par exemple, s'il en reste! et pas par ordi interposé) ; et notamment avec le monde scolaire-professoral qui a parfois tendance à nier notre progrès agricole sous prétexte qu'il n'en a bien vu que le négatif : crises, vache folle, ogm, faiblesse du bio...aujourd'hui, prix à la hausse. Les médias ne peuvent lui montrer que les extrêmes : "le monde selon monsanto" versus "je construis ma maison en bois pour être éco-autonome". Et pourtant elle est riche, notre expérience agriculture-paysages-aliments-terroirs-gastronomie-territoires ! Dommage que les trains qui arrivent à l'heure n'intéressent personne et qqfois même pas les politiques.

L'agriculture est une industrie (presque) comme les autres. Depuis 30 ans, agissons-nous de la même manière pour cette branche que ce que nous avons connu pour notre industrie ? Par nos comportements collectifs non responsables, allons-nous poursuivre la casse de nos Limousines, comme nous l'avons fait de nos autres limousines (les voitures) ? que nous servira d'avoir mis sur la paille nos Limousins, sinon d'avoir un peu plus de citoyens à aider collectivement et des terres désertées à entretenir contre les incendies ? voir Mr Barnier qui se prend ces jours-ci les pêcheurs ! N'y a t-il que dans les crises qu'on peut faire prendre conscience au public qu'il y a des gens qui se lèvent tôt, qui gagnent peu, qui nourrissent les autres et qui n'ont jamais été considérés comme stratégiques, voire essentiels, dans nos vies de luxe. Apprendre dès l'école que "la Nature"  nous nourrit (grâce à l'activité ancestrale de certains), que "la Nature/la Terre" n'est ni bonne ni mauvaise mais qu'il faut savoir s'en protéger et s'en servir intelligemment. On en est loin avec nos icônes et nos idoles du petit écran ; avec les empilements de réformes, y compris celles des programmes de l'Education Nationale où certaines classes vont prendre comme exemple de pollution : les engrais. Enseignera-t-on un jour en médecine que l'aliment est un poison avant d'être un nutriment ? Hippocrate, au secours.

Le systémique, certes, pour peu qu'on n'ajoute pas des couches aux couches en croyant simplifier les choses ; à titre perso : pour travailler sur des objets flous...on se perd, et on vous fait perdre votre âme, dans ce monde comptable où la complexité a été complexifiée à souhait. Retrouver du bon sens à tous les étages et faire circuler la parole.

Bon courage

Jerome
22/05/2008 17:04 1861

Sans doute. D'ailleurs le récent soutien aux OGM, qui implique le recours à l'industrie de la chimie, en est une preuve supplémentaire. Comment peut-on prendre pour prétexte de se conformer à la réglementation européenne pour des actions de destruction et de pollution alors que la France a des années de retard concernant la pollution des eaux... et que cela ne nous "inquiète" pas ? Les intérêts semblent être financiers à enjeu privé plutôt que sanitaires à enjeu social ...

ben
27/05/2008 14:39 1962

Bonjour Brigitte,

vous êtes enflammée et votre discours est percutant : vous semblez avoir fait le tour des forums sur Internet et tourner en rond à présent...

Je rejoins votre pensée sur "pourquoi un n-ieme forume", qui m'a semblé etre un pur produit de communication dans un premier temps....

Nous sommes quelques uns à nous être déjà rencontrés et nous avons déjà discuté de ce que pouvait devenir ce forum.

J'ai en tete un vieil exemple (je n'étais pas né à l'époque) du temps où Monsieur Edgar Pisani était ministre de l'Agriculture. Cet Homme a eu pour idée de lancer des discussions régulières avec de jeunes gens et régulièrement, il allait participer à ces "clubs de discussion". Je ne sais pas si c'est ce qui l'a aidé, mais de sa mandature est ressorti au moins la création des GAEC, qui ont été une forme de société particulièrement bénéfique aux exploitants agricoles.

Le ministre actuel a souhaité poursuivre les "rencontres" qui ont eu lieu au salon de l'Agriculture entre des agriculteurs volontaires et les visiteurs. Je ne sais pas ce qui en est attendu, mais tout comme à l'époque de Mr Pisani, nous pourrions peut être essayer de faire des propositions en fonction de nos attentes; ce site n'est pas "du ministère" mais il est mis en place par le ministère. Il y aura peut être quelqu'un au bout de la ligne ??? Aux services du ministre de faire le tri entre les propositions par la suite...

Pour ma part, je pense que les propositions sont intéressantes à discuter dès qu'elles sont "structurantes" : encore une fois, parce que j'aime cet exemple, la création des GAEC a l'époque n'a pas été une petite évolution, mais une décision importante pour moderniser les structures agricoles. Dans la même veine, de nos jours, il faudra bien passer par un changement de structures, hors des conflits de chapelles (bio/pas bio, ogm /pas ogm) pour peut être modifier la relation producteur-consommateur. De fait, si ces transformations sont bien menées, il pourrait même y avoir des querelles qui s'éteignent d'elles mêmes...

J'ai bien 1 ou 2 idées que j'essaie de rendre claires, mais ce n'est pas encore mature, et surtout je pense que je passerais pour un farfelu...

benoit1
01/06/2008 20:00 2058

L’un des obstacles majeurs au développement d’une agriculture durable, n’est-il pas dans le fait que les politiques publiques ne sont pas elles-mêmes durables ?
 
bonjour à toutes et à tous
 
je suis tout à fait d'accord
on ne peut pas changer de cap à tout moment on n'arrete pas un paquebot à un feu rouge il existe une certaine inercie
je suis agri et je sens la pression monter , il faut produire mieux vis à vis de l'environnement ,suffisament pour que les prix ne montent pas trop (prix des matieres premieres) avec de la qualitée pour le consomateur ,et il faut aussi remplir les usines pour la fabrication des carburants verts
pendant ce temps ma vache et gestante pendant neuf mois,mon colza en terre dix mois, mon blé neuf mois
c'est toujours dame nature qui à le dernier mot.
on avait les CTE (contrat territorial d'exploitation) c'etait un + dans le bon sens d'une agriculture durable.
 

 
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