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Forums > Pratiques et systèmes agricoles > Les pesticides sont devenus le pivot des systèmes de production actuels - 29 commentaire(s)
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Jean-Marc Meynard
08/05/2008 18:09 157

Les pesticides sont devenus le pivot des systèmes de production actuels

es consommateurs sont ils prêts à assumer les conséquences possibles d’une réduction forte de l’usage des pesticides ? Les fruits issus d’une agriculture française économe en pesticides seront moins jolis extérieurement, moins souvent disponibles hors saison ; certains produits, certaines années seront peut-être un peu plus chers.  Le consommateur est-il prêt à assumer les choix du citoyen ? Quelle sera la stratégie de la grande distribution ? 
jongloman
09/05/2008 05:05 1609

La stratégie de la grande distribution ne changera pas : elle se fournira dans l'hémisphère sud en saison morte tout simplement! Et le consommateur ne verra que le prix. Hormis les bobo de Paris qui préfèrent manger bio ou durable car ils en ont les moyens.

ticotico
13/05/2008 11:11 1636

Je souhaiterais souligner que les consommateurs sont avant tout des citoyens et non le contraire.
Je crois qu'une agriculture sans pesticide n'est pas synonyme de hausse des prix, même si le citoyens consommateur y reste sensible.
En revanche je crois aussi que les citoyens consommateurs sont de plus en plus sensible à la "qualité" des produits, mais cela pose la question de ce qu'est la qualité. Est-ce un bel aspect extérieur, un "bon" gout...
Je considère la réduction de l'utilisation de pesticides indispensables, et dans cette bataille avec les industriels, l'éducation au gout , la communication sur les conscéquences ( économiques, environementales et sociales...) du modèle agricole dominant et sur la position dominante de la grande distribution, sont des notions sur lesquelles il faut impérativement communiquer.
Car heureusement il n'y a pas que les bobos qui consomment "autrement", dautres le font en connaissance de cause, d'ou l'importance de la communication pour que tous, nous puissions choisir ce que nous consommons et être conscient de l'impact de nos actes d'achats.
Les agriculteurs, conjointement avec les consommateurs, parcequ'ils se considèrent avant tout citoyens responsables, peuvent et doivent trouver de nouvelles formes de produire et de consommer. Il existe divers exemples qui renvoient aux circuits courts et ultracourt.
Mais ces initiatives "privées" sont, à mon avis, peu relayées par un soutiens du public, à savoir : les collectivités territoriales, le département, la région, l'état... J'ai le sentiment qu'il y a une crise politique importante et qu'il n'y a pas de "moteur", car il n'y a pas de prise de responsabilité politique de nos dirigeants, à commencer par l'état. Un objectif de 3% de croissance ce n'est pas un projet de société, ce n'est pas non plus du "développement" et encore moins durable ni soutenable. C'est donc vers les échelons politiques "inférieurs" et supérieurs qu'il faut se tourner (région et UE).
En effet, l'on peut penser que la décentralisation amorcée en France (et à poursuivre) ainsi que la réforme de la PAC (80% des aides vont à 20% des agriculteurs!!!) qui donnera plus de poids aux régions dans les financement et orienterons donc de fait le type d'agriculture localement. Cela permettra une plus grande prise d'initiatives dans le domaine de l'agriculture en général et qui irra plutot dans le sens de la "qualité" des produits. Pour cela, la qualité prendrait en compte en premier lieu la santé du conso et la qualité de vie du producteur. C'est du moins ce que je souhaite vivement. Il y a déjà des initiatives dans certaines communes qui souhaitent "bannir" les ogm de celles-ci (c'est surement un mauvais exemple, bref). Il y a des innitiatives, c'est cela qui est important et qui génère des prise de consciences.
Pour finir, je reviendrais  à  ma première phrase,  les consomateurs sont avant tout des citoyens. A nous de nous constituer, de nous mettre en réseaux, de communiquer, d'informer, de mettre la pression sur les échelons politiques locaux pour qu'enfin le monde agricole français, malheureusement très centralisé et conservateur du fait dela main mise d'un syndicat majoritaire "bedonnant" et "omniprésent" dans les OPA, ose enfin bouger vers une agriculture nouvelle. Elle reste à construire "chemin faisant".



