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Les pesticides sont devenus le pivot des systèmes de production actuels
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08/05/2008 18:09
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Les pesticides sont devenus le pivot des systèmes de production actuels |
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09/05/2008 05:05
1609
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La stratégie de la grande distribution ne changera pas : elle se fournira dans l'hémisphère sud en saison morte tout simplement! Et le consommateur ne verra que le prix. Hormis les bobo de Paris qui
préfèrent manger bio ou durable car ils en ont les moyens. |
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13/05/2008 11:11
1636
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Je souhaiterais souligner que les consommateurs sont avant tout des citoyens et non le contraire. |
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14/05/2008 15:33
1644
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très beau discours ticotico , mais langue de bois parfait et dès la 2 eme phrase Je vous cite :Je crois qu'une agriculture sans pesticide n'est pas synonyme de hausse des prix Je ne suis plus producteur Faudra expliquer comment produire au même prix sans utiliser de produits phyto , sans engrais : je n'ai jamais vu dans tous les essais officiel , la bande témoin produire le même rendement ....et de très loin Le cout de la matière première est insignifiant dans le produit fini ......bien souvent moins élevé que le cout de l'emballage ou de la publicité Quant au syndicalisme , c'est facile quand on est minoritaire |
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15/05/2008 08:37
1654
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Nivelle, |
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15/05/2008 13:49
1660
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Bonjour nivelle: Pour le blé tendre des recherches INRA sur des conduites à faibles intrants ont montré que l'agriculteur pouvait, pour un prix du blé donné, faire de meilleures marges brutes qu'en conventionnel. encore faut-il se doter de variétés multirésistantes et concurentielles vis à vis des adventices (bon pouvoir couvrant, pratiques culturales adaptées..). l'amélioration des marges brutes est moins vraie aujourd'hui avec un prix du blé très haut, mais elles se maintiennent tout de même. Il faut voir aussi, comme le souligne un rapport d'expertise scientifique collective de 2005 sur les pesticides, qu'avec l'utilisation massive de pesticides après la 2nde guerre mondiale les systèmes de cultures ont été profondément modifiés: on a alors privilégié les pratiques visant la produciton maximale, même si elles augmentent le risque phytosanitaire, puis à "traiter les symptomes" par la suite. Réduire fortement les traitements, c'est revenir à des pratiques culturales parfois oubliées. donc il n'est pas irrationnel, dans le cas du blé tendre (1e grande culture francaise; sachant que les céréales à paille représentent 40% de la consommation totale de pesticides en france) de croire qu'une réduction drastique des intrants est économiquement faisable voire souhaitable. |
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16/05/2008 09:14
1675
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Une fois de plus le consommateur/citoyen est totalement skizophrene ! Il veut que l'on produise bio en France, mais achète l'alimentation la moins chère possible, donc pour se
faire, on a recours à l'importation de produits agricoles provenant de pays qui n'ont aucune réglementation environnementale !
Donc il estime que son air est "pollué" par les produits phytos, à des doses que seule la chimie moléculaire peut détecter, mais il va se faire un week-end 4X4 à l'autre bout du
pays juste pour décompresser !
De plus sachez qui si vous étés aussi nombreux à ne plus avoir à se poser de question de prix en circulant dans les rayons de supermarché, c'est
bien grâce à l'agriculture intensive !ffice
Sans alimentation hyper abordable notre société industrielle moderne se casse la figure !
