Hommes en agriculture : Agriculteurs / « Néo-ruraux », le dialogue est-il possible ? |
mardi 29 Avril 2008, 10:46 |
François
Purseigle est maître de conférence en sociologie rurale à l'Institut National Polytechnique de Toulouse ENSA Toulouse-Dynamiques rurales. Sa thèse sur l’engagement professionnel des jeunes agriculteurs a été
couronnée par le Prix Léopold Escande de l’Institut National Polytechnique de
Toulouse et la médaille d’argent de l’Académie d’Agriculture de France. Voir la biographie complète de François Purseigle
Article En Europe et plus particulièrement
en France, la maîtrise de l'espace rural est constitutive de l’identité
paysanne. L'agriculture a été pendant très longtemps pensée comme principale
"animatrice" de l'espace et des activités rurales. A l'inverse, ne peut-on pas dire
aujourd'hui que, dans la plupart des pays industrialisés, c'est l'évolution de
l'agriculture qui est de plus en plus conditionnée par l’arrivée de nouvelles
populations et le devenir des autres activités ?
A rebours du discours ambiant sur la « désertification
des campagnes », les chiffres témoignent que les campagnes françaises
attirent une population de plus en plus importante. Elles comptent ainsi un peu plus de 14 millions d’habitants
(Source INSEE). Ainsi, les agriculteurs se trouvent désormais au centre de
conflits nés de la confrontation entre leurs activités productives et les
nouvelles fonctions résidentielles ou de loisir remplies aujourd’hui par
l’espace rural.
Qu’il s’agisse de contentieux liés aux nuisances engendrées
par des machines agricoles, à une irrigation jugée excessive, à la pollution
des eaux, les contentieux en justice mettant en cause l’exercice même du métier
d’agriculteur n’ont jamais été aussi nombreux. Montrés du doigt, les
agriculteurs ont le sentiment d’être dépossédés du rural.
Question Comment remédier à l’incompréhension ? Quel
contrat les agriculteurs pourront-ils
nouer avec ces nouveaux venus ?
Auteur de cet article : François Purseigle
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Mon agriculture, ma région, mon développement durable : le commerce équitable pour être sûr de respecter les producteurs |
lundi 28 Avril 2008, 09:55 |
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Article :
De plus en plus, les
consommateurs prennent conscience qu’un aliment est porteur de rapports sociaux
et qu’en le consommant, on exprime aussi des options sur les valeurs auxquelles
on tient. C’est dans cet esprit que sont apparus les qualificatifs de
« commerce équitable » pour désigner des produits qui répondent à
certaines garanties. Le fonctionnement démocratique des organisations
paysannes, la juste rémunération de chacun dans la chaîne de production, les
faibles marges des intermédiaires sont autant d’engagements qui font l’objet de
vérifications périodiques.
De tels circuits concernent
exclusivement des produits de pays en développement consommés dans les pays
développés. On peut s’interroger sur l’intérêt qu’il y aurait à apporter de
telles garanties y compris pour des productions européennes.
Les préoccupations sur le travail
des enfants, sur les conditions de vie des travailleurs dans les campagnes, sur
les niveaux de rémunération et de considération peuvent représenter autant
d’enjeux pour qualifier un aliment et examiner sa contribution au développement
durable.
Question :
Comment s’assurer qu’un aliment
n’est pas porteur d’inégalités sociales, de discriminations, de travail des
enfants, qu’il provienne de pays lointains ou du voisinage immédiat ?
Auteur de cet article : François Casabianca
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Alimentation et Plaisir : Faisons du pain, du fromage, du vin ! |
mercredi 16 Avril 2008, 14:27 |
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Article Avez-vous déjà fait du pain ? Sans doute, mais de la
baguette ? Vous aurez alors remarqué combien c’est une opération
difficile ! Avoir une belle croûte, dorée, mince, croustillante, avec une
mie cuite, pas fade, une belle odeur de
fermentation? Celle ou celui qui s’essaye à cette réalisation comprend –souvent
à ses dépens- combien les bons boulangers sont de remarquables professionnels,
dignes d’admiration ; au lieu de manger négligemment sa baguette, elle ou
il savoure un « beau produit », fondé sur la mise en œuvre
intelligente de produits de belle qualité (la farine : savons-nous bien
quels sont les divers types ? les différences entre les types ? et
les levures ?)... Lire la suite
Question Qu’est ce que le
terroir ?
Auteur de cet article : Hervé This
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Mon agriculture, ma région, mon développement durable : exiger pour le choix de ses aliments des garanties de respect de l’environnement |
mercredi 16 Avril 2008, 10:16 |
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Article : L’agriculture biologique a été
conçue pour apporter toute garantie en matière de respect de l’environnement.
