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Forums > Mon agriculture, ma région, mon développement durable > Se servir directement chez celui qui produit, c’est tellement mieux ! - 19 commentaire(s)
antoine
11/04/2008 15:56 104

Se servir directement chez celui qui produit, c’est tellement mieux !

Pour tous les produits que l’on sait disponibles auprès des producteurs du voisinage, pourquoi ne pas systématiquement rencontrer ces producteurs et faire en sorte que les actes d’achat soient passés directement auprès d’eux ?
pierre
11/04/2008 17:14 1118

c'est le principe des marchés. J'adorerais que tout puisse se passé de la sorte, mais tous le monde n'a pas spécialement le temps d'y allé. Et maleuresement le super marché est tellement plus simple et tellement plus présent, mais aussi tellement plus destructeur!!

soleane
13/04/2008 20:18 1172

je pense que tous les producteurs peuvent avoir cette démarche de "vente directe".

  • moins de pollution du fait qu'il n'y est pas de transport
  • produits normalement moins chers du fait qu'il n'y est pas d'intermediaires
  • communication et échanges avec le producteur

un des freins majeur, est l'habitude que les gens ont de faire leur course dans les supermarchés. c'est bien connue, les habitudes sont parfois pour certain relativement difficile à changer.et puis je pense aussi que beaucoup n'y pense même pas.

je ne suis pas sur que ce soit une question de temps, puisque le temps nous le prenons pour faire nos courses dans les grandes surfaces. mais plutot une question de changement de quotidien, et une question d'organisation.

pierre : par rapport aux marchés, je suis d'accord avec toi que cet endroit permet au consommateur d'acheter leur produit directement au producteur. mais à l'heure d'aujourd'hui, les marchés sont aussi cher que les grandes surfaces, si ce n'est plus.

avant ils étaient considéré comme un moyen d'avoir des produits frais, et moins chere que dans les grandes surfaces. malheureusement ce n'est plus le cas.

alors ici tout est question d'habitude et de prix !

evremond
15/04/2008 13:11 1226

Bon, attention à l'A/R en voiture pour un panier de fraise, bonjour l'air pur. Mais l'essentiel c'est la rencontre, le mouvement au devant, le regard, le don avant l'achat. Si le paysan est loin, rencontrez la caissière de l'hyper et faites les courses pour la vieille voisine !

ben
15/04/2008 14:26 1230

Attention aussi aux difficultés pour les producteurs :
la présence sur les marchés, nécessite une organisation assez lourde (récolte, conditionnement, transport, mise en place de l'étal, remballer et repartir déballer les invendus à la maison) que tous les producteurs ne peuvent pas mettre en oeuvre.

D'autres sytèmes peuvent exister, pour éviter l'aller/retour en voiture pour le panier de fraises ;-) : le regroupement entre producteur pour monter une boutique fixe avec la vente de différents produits en est un exemple. Ca permet de trouver une certaine diversité sans avoir à faire le tour des fermes. Et pour ce qui est du contact, les exploitants qui participent au groupement, participent souvent aussi à la commercialisation. Et ca peut même générer une embauche ou deux en milieu rural....et puis les AMAP evidemment sont un autre exemple... Ce ne sont pas les possibilités de structures qui manquent...

Chouchinois
15/04/2008 17:07 1239

La vente directe valorise le métier du producteur et lui permet un complément de revenu sans doute important.
Au contact du client consommateur, il peut approfondir sa connaissance du marché des fruits et légumes.
En tenant compte des remarques et suggestions des clients, il peut développer de nouveaux produits, nouvelles variétés.
Il connaitra mieux besoins et attentes des consommateurs pour ainsi choisir entre diversifier ou recentrer sa production.
En plus, tous les produits déclassés (hors calibre, forme non conventionnelle..) seraient écoulés facilement.

D'autre part, le client a la garantie d'un produit frais et moins cher. En grande surface, peu de chance de trouver des produits de qualité en termes nutritionnels.