nivelle
14/05/2008 15:33 1644

très beau discours ticotico , mais langue de bois parfait et dès la 2 eme phrase

Je vous cite :Je crois qu'une agriculture sans pesticide n'est pas synonyme de hausse des prix

Je ne suis plus producteur

 Faudra expliquer comment produire au même prix sans utiliser de produits phyto , sans engrais : je n'ai jamais vu dans tous les essais officiel , la bande témoin produire le même rendement ....et de très loin

Le cout  de la matière première est insignifiant dans le produit fini ......bien souvent moins élevé que le cout de l'emballage ou de la publicité

 Quant au syndicalisme , c'est facile quand on est minoritaire

Estelle
15/05/2008 08:37 1654

Nivelle,

Pourquoi n'êtes-vous plus producteur ? Que faudrait-il faire alors ?

nor
15/05/2008 13:49 1660

Bonjour

nivelle: Pour le blé tendre des recherches INRA sur des conduites à faibles intrants ont montré que l'agriculteur pouvait, pour un prix du blé donné, faire de meilleures marges brutes qu'en conventionnel. encore faut-il se doter de variétés multirésistantes et concurentielles vis à vis des adventices (bon pouvoir couvrant, pratiques culturales adaptées..).

l'amélioration des marges brutes est moins vraie aujourd'hui avec un prix du blé très haut, mais elles se maintiennent tout de même.

Il faut voir aussi, comme le souligne un rapport d'expertise scientifique collective de 2005 sur les pesticides, qu'avec l'utilisation massive de pesticides après la 2nde guerre mondiale les systèmes de cultures ont été profondément modifiés: on a alors privilégié les pratiques visant la produciton maximale, même si elles augmentent le risque phytosanitaire, puis à "traiter les symptomes" par la suite. Réduire fortement les traitements, c'est revenir à des pratiques culturales parfois oubliées.

donc il n'est pas irrationnel, dans le cas du blé tendre (1e grande culture francaise; sachant que les céréales à paille représentent 40% de la consommation totale de pesticides en france) de croire qu'une réduction drastique des intrants est économiquement faisable voire souhaitable.

CornGrower
16/05/2008 09:14 1675

Une fois de plus le consommateur/citoyen est totalement skizophrene ! Il veut que l'on produise bio en France, mais achète l'alimentation la moins chère possible, donc pour se faire, on a recours à l'importation de produits agricoles provenant de pays qui n'ont aucune réglementation environnementale !

Donc il estime que son air est "pollué" par les produits phytos, à des doses que seule la chimie moléculaire peut détecter, mais il va se faire un week-end 4X4 à l'autre bout du pays juste pour décompresser !

De plus sachez qui si vous étés aussi nombreux à ne plus avoir à se poser de question de prix en circulant dans les rayons de supermarché, c'est bien grâce à l'agriculture intensive !fficeffice" /?>

Sans alimentation hyper abordable notre société industrielle moderne se casse la figure !

 

 

marlene1000
16/05/2008 15:15 1683

Bonjour,

Je me permet d'intervenir pour vous demander un renseignement.

Voila, nous allons emmenager dans notre nouvelle maison, une ancienne ferme qui est toujours entourée de champs.

L'agriculteur voisin cultive du blé et pulvérise les produits habituels. Le soucis pour nous, c'est qu'en bordure de son champs, se trouve figuiers, cerisiers et noyer.

Qu'en pensez-vous, pouvons nous manger ces fruits sans problème ou pas?

Et pouvons-nous laisser les enfants à l'extérieur lorsque le voisin passe ces produits-là?

L'ancien proproétaire nous dit que oui mais on n'a pas encore eut l'occasion de rencontrrer l'agriculteur qui loue ces parcelles.Merci de vos réponses.

