L’innovation agricole sacrifiée !
Depuis 13 ans et contrairement aux autres grands pays agricoles, notre pays rejette les PGM, ces plantes améliorées grâce aux progrès scientifiques récents en biologie et aux nouvelles opportunités offertes par les biotechnologies.
Ce choix est une erreur stratégique pour l’agriculture française qui est privée d’un outil exceptionnel pour développer une agriculture durable, « économiquement viable, socialement responsable et écologiquement saine »
Même si les progrès majeurs sont devant nous, les PGM actuelles n’ont provoqué aucun problème sanitaire ou environnemental scientifiquement prouvé et elles ont largement montré leur intérêt :
• Sur le plan économique :
- en assurant une meilleure protection des cultures contre les insectes et les mauvaises herbes adventices et donc une augmentation de la production agricole,
- en améliorant la qualité marchande des produits agricoles,
- en permettant pour le maïs des économies de séchage.
• Sur le plan social :
- en augmentant les revenus des populations rurales,
- en réduisant l’exposition des agriculteurs aux insecticides,
- en améliorant la qualité sanitaire des aliments (mycotoxines).
• Sur le plan environnemental :
- en réduisant l’utilisation des insecticides,
- en remplaçant des herbicides sélectifs par des désherbants totaux plus performants et moins polluants,
- en réduisant la consommation de nouvelles terres,
- et, notamment quand ces PGM sont associées avec des techniques de conservation des sols (semis direct et couverts végétaux)
. en réduisant les émissions de CO2,
. en protégeant ou en favorisant la biodiversité.
Quant aux PGM du futur en cours de développement dans les laboratoires et les champs d’essais publics ou privés, elles ouvrent des perspectives nouvelles à l’agriculture, que ce soit dans les domaines :
- agronomique : plantes moins gourmandes en eau, en engrais, plantes résistantes aux principaux parasites, maladie et virus, plantes tolérantes aux sols salés, etc
- industriel avec des plantes adaptées pouvant offrir une alternative aux énergies fossiles (biocarburants, matières plastiques, chimie verte)
- sanitaire avec des plantes vivrières corrigeant les graves carences alimentaires (vitamines, oligo-éléments, protéines) pour les pays du sud ou en améliorant les qualités nutritionnelles et sanitaires (aliments hypo-allergiques, mieux équilibrés en acides gras, enrichis en anti-oxydants, appauvris en substances naturelles toxiques (mycotoxines).
Mais aussi des plantes suceptibles de produire diverses molécules d’intérêt thérapeutique .
La France a peu de temps pour rattraper les grands pays qui profitent déjà largement de ces technologies agricoles innovantes.
Elles contribuent pourtant à répondre aux grands défis alimentaires, sanitaires, énergétiques et écologiques de notre siècle.
Souhaitons que notre contribution au « Grand débat sur l’avenir de notre agriculture » soit entendue.
L’AFBV est une association récente (juin 2009), strictement indépendante, qui regroupe des personnes de divers horizons (scientifique, enseignement, agriculture, industrie, santé, société civile). Elle a pour but de mieux faire connaître la réalité des biotechnologies végétales de la façon la plus crédible possible. Pour cela, elle s’appuie sur les nombreux experts adhérents à l’AFBV et sur son Comité scientifique présidé par Michel Caboche, membre de l’Académie des Sciences.
Elle est présidée par Marc Fellous, professeur de génétique humaine .
Elle est parrainée par plusieurs personnalités éminentes comme Axel Kahn, généticien, Président de l’Université Paris-Descartes et Jean-Marie Lehn, prix Nobel de chimie, professeur au Collège de France
Association Française des Biotechnologies Végétales (Association Loi de 1901)
Siège social : Institut Cochin 24, rue du Faubourg Saint-Jacques 75014 Paris
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