Toutefois, elle ne représente qu’une fraction marginale de la production et de
la consommation alimentaire.
Faut-il agir et organiser
l’évolution de l’agriculture pour que cette forme d’agriculture devienne
progressivement dominante ? Ou bien faut-il orienter tous les efforts pour
que l’agriculture « conventionnelle » devienne progressivement plus
respectueuse de l’environnement et que les formes les plus polluantes
disparaissent ou soient pénalisées fortement ?
Comment prendre en compte les
questions de paysage dans les évolutions de l’agriculture ? Et les liens
que cette question peut entretenir avec les enjeux touristiques ?
Question : L’étiquetage de tout aliment ne
devrait-il indiquer clairement les effets environnementaux de toutes les
opérations qui ont permis son élaboration ?
Auteur de cet article : François CASABIANCA
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Alimentation et Plaisir : Questions d’économie domestique |
lundi 14 Avril 2008, 14:27 |
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Article : Dans le précédent billet, nous n’avons qu’effleuré la
question de la cuisson de la viande. Pourtant, elle s’impose, et nous permettra
d’évoquer les affaires d’ « économie domestique ».
Le terme n’est pas « branché » : dans
« économie domestique », il y a « économie », d’abord, ce
qui fait souvent penser des
restrictions, et « domestique », qui renvoie vers la maison, le
foyer, une terminologie qui sent le « rassis », pour bien des jeunes
qui rêvent d’évasion, de voyages, de sorties?
Lire la suite ...
Question : N’est-il pas temps de
rénover nos ustensiles culinaires, quasi inchangés depuis le Moyen Âge ?
Auteur de cet article : Hervé THIS
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Mon agriculture, ma région, mon développement durable : Se servir directement chez celui qui produit, c’est tellement mieux ! |
vendredi 11 Avril 2008, 15:53 |
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Article : Un aliment est d’abord le fruit
du travail d’un agriculteur ou d’un éleveur qui s’investit dans le produit à
consommer. Dans chaque région, il doit être possible de repérer les produits
disponibles dans les filières fermières sans avoir besoin de se déplacer très
loin de son lieu d’habitation. Ce repérage permet aux consommateurs de prendre
contact avec les producteurs eux-mêmes, d’élaborer avec eux une organisation
d’achat – vente directe et ainsi se libérer des contraintes de la grande
distribution et des marchés de masse.
L’accueil à la ferme peut être
complété par des foires et marchés où le producteur va au-devant de sa
clientèle et peut ainsi assurer une relation humaine qui dépasse le produit et
ses caractéristiques.
Certains producteurs ont également
imaginé d’assurer une fourniture systématique à des consommateurs fidélisés sous
la forme d’un panier rempli chaque mois uniquement par ce que fournit l’exploitation.
D’autres invitent les consommateurs à venir réaliser eux-mêmes la récolte
qu’ils vont ensuite emporter.
Lorsque cette relation se double
de formes d’engagement sur les modes de conduite des cultures ou des animaux,
on comprend que se dessinent les termes d’une agriculture que certains
qualifient de « paysanne » pour la distinguer de formes plus
orientées par l’industrie et/ou le commerce.
Question : Pour tous les produits que l’on
sait disponibles auprès des producteurs du voisinage, pourquoi ne pas
systématiquement rencontrer ces producteurs et faire en sorte que les actes
d’achat soient passés directement auprès d’eux ?
Auteur de cet article : François CASABIANCA
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Alimentation et Plaisir : Pourquoi manger des tomates en hiver ? |
jeudi 10 Avril 2008, 14:26 |
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Article :
Partons de questions simples. Pourquoi nous plaignons-nous
des tomates ? Parce que nous les mangeons en hiver comme en été. Quand
nous nous plaignons, c’est en hiver.
Pourquoi les tomates sont-elles moins bonnes en hiver qu’en
été ? Parce que les tomates sont des fruits d’été, qui ont besoin de
soleil pour croître, mûrir, se gorger de molécules sapides et odorantes.
Beaucoup de sucres, des acides, notamment des acides aminés, des pigments, tel
le lycopène (conseil culinaire : le lycopène est peu soluble dans l’eau,
et plus soluble dans les graisses ; tenons compte de ce fait pour donner
de la couleur à nos plats à base de tomates), des molécules odorantes variées? Lire la suite ...
Question : Où trouver les
recettes du bon goût des légumes et des viandes ? Dans la tradition ? Dans la
réflexion ?
