Les paysans sont en colère, ils montent à Paris! pour y faire quoi de plus que ce qu l'on voit à la télé à propos des animations en sous préfecture?
La vie m'a enseigné que si je veux donner et que je ne suis pas compris alors je dois donner encore plus.
La ville est malade de la misère , de la crasse,et de l'isolement. Le modèle paysan est porteur de valeurs saines qui contribuent à lutter contre ses fléaux. Vous devez donner de l'apprentissage pour construire une société aux valeurs proches des votres et peut-être que les parisiens auront de nouveau une tête de veau...
Aidez les pauvres à mieux vous apprécier pour qu'ils partagent vos convictions.
Les hirondelles ne font pas le printemps mais le serin siffle aprés avoir mangé ses graines, lavé son plumage et donné son courage.
18/10/2009 - 01:47
Il faudrait un correcteur de fautes s'il vous plait CAPTCHA
Momodecaux
22/10/2009 - 06:09
Hé bien je constate que tout le monde est d'accord, on va pouvoir entrer dans les détails.
Le modèle rural n'existe plus, pour certains les agriculteurs ne seraient que des assistés dont on pourrait bien se passer grâce à de belles mégalopoles avec deux , trois, champs par ci, par là pour faire bonne figure avec les Champs Elysées et une ou deux fermes pour comparer les animaux avec ceux des zoos.
Pour les besoins vitaux on externalise comme pour le reste de la production.
Voilà,aprés cela, il suffit de se regarder mourir tranquille.
Donc un autre modèle reste à créer ou à recréer?
Un modèle ou la diversité serait un maître mot ou l'équilibre une attitude et la fraternité un lietmotiv.
La pauvreté est à nos portes et un modèle hyperstructuré ne serait pas assez réactif ou trop violent.
Seuls l'apprentissage et la redécouverture de l'histoire économique à l'échelle du temps comme la transmission des savoirs faire seront créateurs de valeur.
Et qui mieux que le monde rural connait cela?
Momodecaux
22/10/2009 - 17:13
Je sais que les manifs dérangent mais si dans le villes la misère existent, dans nos campagnes aussi. Venez dans nos fermes discuter avec nous ou les retraités.
Quel est le patron qui accepterai de travailler à perte. Dans le commerce il est interdit de vendre à perte mais personne ne se soucie de ce procédé dans nos fermes.
Continueriez vous à travailler si votre salaire ne vous était pas payé pendant quelque temps?
23/10/2009 - 09:16
Bonjour Mayoyo,
A votre question, je réponds oui, j'ai travaillé sans salaire parcequ'il était plus important por moi de travailler que de gagner de l'argent.
Mais la question va au dela à mon avis.
Le problème de l'agriculteur, c'est une perte d'identité. Est-il patron, entrepreneur, vassal d'un distributeur, assisté pour un bien commun?
Sa fonction est suprême, il nourrit.
Ce qui est choquant, c'est qu'il gache ce qu'il produit quand il est en colère et donc dévalue son travaill et aux yeux de celui qui a faim, ça craint.
Je partage totalement vote avis sur le fait que les citadins devrait aller voir comment se passe le travail au quotidien dans une exploitation pour constater qu'à la ferme trente cinq heures c'est vite passé!!
Et je me demande si les agriculteurs qui en ont marre ne devraient pas professer ?
Momodecaux
23/10/2009 - 13:12
Et comment doit-il faire pour tuer sa colère quand son grenier , son frigo ou son étable est plein de marchandises non écoulables parce que personne ne lui demande pourquoi il en a? Pourquoi ne pas produire ailleurs en europe à moindre cout en perdant le savoir faire et la passion du métier. Quand vous prenez un repas quel est le pourcentage de produit français dans les aliments? Bien sur qu'il y a des alternatives ici ou là en France pour défendre la qualité au dépend de la quantité mais combien et pour combien de temps résisteront-ils aux technocrates et burocrates européens prêts à règlementer la moindre initiative. Alors comment garder son identité tant que l'on aura pas compris que le papier nous étouffe et affame la planète? Savez vous qu'un agriculteur fait vivre 7 personnes dans les administrations ou assimilés?
Comment rester calme quand il y a 1 an à 18 mois, on a demandé à nos producteurs laitiers européens d'augmenter la production pour compenser le faible stock et maintenant, après l'augmentation de leur cheptel ou investissement, on leur annonce que le prix du lait sera payé 20 à 30 cts de moins pour le moment. Travailler + pour gagner - semble être le nouvel adage du monde paysan;
26/10/2009 - 09:46
C'est vrai que travailler plus pour gagner moins est la réalité quotidienne de beaucoup de travailleurs qui ne sont pas au chômage.
Mais finalement est-ce que le problème vient de la technocratie ou d'une connexion pas assez immédiate entre le producteur et le consommateur. Est-ce que le consommateur n'attend pas que sa nourriture lui soit servi alors qu'il doit d'abord faire la cuisine aprés être allé faire ses courses, Et le producteur n'attend -t-il pas que le transport de marchandises intégre des charges fixes?
En parler c'est déja travailler à la solution, mais il faut bien connaitre sa capacité à franchir le pas suivant sans avoir le sentiment de renoncer à sa liberté de faire.
En tout cas si les frigos sont pleins , il y en a qui ont le ventre vide.
Certes on peut survivre un peu sans manger , à condition de pouvoir boire....
Momodecaux
03/11/2009 - 13:13
Bonjour,
Peut-être que l'on parle des problèmes agricoles franco-européens sans vision mondiale du sujet?
Probablement que les politiques pourraient favoriser l' avenir de cette profession. En France plus qu'ailleurs elle doit relever les défis mondiaux pour un modèle économique de réforme dans les pays qui vont devoir s'adapter à des contraintes naturelles trés fortes.Les agriculteurs sont compétents, courageux mais il va falloir gravir des montagnes pour solutionner les problèmes.Si les agriculteurs français organisaient des coopératives mondiales via les chambres d'agricultures par exemple? Faire sauter le verrou de la PAC et pouvoir exporter un savoir-faire au delà de notre petit pays.
L'agriculture intensive n'est plus possible pour protéger l'environement. de production( jachère indispensable)
Le temps, aussi bien l'horloge que le climat, redevient le facteur primordial de la production;
Donc double contrainte qui augmente le cycle de production des matières en diminuant les terres cultivées en permanence.
Dés lors les agriculteurs devront trouver d'autres sources de profits. Je crois que c'est dans la création de joint-ventures avec des agriculteurs des pays du sud et dans la gestion des territoires d'eau que leur rôle sera moteur pour l'avenir de notre pays.
Momodecaux