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16/05/2008 15:15
1683
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Bonjour, Je me permet d'intervenir pour vous demander un renseignement. Voila, nous allons emmenager dans notre nouvelle maison, une ancienne ferme qui est toujours entourée de champs. L'agriculteur voisin cultive du blé et pulvérise les produits habituels. Le soucis pour nous, c'est qu'en bordure de son champs, se trouve figuiers, cerisiers et noyer. Qu'en pensez-vous, pouvons nous manger ces fruits sans problème ou pas? Et pouvons-nous laisser les enfants à l'extérieur lorsque le voisin passe ces produits-là? L'ancien proproétaire nous dit que oui mais on n'a pas encore eut l'occasion de rencontrrer l'agriculteur qui loue ces parcelles.Merci de vos réponses. |
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16/05/2008 15:34
1684
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Pour vous répondre, marlène1000, à mon humble avis, il n'y a aucun risque. Si votre voisin respecte les conditions de pulvérisation des produits phytosanitaires (pas de vent essentiellement), la dose
qui peut arriver sur vos arbres sera très faible (difficile de dire que rien n'arrivera) car les produits sont très dilués, et vos arbres ne sont exposés que sur qques dizaines de mètres. De plus,
votre voisin ne sera pas ts les jours sur son pulvé n'ayez crainte. |
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17/05/2008 09:48
1700
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Après 42 ans d'activité , ......il parait qu'on a droit à la retraite Depuis 1972 j'ai fait partie d'un ceta ( Centre d'Etudes des Techniques Agricoles )et la recherche de la diminution des intrants a toujours été primordiale .....je suis toujours les résultats d'essais -Les doses peuvent être fortement diminuées par pulvérisation optimum ( humidité , température ) avec mouillant , intervention à 20 /22 h ou 5 h du matin ......mais on augmente le risque d'inefficacité et de résistance même en variant les matières actives tout en augmentant le nombre de passages
Les résultats des variétés résistantes ne nous ont jamais convaincu ( il y a toujours un vide ) L'association de plusieurs variétés n'est pas toujours possible ( en céréales les organismes exigent des variétés purs par contrat ) Quant au prix du blé très haut , cela ne date que de mai 2007 , avec un + haut en septembre et février 2008 ....depuis il a fortement reculé : aucune récolte n'a donc été élaborée avec ce contexte et le cout des engrais nécessaires a plus que doublé !!!!!! Les recherches de l'INRA ( elles ne sont pas les seules ) cherchent à mettre en place un système plus économe en intrants ........elles n'ont pas encore prouvé que la production ne baisserait pas et que le prix de revient resterait le même / avec moins d'engrais et moins de produits le poste main d'oeuvre exploserait pour compenser ( c'est un autre shéma de production à mettre en place : le consommateur est-il près à en payer le juste prix ) |
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17/05/2008 18:41
1709
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Il est important de préciser ici que, si le prix des produits issus de l'agriculture productiviste utilisant des pesticides est faible à la caisse, les citoyens paient également les subventions
versées aux agriculteurs et la dépollution de l'eau (polluée majoritairement par les produits chimiques agricoles) par l'intermédiaire de leurs impôts, sans compter la consommation d'eau. Si on
combine tout cela, est-il certain que le bio (non-subventionné) restera plus cher que les produits « classiques » ? J'ai des doutes. Ce dont je suis persuadé, c'est que sans les subventions allouées
aux agriculteurs, l'agriculture utilisant massivement des produits chimiques n'est pas rentable pour l'agriculteur. Or, comme ces subventions vont disparaître d'ici à 2012, il est clair qu'il va
falloir changer de cap assez vite. Pour cela, une nouvelle technique d'assolement et de semis direct semble avoir fait ses preuves depuis des années chez des agriculteurs qui ont adopté cette
technique. Elle consiste à ne pas labourer et, pour ne pas avoir de mauvaises herbes, à toujours semer rapidement après la récolte, en prenant soin de laisser les tiges de celle-ci dans le sol.
Ainsi, les racines des tiges de l'ancienne récolte empêchent la croisance des mauvaises herbes et aèrent la terre permettant une bien meilleure résistance à l'érosion ainsi qu'une meilleure
absorption de l'eau (sol spongieux) et cela fait revenir la faune du sol qui avait disparu à cause du labour notamment, les espèces vivant en surface ne pouvant vivre en profondeur et inversement.
Pour une information plus complète sur le sujet, voici une conférence de Claude Bourguignon, un ancien de l'INRA : http://www.les-renseignements-genereux.org/films/5498. Il est également important
que les liens producteur-consommateur se fassent directement, cela évitera que les grandes surfaces se fassent des marges aussi grandes (plus de 60% du prix final !) et cela permettra de conserver
les produits frais, sans compter le renouement du lien social. Il est également essentiel, pour protéger nos agriculteurs, de remettre en place des barrières douanières afin d'éviter la concurrence
de pays aux conditions sociales et environnementales douteuses. |
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17/05/2008 19:27
1712
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CHRISTOPHE d'où tu sors que l'agriculture bio ne touche pas de primes PAC ?ffice
Dans ta facture d'eau tu peux me dire quelle est la ligne de dépollution de l'eau de rivière ? (Pollution d'origine agricole)
Faut pas raconter n'importe quoi non plus !
Renseigne-toi avant d'avancer des arguments ......