Denizzo
16/05/2008 15:34 1684

Pour vous répondre, marlène1000, à mon humble avis, il n'y a aucun risque. Si votre voisin respecte les conditions de pulvérisation des produits phytosanitaires (pas de vent essentiellement), la dose qui peut arriver sur vos arbres sera très faible (difficile de dire que rien n'arrivera) car les produits sont très dilués, et vos arbres ne sont exposés que sur qques dizaines de mètres. De plus, votre voisin ne sera pas ts les jours sur son pulvé n'ayez crainte.
Enfin, dernier point, mais là je demande l'avis de producteurs de fruits et légumes, je pense que des fruits "classiques" disponibles en magasins ont beaucoup plus de risque d'être "contaminés" puisqu'ils auront été directement traités.
Mais sinon, le mieux est effectivement de présenter vos craintes à l'exploitant et d'en discuter.

nivelle
17/05/2008 09:48 1700

Après 42 ans d'activité , ......il parait qu'on a droit à la retraite

 Depuis 1972 j'ai fait partie d'un ceta ( Centre d'Etudes des Techniques Agricoles )et la recherche de la diminution des intrants a toujours été primordiale .....je suis toujours les résultats d'essais

-Les doses peuvent être fortement diminuées par pulvérisation optimum ( humidité  , température ) avec mouillant , intervention à 20 /22 h ou 5 h du matin ......mais on augmente le risque d'inefficacité et de résistance même en variant les matières actives tout en augmentant le nombre de passages

 

 Les résultats des variétés résistantes ne nous ont jamais convaincu ( il y a toujours un vide )

L'association de plusieurs variétés n'est pas toujours possible ( en céréales les organismes exigent des variétés purs par contrat )

Quant au prix du blé très haut , cela ne date que de mai 2007 , avec un + haut en septembre et février 2008 ....depuis il a fortement reculé : aucune récolte n'a donc été élaborée avec ce contexte et le cout des engrais nécessaires a plus que doublé !!!!!!

 Les recherches de l'INRA ( elles ne sont pas les seules ) cherchent à mettre en place un système plus économe en intrants ........elles n'ont pas encore prouvé que la production ne baisserait pas et que le prix de revient resterait le même / avec moins d'engrais et moins de produits le poste main d'oeuvre exploserait pour compenser ( c'est un autre shéma de production à mettre en place : le consommateur est-il près à en payer le juste prix )

Christophe
17/05/2008 18:41 1709

Il est important de préciser ici que, si le prix des produits issus de l'agriculture productiviste utilisant des pesticides est faible à la caisse, les citoyens paient également les subventions versées aux agriculteurs et la dépollution de l'eau (polluée majoritairement par les produits chimiques agricoles) par l'intermédiaire de leurs impôts, sans compter la consommation d'eau. Si on combine tout cela, est-il certain que le bio (non-subventionné) restera plus cher que les produits « classiques » ? J'ai des doutes. Ce dont je suis persuadé, c'est que sans les subventions allouées aux agriculteurs, l'agriculture utilisant massivement des produits chimiques n'est pas rentable pour l'agriculteur. Or, comme ces subventions vont disparaître d'ici à 2012, il est clair qu'il va falloir changer de cap assez vite. Pour cela, une nouvelle technique d'assolement et de semis direct semble avoir fait ses preuves depuis des années chez des agriculteurs qui ont adopté cette technique. Elle consiste à ne pas labourer et, pour ne pas avoir de mauvaises herbes, à toujours semer rapidement après la récolte, en prenant soin de laisser les tiges de celle-ci dans le sol. Ainsi, les racines des tiges de l'ancienne récolte empêchent la croisance des mauvaises herbes et aèrent la terre permettant une bien meilleure résistance à l'érosion ainsi qu'une meilleure absorption de l'eau (sol spongieux) et cela fait revenir la faune du sol qui avait disparu à cause du labour notamment, les espèces vivant en surface ne pouvant vivre en profondeur et inversement. Pour une information plus complète sur le sujet, voici une conférence de Claude Bourguignon, un ancien de l'INRA : http://www.les-renseignements-genereux.org/films/5498. Il est également important que les liens producteur-consommateur se fassent directement, cela évitera que les grandes surfaces se fassent des marges aussi grandes (plus de 60% du prix final !) et cela permettra de conserver les produits frais, sans compter le renouement du lien social. Il est également essentiel, pour protéger nos agriculteurs, de remettre en place des barrières douanières afin d'éviter la concurrence de pays aux conditions sociales et environnementales douteuses.