J'espère très vivement que cette forme de commerce se développe, je suis sûre que c'est dans l'intérêt de tous.


nade
15/04/2008 19:11 1243

pratiquant la vente directe depuis plusieurs années dans le sud de la France, vos différentes reflexions sont exactes. le dialogue avec les consommateurs sont agréables et nous faisons évoluer la production en fonction de ce que les gens veulent et même le ramassage évolue.

mais cette sensiblité de la part des consommateurs est récente, ce sont les crises de la vache folle et autres dioxines qui ont fait  un peu changer leurs habitudes. Le rapport producteur consommateur est assez sympathique.

sur les marchés ou à la ferme, les produits devraient être plus frais logiquement, ce qui suppose un ramassage judicieux de la part de l'agriculteur. Quant au prix, certes il peut  etre plus faible mais pas forcement, car choisir des fruits mûrs peut prendre plus de temps et de plus on ramasse tous les jours contrairement à l'expédition où on concentre le ramasssage sur quelques jours.

De toute facon, la vente directe c'est super

Le Mecreant
16/04/2008 23:08 1282

Ah Edouard! de ton épicerie de Landerneau tu a réussi a faire vasciller le système économique de notre vieux monde mieux que Marx  et Lenine réunis.

Quand je lis les post de ce forum, et de quelques autres, je crains de me noyer dans tous ce miel écolo-protecteur de la planete. Tiens prête moi ton mouchoir...  Comment ? il y en a dans le rayon a gauche... oui c'est vrai les affaires sont si dure pour le petit commerce...

Le problème est le suivant: les post bénissent le rapport avec le producteur, la campagne, les petits oiseaux, la vente directe qui évite les transports etc etc.  Mais surtout ils affichent toujours le même leitmotiv : direct égal moins cher!

En tant qu'éleveur ovin, pas plus bête qu'un autre, j'aimerais passer à la vente directe, MAIS  compte tenu des investissements à réaliser pour être un tant soit peu dans les normes d'hygiène et réglementaires  en réalité je brasserais beaucoup plus d'argent mais je gagnerais moins qu'en vendant " a l'industrie". En gros il me faudrait 8 ans au minimum rien que pour payer l'investissement de départ, sans parler de payer mon temps passé.

Mais il y a pire, je produit un'agneau sous " signe officiel de qualité" sur des terres certifiées Bio, et j'ai plus d'intérêt à le vendre en standard . et comme j'ai une famille a faire vivre...

Cette situation n'est pas moralement satisfaisante, mais il faut regarder les choses en face, l'agriculture paysanne oui, mais les paysans ne vivent pas que d'amour (des bêtes) et d'eau fraiche.

Il y a des coûts, des prix de revient  et que cela plaise ou non si on veut baisser le prix pour le consommateur ce n'est pas en faisant sauter les intermediaires qu'on y arrive.

Exemple si je me passe du transporteur qui ramasse ma production, je doit investir dans une bétaillère, et passer du temps sur la route, bruler du gazole etc.  Au total sur ma production cela me revient plus cher.  Cela s'appele les économies d'echelle. Le reste est  l'avenant.

Il y a sans doute plus à faire sur le circuit des intermédiaires, mais en dernière analyse je crois que la réalité est cruelle mais les prix de ventes sont trop bas, compte tenu des exigences de qualité des consommateurs et des reglementations en vigueur pour les productions françaises, alors que dans le même temps d'autres pays produisent sans les mêmes contraintes a des prix défiants toute concurrence.

A l'autre bout de la chaine, le consommateur lui a aussi ses contraintes budgetaires, et si certains remplissent leur chariots de "produits premiers prix" ce n'est pas par avarice mais plutot faute de pouvoir faire mieux.     

Il y a beaucoup a reflechir sur ce qu'il faudrait faire, mais nous buterons tous sur un point, le paysan doit gagner sa vie et le consommateur ne peut dépenser plus que ce qu'il a. 

Ce n'est surement pas en production bio que ce sera possible (et on peut le regretter) mais je suis prèt a prendre les paris qu'après les grosses larmes de nos dirigeants sur la pauvre planete, on produira dans des pays peu regardants des produits OGM, clonés et autres qui serons importés en masse pour remplir les linéaires des Leclercs et autre Carrefour. .

