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Forums > La pluridisciplinarité au service des biotechnologies végétales > La pluridisciplinarité au service des biotechnologies végétales - 3 commentaire(s)
François Houllier
14/05/2008 12:30 169

La pluridisciplinarité au service des biotechnologies végétales

Peut-on réduire les recherches sur les biotechnologies végétales à un simple outil pour les chercheurs ? Comment en évaluer  les bénéfices, les impacts directs et indirects, voire les risques ? Quelles recherches et disciplines scientifiques leur déploiement en agriculture justifie-t-il de mobiliser ?
Alex
29/05/2008 21:46 2014

La recherche en laboratoire et milieu confiné atteint vite ses limites et les essais en plein champs en sont la continuité.

Il est indispensable de pouvoir tester les biotechnologies en plein champs, au plus pret des conditions réelles de production afin de pouvoir mener à bien les études, et finalement valider ou non leur culture à grande échelle.

elo
01/07/2008 22:48 2251

Aujourd'hui une très grande part (90 pour cent environ?) des semences plantées chaque année sur terre appartiennent à un oligopole de quelques semenciers et leurs filiales, dont Monsanto est la principale. Et c'est aussi Monsanto qui est propriétaire de 95 pour cent des OGM plantés (donc à but d'alimentation humaine ou du bétail) aujourd'hui.
Ce monopole est dangereux, contrôlant les marchés et donc les peuples.
Comment cela est-il perçu?
Deuxièmement, savez-vous qu'au Canada, les grandes productions agricoles sont centralisées par une coopérative nationale? Prompts à se lancer dans l'aventure biotechnologique, les canadiens ont à l'échelle de leur pays essayé le soja, le blé, le maïs OGM "RR "[= "RondUp Ready "= "résistant ou tolérant au RoundUp"]. Ils ont donc depuis dix ans de sérieuses données sur le sujet. Ils reconnaissent le "fardeau de la rentabilité" c'est-à-dire que l'on perd 10 à15 pour cent de rendement quand on passe à la tecnologie OGM (argument donné par Monsanto lui-même), mais la quantité de pesticide utilisée ne diminue pas. Elle augment au contraire. Progressivement les mauvaises herbes résistent à l'herbicide total RoundUp.
Ceci n'est qu'un aperçu de l'ampleur du problème que pose aujourd'hui ce monopole. Pour en avoir une idée précise, merci de consulter "Le monde selon Monsanto" en DVD et livre, ainsi que sur le site d'arte qui héberge le blog de cette journaliste méritante et courageuse (documentaire peut-être encore disponible en vod)
Indispensable et immensément enrichissant.

elo
01/07/2008 23:06 2252

Comme vous pouvez le voir dans ce premier travail d'enquête (d'autres documentaires l'ont précédé nota sur les ravages du coton BT en Inde, toujours sur arte, et de M M Robin, "le blé, chronique d'une mort annoncée" ), nombreux sont les pays où des essais en plein champs ont été réalisés. Beaucoup voudraient revenir en arrière mais cela est très difficile. Un exemple avec Starline le maïs Aventis interdit à la consommation humaine (centaines de chocs allergiques entraînant le pronostic vital). Cetteplante "dort" naturellement dans le sol et repousse d'année en année, si bien qu'on en trouve toujours en petites quantité dans les stocks de maïs américain.

Les canadiens (qui vendent à la France le blé que les français consomment (80 q/ha?) parce qu'en France on fait du blé trop dense (110q/ha?) impropre à la consommation humaine - le saviez-vous?), ont eux-mêmes décidé de ne pas faire de blé OGM parce qu'ils savaient que l'Europe, les français n'en voudraient pas. Le consommateur a donc un pouvoir.

Autre idée reçue au chapitre "il faut nourir le monde et le bétail", il paraîtrait qu'en France on ne fait pas assez de protéagineux ( - sous-entendu, c'est pour ça qu'il faut adopter les OGM - eh oui, tous les racourcis sont bons!). Eh bien c'est l'OMC - dont les grandes multinationales sont les principaux acteurs, voire les seuls acteurs - , c'est l'OMC qui en a décidé ainsi : pas de soja en Europe, sous peine d'amande! Mais du maïs. Cette plante très gourmande en eau, le maïs, pompe ainsi indirectement et allègrement nos nappes phréatiques depuis quinze ans. Merci l'OMC.

 
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