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19/05/2008 10:10
1757
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Petit exemple personnel : j'ai depuis quelques années cessé toute consommation en grandes surfaces classiques. Je consomme à 95% bio et local. Je veille a acheter des produits de saisons, frais,
produits localement, avec le moins d'intermédiaires possible. Pour moi, c'est cela l'avenir de l'alimentation de l'homme. |
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19/05/2008 10:50
1760
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Christophe, effectivement la technique de semi direct existe, mais elle est très souvent associée à un desherbage total systematique ...avec du glyphosate par exemple et si en effet on assiste à un retours de la faune de surface, la grande quantité de matiere vegetale oblige quasiment |
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19/05/2008 10:56
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Christophe, effectivement la technique de semi direct existe, mais elle est très souvent associée à un desherbage total systematique ...avec du glyphosate par exemple et si en effet on assiste à un retours de la faune de surface, la grande quantité de matiere vegetale oblige quasiment toujours à faire un ou des traitements contre les limaces qui pullulent avec cette technique. On gagne d'un coté, mais avec des inconvenients... |
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19/05/2008 10:58
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MAX je suis moi-aussi en SDSC et je rencontre aussi Bcp de limaces depuis 2 ans comment gère-tu le problème ? |
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19/05/2008 11:49
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Christophe, Les eaux sont polluées par TOUT LE MONDE ! C'est un peu facile de dire que c'est de la faute des agriculteurs. Les citadins doivent aussi se remettre en cause (d'autant plus quand on sait à quelle vitesse les nappes phréatiques s'épuisent, on commence à évoquer en Ile de France les nappes profondes, c'est dire !) J'ai appris récemment que chez moi, en Normandie, les agricuteurs achètent les boues usagés de la ville pour les épendre sur leur cutlure de maîs. Je suppose (mais je n'y connais rien si quelqu'un a des infos) que dans ces boues, il doit y avoir des traces de produits ménagers et cosmétiques industriels. Si déjà nous les citadins et les ruraux que nous sommes utilisions, dans notre vie de tous les jours (je ne parle pas dans le cadre de l'agriculture ) des produits plus biodégrables, cela serait déjà peut être mieux, non ? Et là, cette habitude serait intéressante pour tout le monde, non ? En plus, peut être que le traitement de l'eau serait moins difficile donc moins chers, non ? Pour en revenir à la question principale, je suis prête à payer le prix auprès du producteur. Pendant longtemps, j'ai acheté auprès d'un commerçant qui finalement n'y connaissait rien du tout en terme de saison, d'origine et de transports. C'est un peu extrémiste de dire ça mais vive la nourriture chère et bonne car cela implique de revoir ses priorités. Y en a marre des gens qui rouspètent pour leur pouvoir d'achat qui préfèrent rogner sur leur bouffe, pourtant essentielle, pour pouvoir s'acheter le dernier truc à la mode ! Je ne pense évidemment pas aux gens qui sont dans de vraies galères mais à des personnes qui gagnent bien leur vie et qui se permettent de râler sur leur pôvres conditions de vie (vu et entendu autour de moi) alors qu'elles ont un salaire correct, un toit, etc. Après, il faudrait que l'Etat et l'Union Européenne interviennent pour limiter les importations mais là... |
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19/05/2008 13:22
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Si une majorité de gens consommaient, une majorité de produits en circuits courts, les importations diminueraient d'elles même ! Par la même on pourrait envisager des baisses de productivité dans certains secteurs agricoles. Mais cela dépasse largement notre champs d'action ! Même l'état Français ne peut rien contre ces mouvements de denrées, dont les accords sont entendus depuis plus de 10 ans par le GATT puis maintenant l'OMC. |
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19/05/2008 14:15
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Paraît qu'il va y avoir prochainement un prochain round de l'OMCce qui devrait permettre aux produits européenns d'inonder davantage les marchés africains. Quelqu'un sait si cela est exact ? Pour les pesticides, je pense que c'est possible de répondre en partie, je dis bien en partie, à la demande mais il faut dans ce cas une réelle pédagogie de la part de l'Etat et des producteurs. |
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19/05/2008 14:45
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es consommateurs sont ils prêts à assumer les conséquences possibles d’une réduction forte de l’usage des pesticides ? Les fruits issus d’une agriculture française économe en
pesticides seront moins jolis extérieurement, moins souvent disponibles hors saison ; certains produits, certaines années seront peut-être un peu plus chers. Le consommateur est-il prêt à assumer les
choix du citoyen ? Quelle sera la stratégie de la grande distribution ? |
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19/05/2008 14:59
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Et cela ne va pas aller en s'arrangeant car avec la LME, les distributeurs vont mettre beaucoup trop la pression sur les agriculteurs et les industriels de l'agro alimentaire. Je ne suis même pas sûre que les consommateurs en seront les grands bénéficiaires. Là pour le coup, je trouve que la FNSEA a raison :-) ! Je ne suis pas sûr que cela soit seulement une question de revenus, c'est surtout une question de choix et de priorités.
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