 

 

 

 

 

étudie la vente directe

 

   

dam's
17/04/2008 22:45 1310

Que de belle parole!!!

il ne faut pas croire qu'en faisant les marchés tous les agriculteurs vont pouvoir augmenter leurs revenus.

Je vais vous faire part de ma toute jeune expérience. Depuis environ 3 ans un groupe d'agriculteur et moi avons réfléchis sur le principe de diversification et de vente direct. Après beaucoup de réflexion nous nous sommes lancé. maintenant ça fait 1 an que notre magasin de vente direct tourne. Je pense que cette réussite est due à une bonne entente entre les agriculteurs associés mais surtout à une vaste gamme de produit a disposition des clients. L'union fait la force!

En ce qui concerne les tarifs pratiquer, nous nous sommes allignés sur les prix du carrefour qui ce situe à 2Km de notre magasin. Le fait de diminuer les intermédiaires ne permet pas de baisser les prix cependant à prix égaux la qualité est suppérieur.

Cette nouvelle activité à permit d'embaucher 5 personnes à temps complet.

ATTENTION avant de ce lancer il faut trouver des bouchers,  des charcutiers et des producteurs très sérieux et qui ont l'esprit de groupe. Attention aux jalousies entre producteurs

 

Daniel_94
21/04/2008 08:55 1363

Bonjour,
Avez-vous assayé les AMAP

Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne
http://alliancepec.free.fr/Webamap/

unfuturJAgirondin
22/04/2008 16:30 1398

Bonjour

je tenez a repondre a daniel_94 .

En ce qui concerne les amap j en est pas mal entendu parlez c un systeme assez interressant pour le consommateur et le producteur mais il faut ce renseigner tout de meme d ou vienne les produits ;-)

 

margot23D
22/04/2008 21:34 1402

bonsoir
pour ma part je reve de faire de la vente directe mais le souci est le suivant : les mises aux normes tues les petits producteurs, les normes tuent la communication, tout doit etre sous vide avec conservateur !
avant nos parents ou gd parents mangés frais sans se soucier de toutes ses soi disantes bactéries .... je ne dis pas qu'il faille vendre de la viande avarié, je veux juste dire que les normes ont tué la confiance que nous avions entre nous... pour mieux vendre le packaging les belles boites, mais on a oublié les saveurs !!!
cela n'empeche pas les supermarchés de vendre des viandes avariés en toute légalité....
et comment expliquer qu'il y est des dates de peremption sur du fromage ?

je voudrais connaitre vos avis , je suis pour la vente directe mais les normes m'assoment financierement et tuent mes reves

meanas
23/04/2008 08:41 1404

bonjour margot

quelle est ta production on pourrat mieux te répondre avec cette info.

Le mécréant j'ai longuement etudier la vente directe ovin et il y à des systeme innovant  qui peuve largement éviter les investissements du moment ou l'on travaille avec quelques partenaires (opé, abbatoir par exemple).

lafred24
23/04/2008 12:44 1408

bonjour, je vends tous mes produits en vente directe sans faire aucun marché. je suis productrice de volailles fermières et d'agneaux. mes clients sont uniquement des particuliers. cela demande beaucoup de travail commercial mais c'est trés plaisant! depuis 2 ans je livre  

margot23D
23/04/2008 14:32 1409

bonjour meanas,
avec mon mari nous sommes producteur de bovins viande, principalement du broutards
nous aimerions vendre de la viande à la ferme et en même temps faire la vente de produits régionaux d'autres producteurs.
les prix d'abattage sont exorbitants, il nous faudrait un laboratoire plus un local pour la vente etc etc, je ne dis pas qu'il ne faille pas d'hygiène et que c'est impossible a faire, je dis juste que personne nous aide.
je dis bien pour le moment c'est un projet à l'étude , j'aimerais tellement que les gens redeviennent humains c'est tellement plus agréable de vendre son produit et d'expliquer comment il a été élevé. en plus je pense que la viande serait  moins cher que chez edouard L
Voila voila

margot23D
23/04/2008 14:34 1410

vendre des volailles me plairait mais pour le moment ayant deux bout de choux , je privilégie leur education, la vente de viande bovine ne serait pas quotidienne mais une fois par trimestre, donc moins prenante que des volailles, mais je suppose que les normes sanitaires sont identiques ?