La forme des fruits importe peu mais ne dépend pas tellement du fait d'avoir ou non des pesticides, mais plutôt des variétés utilisées. Les variétés les plus utilisées actuellement sont faites pour le rendement, elles n'ont plus de goût (puisque la terre est morte, voir la conférence), il me paraît plus important, en tant que consommateur, d'avoir des fruits et légumes goûteux et qui nourrisent mon corps qu'agréables à regarder et pleins d'eau. Pour ce qui est de la disponibilité hors saison, nous devons arrêter de manger ces produits, nous ne mourrons pas si nous n'avons plus de tomates en hiver. De plus, manger des légumes et fruits locaux et de saison permet d'une part, de réduire la pollution et l'énergie due à leur transport (ce qui règle une partie du problème de la raréfaction du pétrole) et, d'autre part, du fait qu'ils sont adaptés aux conditions climatiques de la saison en question, nous apportent ce dont nous avons besoin comme minéraux, vitamines, etc. pour la saison correspondante. Pour la dernière question, j'estime que ce sont les citoyens qui doivent choisir et la grande distribution doit suivre, pas l'inverse. Mais les choix des citoyens doivent être éclairés, manger des fruits hors saison ou tropicaux (bananes, vanille, noix de coco, ananas, chocolat, café, sucre de canne entre autres) est une aberration.

CornGrower
17/05/2008 19:27 1712

CHRISTOPHE d'où tu sors que l'agriculture bio ne touche pas de primes PAC ?fficeffice" /?>

Dans ta facture d'eau tu peux me dire quelle est la ligne de dépollution de l'eau de rivière ? (Pollution d'origine agricole)

Faut pas raconter n'importe quoi non plus !

Renseigne-toi avant d'avancer des arguments ......

 

aboulafi
19/05/2008 10:10 1757

Petit exemple personnel : j'ai depuis quelques années cessé toute consommation en grandes surfaces classiques. Je consomme à 95% bio et local. Je veille a acheter des produits de saisons, frais, produits localement, avec le moins d'intermédiaires possible. Pour moi, c'est cela l'avenir de l'alimentation de l'homme.
Je suis en amap, je vais au marché et cela me permet d'être bien mieux en prise avec la réalité, avec les difficultés que les producteurs peuvent rencontrer. Il y a du lien humain également. C'est comme si la frontière paysans/urbain c'était abaissée. Je pense que nous avons tous à y gagner.
Autour de moi, ma famille, mes amis tendent à faire de même. Alors oui, les consommateurs responsables existent, ne sont pas toujours schizophrènes, réclamant des choses et agissant à l'inverse.
Et je me sens beaucoup mieux depuis que je fonctionne comme cela. Ah petite précision non négligeable, je suis au rmi momentannément et j'ai une fille...ce qui montre bien que c'est possible (même si, en effet ,si j'allais au discount, ça me couterait moins cher directement).

Je pense que beaucoup de consommateurs ont largement les moyens de s'engager financièrement dans le soutien à une production alimentaire non polluante. Je pense également qu'il faudrait faciliter la rencontre producteurs/ consommateurs, par le soutien au développement des ventes directes et locales (fermes ouvertes, marchés bios, amap...). Evidemment, il y en a qui ne seront pas d'accord....


max
19/05/2008 10:50 1760

Christophe, effectivement la technique de semi direct existe, mais elle est très souvent associée à un desherbage total systematique ...avec du glyphosate par exemple et si en effet on assiste à un retours de la faune de surface, la grande quantité de matiere vegetale oblige quasiment

max
19/05/2008 10:56 1761

Christophe, effectivement la technique de semi direct existe, mais elle est très souvent associée à un desherbage total systematique ...avec du glyphosate par exemple et si en effet on assiste à un retours de la faune de surface, la grande quantité de matiere vegetale oblige quasiment  toujours à faire un ou des traitements contre les limaces qui pullulent  avec cette technique.

On gagne d'un coté, mais avec des inconvenients...

CornGrower
19/05/2008 10:58 1762

MAX je suis moi-aussi en SDSC et je rencontre aussi Bcp de limaces depuis 2 ans comment gère-tu le problème ?

Estelle
19/05/2008 11:49 1765

Christophe,

Les eaux sont polluées par TOUT LE MONDE ! C'est un peu facile de dire que c'est de la faute des agriculteurs. Les citadins doivent aussi se remettre en cause (d'autant plus quand on sait à quelle vitesse les nappes phréatiques s'épuisent, on commence à évoquer en Ile de France les nappes profondes, c'est dire !)