Auteur de cet article : Hervé THIS
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Mon alimentation, les agricultures de France et du reste du monde : Les entreprises agroalimentaires françaises et le consommateur : les premières répondent-elles aux attentes du second ? |
jeudi 10 Avril 2008, 12:50 |
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Article :
(Tiré de Persillet V., mai 2007, Entreprises et filières agroalimentaires face à de nouveaux enjeux, http://www.inra.fr/internet/Departements/ESR/comprendre/js/filieres_agro.php) En France, les 11 000 entreprises des "industries agroalimentaires" (IAA) contribuent pour 2% au Produit Intérieur Brut (PIB). Elles emploient 425 000 personnes, dont 92% relèvent d'entreprises ayant plus de 20 salariés. Deuxième employeur industriel français, les IAA occupent le troisième rang des exportateurs de produits agricoles et agroalimentaires et le premier rang des exportateurs de produits transformés. Dans un contexte fortement concurrentiel, y compris à l'échelle internationale, les stratégies d'entreprise sont influencées par l'ouverture progressive des marchés, par les règles commerciales (accords régionaux, bilatéraux ou multilatéraux) et par les exigences renouvelées des citoyens (environnement) et des consommateurs (sécurité alimentaire, qualité de l'alimentation...). Confrontées aux spécificités de leurs fournisseurs et aux attentes de leurs clients, les IAA doivent également faire face à des enjeux en matière d'emplois (en lien avec les attentes des politiques publiques), d'innovations technologiques (investissement dans la recherche et le développement) et de croissance économique à long terme... Lire la suite ...
Question : Les
produits des industries agroalimentaires répondent-ils aux attentes des
consommateurs ou sont-ils davantage le résultat de stratégies d’offre des
industriels qui, en quelque sorte, imposent leurs choix, ou encore
d’adaptations nécessaires aux contraintes exercées, par exemple, par la
mondialisation des économies ou les exigences de la grande distribution ?
Auteur de cet article : Hervé GUYOMARD
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Alimentation et plaisir : Bon et sûr ! |
mardi 8 Avril 2008, 10:29 |
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Article : On parle d’aliment ? Il faut donc parler de plaisir, et
le plaisir, c’est aussi la bonne conscience que nous avons à manger des
aliments « sains », « sûrs »?
Les aliments font l’objet de discussions passionnées, à
propos de leur qualité, chimique, microbiologique, génétique? Evidemment, nous
voulons des « aliments santé », mais, contrairement à ce qu’une
certaine publicité laisse croire, ce n’est pas une nouveauté : la Suite des Dons de Comus, livre de
cuisine du XVIIe siècle, utilise déjà le terme ! Hippocrate, il y a plus de deux millénaires,
savait déjà les relations entre notre aliment et notre santé. Et puis, de toute
façon, nous la savons, cette relation : n’y a-t-il pas des plats qui nous
laissent pesants, assoupis ? Et d’autres qui nous laissent plus alertes,
vifs ? Cela, c’est pour la partie perceptible? mais ce qui est en cause,
aussi, c’est ce qui n’est pas visible, les effets à long terme de composés dont
nous ignorons la présence dans nos mets, et qui pourraient nous rendre malades.
Lire la suite...
Question : Comment savoir que les aliments sont sains et sûrs ?
Auteur de cet article : Hervé THIS
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Mon agriculture, ma région, mon développement durable : Ma région offre des produits spécifiques, identifiés, bien valorisés et qui font vivre mes voisins tout en me procurant du plaisir |
lundi 7 Avril 2008, 10:16 |
François Casabianca est spécialiste INRA des produits d’origine, des indications
géographiques, et des questions d’alimentation en rapport avec le développement
durable et chercheur au laboratoire de recherches sur le Développement de l'Elevage, à Corte (région Corse), au département INRA Sciences pour l'Action et le Développement (SAD).
Article : En effet, les produits d’origine ont constitué, particulièrement en
France, une réponse anticipée aux risques liés à la délocalisation des
activités, à la banalisation des modes de consommation et à la perte de repères
accompagnant l’urbanisation des sociétés.
Leur protection sous forme d’Indication Géographique (en particulier les
Appellations d’origine Contrôlée), grâce à la réservation du nom du produit aux
seuls producteurs répondant aux exigences d’un cahier des charges strict, a
permis le maintien de formes de production à caractère traditionnel. Sans la
valeur commerciale attachée à cette protection, mais également la valeur
culturelle et symbolique que ces produits expriment, ces formes de production
auraient probablement disparu...
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Question : Les produits d’origine garantie
doivent-ils être considérés comme des archaïsmes ou bien comme un atout pour
assurer de façon pérenne une valeur commerciale à des aliments porteurs de
traits culturels et d’une agriculture respectueuse des traditions ?
Auteur de cet article : François CASABIANCA
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