meanas
24/04/2008 09:18 1417

bonjour margot.

pour l'abattoir quoi qu'il arrive le consomateur le paye  en vente directe ou avec édouard.

si l'abattoir en découpe pas tu peux te faire finnancer une formation via le VIVEA nous y cotisons tous et nous pouvons pretandre à un budget de 1500€ par an et par personne.

pour l'équipement essaye de voir vers le conseil departemental ou bien votre communautée de commune à plus forte raison si vous voulez élargir votre gamme avec les produit d'agriculteur voisin.

lever des fondneccessite beaucoup de paperasse mais àça peut valoir le cout

j'espere avoir donné des pistes, il y a certainnement encore plein de choses à dires sur ce sujet alors bonne recherche

 

mbo23
12/05/2008 14:08 1632

je suis petit paysan sur 13ha dans la CREUSE avec 15bovins je produit du veaux sous la mere comme il y a 50 ans

je ne produit pas asser j'essaie de sortir un veau par mois mais il m'en faudrait TROIs minimun par mois, pour satisfaire tout mes clients

il veulent de la quailter je gagne pas plus quand passant par le boucher la seul chose il est a prix regulier toute l'année

je l'amene a l'abbatoir et le recupere 8jours apres en caisse de 5kg sous vide

mes client les plus jeune on 35 ans a la retraite ce qu'il desir c'est de la qualiter

je cherche a augmenter ma surfaces de facon raisonnables, mais que propose l'adasea que de grosse exploitation de plus 130 ha a des pris excessif

mais a ce stade est on agriculteur industriel

ou agriculteur

moi je prefere etre un paysan qui produit au moindre cout et de la qualiter sans ensilage juste foins et cereale et herbes

je ne suis pas bio mais traditionnel; definition du producteur bio en elevage; produire a l'identique de l'agriculteur industriel sans produit chimique

or le bovins mange de l'herbe et non des produit fermenter

mbo23
13/05/2008 08:48 1635

margot23d

t ues d'ou

le labo ce n'est pas necessaire il y a d'autre moyen moins couteux

mbo23@orange.fr

t uesd'ou

zedd
31/05/2008 13:17 2044

En ce qui me concerne je pense que beaucoup d'éleveurs qui font de la vente directe ne passe pas toute leur production dans ce système, souvent par manque de temps et parce qu'un éleveur ne peut pas être au four et au moulin, du coup se pose le problème de la rentabilité.

Je pense qu'il faudrait surtout diminuer le nombre d'intermédiaire, que l'éleveur soit payé à un prix correct et que le consommateur achète sa viande également à un prix décent.

J'ai commencé à me renseigner pour acheter des bovins aux éleveurs, les faire abattre, découper et mettre sous vide par une entreprise.
Pour que le consommateur garde un contact avec l'éleveur dont il a mangé la bête je pensais organiser des visites chez celui-ci.

La question que je me pose c'est le prix à payer à l'éleveur, après des discussions avec certains d'entre eux il en est ressortie qu'une vache de réforme serait payé 1500 € et une génisse 1220 €, seulement un prix fixe permettrait à l'éleveur de me vendre des carnes.

Du coup je pensais non pas payer l'éleveur au kilo de carcasse come cela se fait actuellement mais au kilo de viande en fin de chaine, je suis parti du principe que je ne vendais pas de la carcasse au consommateur mais de la viande donc il me paraissait plus juste de payer en fonction de la quantité de viande que j'allais vendre.

Je pensais payer 5 €/kg de viande, ce qui inciterait l'éleveur à revenir sur des animaux plus lourd et non pas faire de l'alléger pour les groupements. Sur ce prix l'éleveur n'aura rien d'autre à payer, je prends tout le reste à ma charge, je pense surtout au transport et à l'abattoir en disant cela car il me semble que cela reste à la charge de l'éleveur actuellement mais peut être que je me trompe.

J'aurais aimé des avis d'éleveur sur le prix d'achat et savoir si la présence d'un intermédiaire entre le consommateur et l'éleveur ne diminuerait pas la confiance du premier.

 
Parlons agriculture