J'ai appris récemment que chez moi, en Normandie, les agricuteurs  achètent les boues usagés de la ville pour les épendre sur leur cutlure de maîs. Je suppose (mais je n'y connais rien si quelqu'un a des infos) que dans ces boues, il doit y avoir des traces de produits ménagers et cosmétiques industriels. Si déjà nous les citadins et les ruraux que nous sommes utilisions, dans notre vie de tous les jours (je ne parle pas dans le cadre de l'agriculture ) des produits plus biodégrables, cela serait déjà peut être mieux, non ? Et là, cette habitude serait intéressante pour tout le monde, non ? En plus, peut être que le traitement de l'eau serait moins difficile donc moins chers, non ?

Pour en revenir à la question principale, je suis prête à payer le prix auprès du producteur. Pendant longtemps, j'ai acheté auprès d'un commerçant qui finalement n'y connaissait rien du tout en terme de saison, d'origine et de transports.

C'est un peu extrémiste de dire ça mais vive la nourriture chère et bonne car cela implique de revoir ses priorités. Y en a marre des gens qui rouspètent pour leur pouvoir d'achat qui préfèrent rogner sur leur bouffe, pourtant essentielle, pour pouvoir s'acheter le dernier truc à la mode ! Je ne pense évidemment pas aux gens qui sont dans de vraies galères mais à des personnes qui gagnent bien leur vie et qui se permettent de râler sur leur pôvres conditions de vie (vu et entendu autour de moi) alors qu'elles ont un salaire correct, un toit, etc.

Après, il faudrait que l'Etat et l'Union Européenne interviennent pour limiter les importations mais là...

CornGrower
19/05/2008 13:22 1772

Si une majorité de gens consommaient, une majorité de produits en circuits courts, les importations diminueraient d'elles même !

Par la même on pourrait envisager des baisses de productivité dans certains secteurs agricoles.

Mais cela dépasse largement notre champs d'action ! Même l'état Français ne peut rien contre ces mouvements de denrées, dont les accords sont entendus depuis plus de 10 ans par le GATT puis maintenant l'OMC.

Estelle
19/05/2008 14:15 1777

Paraît qu'il va y avoir prochainement un prochain round de l'OMCce qui devrait permettre aux produits européenns d'inonder davantage les marchés africains. Quelqu'un sait si cela est exact ?

Pour les pesticides, je pense que c'est possible de répondre en partie, je dis bien en partie, à la demande mais il faut dans ce cas une réelle pédagogie de la part de l'Etat et des producteurs.

ben
19/05/2008 14:45 1780

es consommateurs sont ils prêts à assumer les conséquences possibles d’une réduction forte de l’usage des pesticides ? Les fruits issus d’une agriculture française économe en pesticides seront moins jolis extérieurement, moins souvent disponibles hors saison ; certains produits, certaines années seront peut-être un peu plus chers. Le consommateur est-il prêt à assumer les choix du citoyen ? Quelle sera la stratégie de la grande distribution ?

Pour répondre au sujet initial :
Il y a un gros effort à faire sur la communication après quelques années de prolifération des magasins hard-discount alimentaires. La majorité du public veut effectivement des bons produits, mais n'est absolument pas prêt à y mettre le prix (à part les catégories professionnelles à revenus confortables)

POur motiver tout le monde, le prix à la caisse devrait être adapté aux conditions de production : il faudrait une bonification sur les produits les plus "vertueux" (encore qu'il faut voir ce que représente cette vertu !) et une taxation plus lourde sur les produits fabriqués avec beaucoup d'intrants.

Mais ca demande beaucoup de courage politique, de la recherche, (pour garantir que la vertu n'est pas pire que le mal qu'elle veut soigner), et des conditions économiques un peu plus favorables pour rendre les productions locales compétitives, sans harceler le producteur avec des prix de vente écrasés...

Estelle
19/05/2008 14:59 1781

Et cela ne va pas aller en s'arrangeant car avec la LME, les distributeurs vont mettre beaucoup trop  la pression sur les agriculteurs et les industriels de l'agro alimentaire. Je ne suis même pas sûre que les consommateurs en seront les grands bénéficiaires. Là pour le coup, je trouve que la FNSEA a raison :-) !

Je ne suis pas sûr que cela soit seulement une question de revenus, c'est surtout une question de choix et de priorités.

 

 

 
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